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Emmanuel Macron rencontre les membres de la Convention Citoyenne 12-2020
Emmanuel Macron rencontre les membres de la Convention Citoyenne 12-2020
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Le Conseil économique social et environnemental a permis la rencontre des membres de la Convention Citoyenne, avec Emmanuel Macron, pour un point d’étape. In fine, reste l’annonce d’un référendum pour intégrer la défense du climat dans la Constitution, avec un cheminement législatif complexe, mais pour cacher quoi ?

Troisième rencontre avec ces citoyens tirés au sort, et un président de la République qui donnait l’impression d’être passé au polygraphe pour tester ou pas, son insincérité écologique. Ambiance peut-être normale, quand on sait que les 150 sont rémunérés sur la base des jurys d’assises, soit 86,04 € par jour.

Isabelle du groupe : « Se nourrir »

Ils n’ont que des prénoms, comme un jeu de « politique réalité. » Si ce n’est que ces joueurs-là sont de taille à affronter le « blabla présidentiel. » C’est au bout de 3h20 qu’intervient Isabelle du groupe « Se nourrir. » Elle semble désabusée : « c’est 43 mesures de présentées, et c’est 21 de non-retenues. » La citoyenne est précise et enchaîne sur l’usage des engrais azotés : « M. le président ce n’était pas une taxe, c’était une redevance, pour servir un fonds. » Isabelle veut faire entendre à Emmanuel Macron que « ce fonds-là que nous avons présenté, c’est pour accompagner les agriculteurs. Je pense que la situation des agriculteurs a été une des préoccupations majeures et permanentes des gens de notre groupe. Il n’est pas question de taxer les agriculteurs, il est question d’accompagner et de proposer quelque chose qui soit juste pour eux. »

Puis Isabelle note le côté illusoire du temps et de l’action politique, « proposer la redevance en  2024, ben ça fait un peu tard, » et puis il y a la litanie des « SI » : « si les incitations ne marchent pas, si l’Europe n’a pas adopté une taxe, si ! Si ! Si ! » La Citoyenne de la Convention pour le Climat marque un temps, avant deux questions tranchantes et réalistes : « est-ce qu’il faut vraiment une convention citoyenne pour en arriver à ce résultat M. le Président ? Les incitations étaient déjà prévues par le gouvernement. Les discussions européennes ont toujours été d’actualité sur cet enjeu. Alors qu’est ce qui est novateur, et qui justifie d’avoir dédié autant de temps, et d’argent public pour notre convention, dans votre décision ? » Applaudissements dans la salle… Isabelle a fait le job.

Un référendum sur la Constitution

En fin de débat, le Président a fait sa principale déclaration sur la reprise de l’une des réformes constitutionnelles proposées par la Convention citoyenne. Il est question dans la Constitution et dans son article 1er, d’y ajouter un troisième alinéa : « La République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique. » Emmanuel Macron annonce un référendum pour intégrer la défense du climat dans la Constitution. Pour rappel, la Constitution du 4 octobre 1958 dans l’article premier possède deux alinéas qui sont :

  • La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
  • La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales.

Une réforme de l’article premier qui devra suivre un long chemin parlementaire, entre Sénat et Assemblée nationale, avant d’être soumise à référendum.

« 60 millions de nos concitoyens pourront se réunir autour de cet enjeu » B. Pompili

Service après-vente, dans l’emphase et l’émotion avec la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili : « C’est un pas, absolument extraordinaire […] c’est une avancée qui est la plus belle avancée que l’on pouvait attendre. » À l’Assemblée nationale ce mardi : « 60 millions de nos concitoyens pourront se réunir autour de cet enjeu […] Et j’espère, et je crois que nous saurons, nous réunir sur cet enjeu de fond, sur l’avenir de nos enfants, sur cette belle thématique, et sur la révision de notre texte fondateur. »

 

Procrastination sur le climat ?

Est-ce une mesure phare pour rester dans le débat, rester dans l’inaction ambiante ? La réalité politique ressemble à la procrastination sur le climat. Référendum, comme un leurre qui voudrait résumer cette convention citoyenne à un symbole, espérant en effacer tous les couacs et les reculades. Ce référendum n’est-il qu’un trompe l’oeil, pour camoufler l’inaction sur le climat ?

Critiques sur critiques, le chef de l’État a dû expliquer mille et une fois sa notion du « sans filtre. » Alors qu’il s’était engagé en janvier et  juin 2020, à transmettre les mesures au Parlement sans les modifier, il a surpris lundi avec une nouvelle interprétation : « le sans filtre ne peut pas être une substitution au rôle du législateur et à celui du gouvernement », a-t-il expliqué. Normalisant ainsi le fait que son gouvernement puisse « travailler » sur les propositions de la Convention, avant de les transmettre au Parlement. C’est une réaffirmation de sa distanciation annoncée déjà au média Brut en ces termes, « Il y a 150 citoyens, je les respecte, mais je ne vais pas dire : ce qu’ils proposent, c’est la Bible ou le Coran. »

Illustration des citoyens pour le climat sur le site de la convention :

Convention Citoyenne pour le climat, illustration et présentation des membres
Convention Citoyenne pour le climat, illustration et présentation des membres (source site officiel CCC)

Le Président de la République rencontre les membres de la convention citoyenne :

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