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La libre pensée fait partie depuis le début du « collectif » d’organisations pour le retrait de la loi sécurité globale.

Alors que la mobilisation, largement spontanée, avait rassemblé 7000 personnes sur Montpellier samedi 28 novembre, des faits inédits se sont produits, sans que nous ayons pu avoir la moindre explication de la part des 3/4 personnes qui « drivent » le collectif en question :

  • Alors que nationalement sont organisées partout des marches pour les libertés, le « collectif » a décidé qu’il n’y aurait pas de manifestation ce samedi 5. Nous avons demandé, avec d’autres, quelles en étaient les raisons et avaient été les conditions du vote et du débat : impossible d’avoir la moindre réponse de ceux qui ont impulsé cela. A la place : 4 heures de diffusion et actions en tout genre (un samedi de décembre), des « ateliers pédagogiques » et un simple rassemblement à 16h00, qui fut tout de même un succès avec 500 ce qui montre le potentiel et l’attente de mobilisation.
  • Nous avons alors demandé une réunion en urgence pour en discuter et trouver un moyen de rectifier la chose, plusieurs organisations étaient demandeuses : refus catégorique malgré de nombreuses relances et tentatives de plusieurs organisations. Qui prend les décisions ? Mystère.
  • face à l’interdiction de manifester, un groupe de Gilets Jaunes a proposé une réunion pour organiser rapidement une manifestation le matin. Les responsables ont ignoré cette proposition, pourtant de bon sens. Malgré cela, une manifestation de 200 personnes a quand même eu lieu, organisée le vendredi soir pour le samedi matin !

Mais il y a pire.  Nous avons découvert les propos suivants dans un média local :

« Le nouveau rassemblement contre la Loi de sécurité globale, prévu ce samedi 5 décembre après-midi sur la Comédie, et l’Esplanade de Montpellier ne se veut en rien une manifestation. Selon les organisateurs du Collectif « Danger Loi Sécurité Globale », il n’est prévu aucune déambulation ou mouvement de foule, mais des ateliers pédagogiques. S’il y a manifestation, elle resterait donc l’obsession d’une certaine minorité, à laquelle le collectif n’adhère pas. »

Le « collectif » devait organiser les manifestations : voilà qu’il les dénonce !

Nous avons demandé qui avait tenu ces propos, et sur la base de quel mandat : silence gêné [1].

La LP a demandé un démenti : aucune réponse. Qui a été habilité à tenir ces propos publiquement, alors que le droit de manifester est mis à mal ? Quel vote a permis cela ? Silence gêné là aussi.

Nous pensons que cette manière de faire enlise la mobilisation au lieu de la stimuler. Nous le regrettons. Nous nous démarquons totalement de tout cela et des propos inacceptables pour un « collectif » qui prétend défendre le droit de manifester. Ceci n’a pas semblé émouvoir les « responsables ».

Etre membre d’un « collectif » qui prône la liberté d’expression sans que les organisations ne puissent influencer une décision catastrophique, sans avoir la moindre possibilité d’arranger les choses, sans dialogue autre que des mails, et en étant publiquement dénoncés comme minoritaires (et les 7000 manifestants du samedi 28 novembre ?), cela n’a rien à voir avec les relations habituelles entre organisations, c’est autre chose. Manifestement, ce « collectif » semble être la propriété de deux ou trois personnes.

Nous préférons donc nous en retirer. « Collectif » n’est d’ailleurs plus le bon terme pour le désigner. 

Nous appuierons toutes les décisions positives qui en sortiront (s’il y en a) et nous nous démarquerons des choses qui nous semblent problématiques.

Pour commencer, nous appellerons à participer massivement à la manifestation du 12 décembre, et nous disons ceci : les luttes appartiennent à ceux qui les mènent, elles ne sont la marque déposée de personne.

Ni Dieu, Ni Maitre ! Vive la sociale !

Libre Pensée
Fédération de l’Hérault

[1] Notons que certaines organisations du collectif, y compris les anarchistes, n’ont rien trouvé à redire à tout cela. L’anarchisme n’est plus ce qu’il était à Montpellier…

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