Lancé à l’initiative du collectif « Danger Loi Sécurité Globale », le rassemblement partira, samedi à 11 heures, du parvis de l’Hôtel de Police (206, rue du comité de Melgueil). 

VOIR AUSSI : Sécurité globale : examen de la proposition de loi en première lecture

La manifestation, déclarée en préfecture, est une réponse pratique à la loi de Sécurité globale qui prévoit, entre autres, de lourdes sanctions pour la diffusion d’images et de vidéos dans lesquelles des fonctionnaires de police seraient identifiables, de permettre aux entreprises privées d’embaucher des fonctionnaires de police, de généraliser la captation des visages des manifestants par drones, et d’étendre les prérogatives de la police municipale.

En pratique, plusieurs organisations professionnelles, associations, collectifs, syndicats de journalistes dénoncent la volonté d’atteinte à la liberté d’expression et au droit à l’information. La défenseure des droits, nommée par Emmanuel Macron, ainsi que le conseil des droits de l’Homme de l’ONU, ont aussi alerté sur ce texte.

Même son de cloche, du côté des organisations syndicales de l’université de Montpellier* qui font part de leur « inquiétude concernant les actuelles régressions des libertés et des droits démocratiques », « cyniquement le gouvernement profite de la crise actuelle pour continuer d’avancer, voire accélérer ses politiques néolibérales, et ce, dans tous les domaines ».

La loi, très critiquable, pourrait entraver durablement l’exercice du journalisme.

Après un premier coup de boutoir, porté par le schéma national du maintien de l’ordre,  imposant aux journalistes de se disperser en même temps que les manifestants, la loi pourrait rendre presque impossible la couverture impartiale des manifestations. Et, si cela ne suffit pas, le garde des Sceaux annonce déjà qu’il veut réviser la loi de 1881 sur la liberté de la presse…

Pour faciliter le rassemblement, une association met aussi à disposition, des manifestants, une attestation pour participer à la manifestation.

Dans la région de Béziers, un rassemblement appelé par la CGT, la FSU, Solidaires et les Gilets Jaunes aura lieu à 14h30 devant la sous-préfecture.

*FO ESR, CGT INRAE, Sud Education, SNTRS CGT, SNESup FSU, Sud Recherche EPST, Solidaires Etudiant-e-s, SCUM