Le Sénat a adopté dans la nuit de lundi à mardi, le 4e projet de budget de crise pour 2020, qui prévoit plus de 20 milliards de dépenses supplémentaires.

Dans un contexte, où les critiques sur le manque d’anticipation du gouvernement fusent, le Sénat majoritairement à droite, prévoit plus de 20 milliards de dépenses supplémentaires. Le projet de loi de finances rectificative, modifié par les sénateurs a été voté en première lecture par 251 voix pour, côté LR, centristes, RDPI à majorité En Marche, RDSE à majorité radicale et Indépendants et 93 contre côté PS, CRCE à majorité communiste, écologistes.

Ce mardi, députés et sénateurs devront s’accorder sur un texte commun en commission mixte paritaire. Si cela s’avère impossible, une nouvelle lecture sera organisée dans les deux chambres, le dernier mot reviendra alors à l’Assemblée nationale.

Situation : le déficit public devrait se creuser à 11,3% du PIB, et la dette s’envoler à 119,8%. Ces dépenses supplémentaires de 20 milliards d’euros seront destinées en priorité aux entreprises et aux indépendants. À noter : 10,9 milliards d’euros seront pour le fonds de solidarité, 3,2 milliards au titre de l’activité partielle, 3 milliards au titre des exonérations de cotisations sociales, et 1,1 milliard pour la prime exceptionnelle de précarité. Le Sénat a également voté 500.000 € de crédits pour « mieux  contrôler la fraude au chômage partiel », selon Nathalie Goulet, centriste et auteure de cet amendement.