Le PDG de Pfizer, Albert Bourla, a vendu pour 5,6 millions de dollars d’actions du laboratoire américain, le jour de l’annonce par le groupe d’un possible vaccin et des bons résultats préliminaires sur l’efficacité de celui-ci contre la Covid-19.

132 508 titres au prix de 41,94 dollars à Wall Street

Selon un document déposé auprès de La Securities and Exchange Commission qui est l’organisme unique de régulation des marchés financiers aux États-Unis. Albert Bourla a vendu 132 508 titres au prix de 41,94 dollars à Wall Street, l’équivalant d’environ 5,6 millions de dollars, soit 62% de ses actions. Déconnecté de son activité de « trader », le Président et CEO de Pfizer annonçait le 11 novembre sur son compte Twitter : « l’accord d’approvisionnement finalisé aujourd’hui avec la Commission européenne est une autre étape majeure. »

1,8 million de dollars pour Sally Susman

Il n’est pas le seul, la vice-présidente des laboratoires, Sally Susman vend 43 662 titres soit 40% de ses actions, et « encaisse » lundi 1,8 million de dollars. L’action Pfizer s’était envolée le lundi 9 novembre de 7,61% lorsque le laboratoire américain avait annoncé que le vaccin développé avec l’allemand BioNTech était supposé efficace à 90% contre la Covid-19. Il n’y a pas encore de réponse ni de position officielle sur ces ventes de titres de la part de la société Pfizer. De son côté, BioNTech avait fait un bond de 13,91%.

DONNÉES HISTORIQUES PFIZER source Boursorama
DONNÉES HISTORIQUES PFIZER source Boursorama

Des cessions de titres programmées ?

Sur CNN et selon un porte-parole, il est question d’un plan de désinvestissement mis en place par le patron du groupe lorsque le titre atteint un certain seuil. C’est ce que l’on appelle des cessions programmées en fonction de la cotation, des cessions qui auraient été prévues dans le cadre d’une gestion financière personnelle. Et cela depuis août 2019 pour Albert Bourla et depuis novembre 2019 pour Sally Susman.