Montpellier : « Swimmers », une exposition à découvrir, dès le 24 octobre

Espace Saint-Ravy (CR Presse Montpellier)

Du 24 octobre jusqu’au 15 novembre 2020, vous aurez l’occasion de plonger dans un univers artistique atypique et aquatique ! L’Espace Saint-Ravy accueille l’artiste Kate Wyrembelska autour de l’exposition « Swimmers ».

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Exposition Swimmers (CR : Kate Wyrembelska)

Ce sont des installations, des vidéos, des sérigraphies et des peintures que Kate Wyrembelska utilisera pour vous immerger dans ses pensées créatives. Diplômée de l’École Supérieure des Beaux-Arts de Montpellier Contemporain, et finaliste du Prix Big Awards Barcelona Internation Gallery en 2018, elle s’évertue à mêler l’audiovisuel et les arts plastiques.

Kate, inspirée par la natation synchronisée des films d’Hollywood des années 50, s’est donc lancée dans un projet numérique plastique mettant en scène une sportive. Ces films, bien pensés et esthétisés, dénoncent une société très à cheval sur l’apparence. En effet, les médias, les réseaux sociaux ou les publicités matraquent les esprits à coup de perfections anatomiques qui s’affranchissent du réel.

Briser les stéréotypes des corps parfaits en s’appuyant sur la thématique de la natation synchronisée. 

Dans la natation synchronisée, le concept de perfection corporelle est d’autant plus nécessaire, car la maîtrise du corps doit être parfaite pour réaliser une chorégraphie dignement orchestrée. De ce fait, chacun des mouvements exécutés par es sportifs n’a rien de naturel.

Kate souhaite aller à l’encontre de ces principes. Elle introduit, dans ses séquences numériques, bugs et erreurs. De même, ses sérigraphies laissent apparaître des bavures désynchronisant les silhouettes. Dans ses peintures la figure de la nageuse se déforme et devient totalement abstraite. Ses tableaux expriment le mouvement, la dynamique qui sont propre au monde d’aujourd’hui.

L’objectif de cette exposition ? Critiquer l’univers médiatique et briser les stéréotypes. Kate touche au questionnement sur la mécanisation du corps humain en totale opposition avec sa véritable nature. Sa démarche artistique amène à se centrer sur l’individu et son rapport à la société qui l’entoure.

Dans un monde où les réseaux sociaux sont de plus en plus présents et où la collection d’un « Likes » est aussi vitale qu’une réussite professionnelle, l’individu peut-il se soustraire au regard de l’autre ? Kate Wyrembelska se pose la question : « Est-on dépendant des pensées, des comportements des autres ? Est-ce qu’une œuvre d’art peut d’ailleurs être vivante aujourd’hui sans les réseaux sociaux ? »