[Communiqué de presse] Lettre du maire de La Grande Motte, Stéphan Rossignol suite à l’attentat de vendredi dernier

La Grande-Motte (Illustration CR)

« La France vient encore d’être frappée par un attentat ignoble, le dernier en  date d’une longue série qui semble ne jamais vouloir s’interrompre.

Triste coïncidence, alors que le procès des attentats dits de « Charlie Hebdo » se déroule actuellement au tribunal de Paris, un professeur d’histoire-géographie du collège  de Conflans-Sainte-Honorine, Samuel Paty, a été sauvagement assassiné vendredi après-midi par un fanatique religieux, justement parce qu’il avait osé montrer à ses élèves les caricatures de Mahomet parues dans le journal satirique il y  a plus de 5 ans. Ce professeur, exemplaire aux dires de tous, enseignait à nos  jeunes la liberté d’expression, le sens critique, la tolérance, le civisme ; il a été  tué pour cela. Comme en janvier 2015, comme en novembre 2015, comme trop  souvent désormais, nous nous indignons, nous nous révoltons contre ces obscurantistes qui cherchent à déstabiliser notre République. C’en est trop. Stoppons  cette folie destructrice.

Mes pensées vont d’abord vers la famille de Samuel Paty, qui a perdu un père,  un enfant, un mari dans des circonstances atroces. Ensuite, je tiens à saluer les  forces de l’ordre qui ont permis l’interpellation du terroriste en faisant un usage  légitime de la force. Enfin, je souhaite adresser mes plus vifs encouragements  aux enseignants qui vont devoir prochainement reprendre le chemin des salles  de classe et qui auront le visage de Samuel dans un coin de leur tête. Ne baissez  pas les bras, vous êtes les garants de l’éducation des jeunes de notre pays. C’est  une mission des plus honorables qu’il ne faut pas laisser aux fanatiques le soin  de déstabiliser. Ensemble, nous devons faire face, sûrs de nos valeurs, sûrs de nos convictions. Nous devons continuer à chérir notre liberté d’expression sans  pour autant apparaitre faible face à ceux qui veulent nous détruire.

Restons debout, reconnaissants du travail de Samuel Paty et inflexibles face au  terrorisme. Trouvons et punissons les coupables, ceux qui encouragent, qui ai dent, qui influencent des jeunes terroristes de 18 ans. »