Dans un communiqué conjoint, Clara Gimenez, conseillère municipale déléguée à la vie étudiante, et Muriel Ressiguier députée de la 2ème circonscription de l’Hérault, appellent à « une large mobilisation nationale pour que le droit à la poursuite d’études redevienne une réalité ».
Pour les deux élues, « la logique de la sélection dans l’enseignement supérieur bafoue de fait le droit à la poursuite d’études et laisse de plus en plus d’étudiants sur le carreau », celle-ci conduirait « à une rupture d’égalité entre les étudiants sur le territoire, les critères pour accéder à une première année de Master étant laissés à l’appréciation de chaque établissement ».
« Combien de Mehdi isolés et précarisés ont mis fin à leurs études ? Combien de vies brisées ? » Clara Gimenez et Muriel Ressiguier
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Après une manifestation d’une cinquantaine d’étudiants, sans affectation en Master, à Montpellier, devant le rectorat, l’élue municipale et métropolitaine et la députée rappellent que le « déterminisme social déjà à l’œuvre à l’université se voit ainsi renforcé. Ainsi, selon le ministère de l’Education Nationale, seulement 17,6% des enfants d’employés et 13,1% des enfants d’ouvriers accèdent à la licence, en Master il ne sont plus que 12,1% et 9,2%. De plus, le nombre d’étudiants augmente chaque année, c’est plus de 30 000 étudiants supplémentaires pour l’année 2020. Or, le nombre de places et les moyens alloués à l’université ne suivent pas la même trajectoire. »