Depuis plusieurs semaines, la campagne de l’élection municipale à Montpellier a les honneurs des médias nationaux. Pour se justifier ou pour s’en indigner, les principaux protagonistes se sont tous largement exprimés. Le NPA a aussi fait part de son analyse.

Chacun(e) jugera en conscience ce qui, du point de vue des intérêts des couches populaires, est un gâchis politique. Constatons simplement que les institutions de la Vème République montrent une énième fois qu’elles sont conçues non pas pour transformer le système, mais pour le perpétuer. C’est la raison pour laquelle le NPA avait proposé en 2019 de mener une campagne anticapitaliste, rassemblant bien plus largement que le NPA sur la base d’un programme revendicatif se faisant l’écho de la remontée des luttes antisystème en cours et non pas d’un simple casting électoral.

Cette proposition avait en son temps suscité peu de réactions. Aussi, le NPA avait-il décidé à regret de ne pas mêler sa voix à la cacophonie des 14 écuries en présence.

En toute logique, le NPA refuse aujourd’hui d’alimenter une confusion politique. Aucun des candidats présents pour ce second tour ne porte les aspirations exprimées par les mouvements sociaux, qu’il s’agisse des luttes contre les attaques du monde du travail et de la jeunesse, des luttes écologistes pour changer le système et non le climat, des luttes contre les violences policières et les mesures liberticides, des luttes en soutien aux migrant-e-s, sans papier-ère-s, des luttes internationalistes en solidarité avec les peuples palestinien, kurde…

Pour rattraper le temps perdu, le NPA renouvelle son appel à toutes celles et tous ceux qui n’ont pas abandonné les perspectives anticapitalistes à débattre des conditions pour construire ensemble « le monde d’après » au cœur des luttes sociales en cours et à venir.

Le NPA34