« Il faut des débats apaisés, de la droiture, de la hauteur de vue, et surtout de la transparence. » Dès le départ, le candidat donne le ton et rappelle par la même occasion, le thème du point presse. Tout aussi tonique que lors du précédent, en présence de la Présidente de Région, Carole Delga, Michaël Delafosse veut laver plus blanc que blanc, être le plus transparent possible vis-à-vis de la presse, mais surtout de tous les Montpelliérains.

«On est là pour rendre ses lettres de noblesse à la Démocratie, à la Politique et surtout au débat politique ». Visiblement plus que lassé de 6 « longues années de  conflits et de polémiques permanents, » et de « petites phrases assassines, qui n’ont clairement pas leur place dans le débat politique », faisant référence à la phrase polémique tenue fin 2018, par Lorraine Acquier , alors très discrète adjointe à la sécurité de l’équipe Saurel, lors d’un houleux conseil municipal « Je vais tâcher de tirer une balle sur deux personnes différentes. »

Il a réaffirmé sans ambages que « quelqu’il soit, quelque soit sa place sur la liste actuelle, et dans le mandat futur, un de mes colistiers qui tiendrait des propos antisémites, racistes ou bassement polémiques comme on l’a vu sous le mandat Saurel, ce sera très clair : révocation immédiate de ses fonctions et sine die. Indiscutable. Je serai inflexible là-dessus »

Michaël Delafosse veut que « vraiment tout le monde puisse s’exprimer ! »

Accompagné à la tribune par le chef de file des communistes à Montpellier, Hervé Martin, Michaël Delafosse a martelé sa « volonté forte de mettre en place sous deux à trois ans des Référendums d’Initiatives Citoyennes (RIC) pour que chacun puisse voir ses propositions éclore, et être ainsi votées et mises en place ». Les représentants des gilets jaunes, et de la gauche apprécieront cette annonce à sa juste mesure.

« On n’en veut plus des réunions publiques à 18h. On veut que vraiment tout le monde puisse s’exprimer », soupire Michaël Delafosse. Tout le monde, vraiment ? Le candidat, s’il devient nouveau maire de Montpellier dans 9 jours, en prend l’engagement. Mais comment ?

Il mettra en place une « plateforme digitale ouverte à tous pour que chacun puisse s’exprimer librement et faire des propositions concrètes, parfois très simples pour son quartier, pour sa rue », avant d’ajouter « dans une ville de 270/280 000 habitants, il n’y a pas que les électeurs qui s’expriment. Il y a aussi les jeunes, les lycéens, ceux qui marchent pour le climat, pour le futur de notre planète. Nous, on travaillera avec tout le monde »

Après ses concitoyens, aussi jeunes soient-ils, Michael Delafosse est revenu de lui-même sur la rumeur souvent entendue, que si Montpellier revenait dans le giron du Parti Socialiste, la municipalité pourrait être mise sous une tutelle plus ou moins claire de la Région Occitanie, détenue aussi par une élue socialiste, Carole Delga, à Toulouse. « Je vais être très clair. Nous devrons faire des choix assumés, des choix censés pour la vie de nos concitoyens. Mais, nous ferons nos choix nous-mêmes, de façon indépendante, et je veux être très clair à ce sujet ». Ceux qui songent à une possible tutelle régionale sur la cité héraultaise en sont pour leurs frais.

« Pas de retournement de veste » 

Conscient de présenter un programme assez complet, celui qui est toujours enseignant d’Histoire dans un collège montpelliérain veut faire des choix, mais ne rien imposer à sa soixantaine de colistiers. « Nous faisons des propositions, nous avons nos idées, notre programme. Nous nous battrons. Nous les défendrons », martèle le candidat avant d’ajouter que lui et son équipe « portent le vent de la fraîcheur telle la tramontane qui balaye parfois notre belle ville. Nous ne serons pas les spécialistes du retournement de veste ». Un avis relayé par Samuel, 16 ans, lycéen héraultais, dynamique soutien de Michael Delafosse qui a conclu le point presse, en affirmant que lui n’est pas peu fier «  de soutenir un candidat aussi ancré dans ses convictions et droit dans ses idées ». Si même les adolescents soutiennent spontanément un candidat quadragénaire, socialiste, plus qu’habitué aux joutes politiques, alors tout devient vraiment possible pour l’avenir de Montpellier !