Collégialité, concertation, ensemble, groupés, rassemblement, unité, unie… Autour d’un Michaël Delafosse dynamique, Kléber Mesquida et Carole Delga respectivement président du Département de l’Hérault et présidente de la Région Occitanie ont martelé leur envie de travailler avec le candidat socialiste, s’il est élu Maire de Montpellier à la fin du mois. Travailler, ensemble, évidemment. 

Il ne fallait pas être en retard ce 17 juin, au point presse tenu par Michaël Delafosse à deux pas de la Cour d’Assises de l’Hérault. Le gratin du Parti Socialiste local était venu soutenir celui qui ne rêve que d’une chose depuis plusieurs années déjà : devenir Maire de Montpellier. Alors que son rêve semble de plus en plus accessible, si l’on en croit les bruits de campagnes et autres sondages évoqués, le candidat, lui, reste impassible et balaie d’un revers de main, la sensible question des dits sondages d’un « Vous savez, moi, les sondages… ».

Concentré sur un seul objectif, Michaël Delafosse ne manque ni d’idées ni de motivations pour son mandat, s’il devient édile de Montpellier, dans deux petites semaines.

Des actions « pour tous nos concitoyens, mais vraiment tous ! »

« Pour, les journalistes, comme pour nous, si nous sommes élus au soir du 28 juin, il n’y aura pas de vacances cet été. On sera au travail ». Le ton est donné.

« Nous mettrons en place dès les premiers jours une task force de travail, je le répète : de travail. Nous nous activerons pour lutter contre le chômage qui touche toutes les générations parmi nos concitoyens et pour relancer le tourisme sur tout le territoire, en concertation avec mes amis et partenaires que sont Kléber Mesquida et Carole Delga. Nous travaillerons ensemble », a lancé, tonique, Michaël Delafosse.

« Il ne faudra surtout pas que les jeunes de notre territoire soient les principaux sacrifiés de cette crise sanitaire qu’a été la Covid », a estimé le candidat, annonçant par ailleurs, la création d’une « cellule dédiée pour eux, à leur service, pour aider chaque jeune afin qu’il ne soit pas laissé sur le bord de la route »

Pas de conflits, surtout de l’apaisement

Dernière à prendre la parole, mais pas la moins vindicative, Carole Delga est revenue sur sa première venue à Montpellier, il y a un quart de siècle. « Moi, je suis toulousaine, j’ai découvert Montpellier, j’avais 23 ans. J’étais étudiante. J’ai découvert une ville qui baigne dans le soleil, mais qui a surtout une énergie incroyable, des gens dynamiques, qui débordent d’idées pour leur territoire. J’ai découvert les travaux menés par Georges Frêche, à l’époque. Lui, c’était un génie, un vrai génie pour sa ville. »

Mais, ça c’était le passé et visiblement, c’était mieux avant. « Aujourd’hui, Montpellier est une ville complètement à la dérive, » cingle la Présidente de Région avant de conclure que c’est « uniquement avec Michaël (Delafosse, ndlr) qu’on peut relancer cette si belle ville, et redonner un réel chemin, un réel espoir pour ses habitants ».

Prenant la Présidente de Région au bond, Michael Delafosse assène « Frêche était un génie, lui. Il était inimitable. Ceux qui ont voulu l’imiter se sont pris les pieds dans le tapis. »

La santé et les transports propres, comme fers de lance !

Reprenant à l’envi l’exemple des 800 ans cet été de la faculté de Médecine, le candidat du Parti Socialiste a martelé que « la médecine et la santé en général sont des points forts de notre territoire » et s’est engagé à ce que « tout soit fait pour qu’on parle de Montpellier comme véritable capitale de la Santé, partout dans le monde »  

Tout cela peut paraître formidable. Mais l’un des gros points noirs de la capitale héraultaise demeure la circulation et les transports. Des bouchons partout, à toute heure ou presque, des secteurs accidentogènes pour les deux-roues, des gens exaspérés au volant… De tout cela, Michaël Delafosse a voulu donner l’impression qu’il a pleinement conscience de cette situation. Il ne manque pas d’idées pour y remédier. « Le chantier de la ligne 5, qui devrait être fini depuis 2017, sera franchement accéléré. Il faut permettre à tout le monde de bénéficier du tramway », a affirmé Michaël Delafosse, relançant au passage son idée de gratuité dans les transports en commun. Un projet qui verra le jour et qui se fera en 3 phases distinctes, mais sans donner de calendrier les précisant.

Pas peu fier, de se revendiquer « cycliste et mordu de vélo », l’occasion était trop belle pour Michaël Delafosse de ne pas s’en prendre à la majorité sortante sur le sujet sensible des deux roues dans Montpellier. « Rien n’a été fait, sauf ces derniers mois, sur le vélo et pour les centaines de cyclistes à Montpellier. Nous, on mettra le paquet là-dessus », a affirmé le candidat, sans toutefois ni chiffrer ni détailler sa pensée. 

Une petite phrase dont s’est saisie Carole Delga au bond, pour s’amuser des actions mises en place ces dernières semaines par Philippe Saurel. « L’actuel Maire n’a pas créé de pistes cyclables ces 4 derniers mois. Il a voulu créer des pistes électorales », a lancé Carole Delga, sous le regard amusé de Coralie Mantion, Kléber Mesquida et Michaël Delafosse.

« Nous créerons un Boulevard Urbain à l’ouest de notre belle ville. Il faut que des pistes cyclables séparées de la route soient créées. Il faut que les voitures puissent circuler de façon fluide. Il faut que des bus à Haut Niveau de Service puissent y circuler sans souci », a annoncé l’actuel élu du département, soucieux de montrer que les vélos ne sont pas chez lui une obsession démesurée, et qu’il n’ en oublie pas pour autant, les automobilistes.

Qu’il s’agisse du génie de Frêche, de l’inaction de Philippe Saurel dénoncée par Michaël Delafosse encore ce matin, la tête de liste de « Montpellier unie » affiche sa volonté et sa force de travail pour la ville, plus le jour du vote approche, et plus le choix que feront les électeurs héraultais s’annonce déterminant pour l’avenir du territoire. Une chose est sûre : pour Carole Delga, « Seul Michaël Delafosse peut offrir un avenir absolument radieux à Montpellier ! » 

 


Carole Delga juin 2020 Montpellier
Carole Delga juin 2020 Montpellier © Charles Dos Santos

Trois questions à Carole Delga, 49 ans, Présidente de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée : 

Carole Delga, pourquoi votre présence ce matin à Montpellier ?

Je suis plus que jamais aux côtés de Michael Delafosse, car il présente le meilleur projet pour l’avenir de Montpellier et ses habitants. Mon engagement est sans faille à ses côtés. La présence de Coralie Mantion à nos côtés est un plus. Il faut que cette ville retrouve un climat apaisé, un esprit collectif, un travail fait dans l’intérêt général, loin des polémiques connues ces 6 dernières années. Avec le Département et la Région, j’espère que nous pourrons mener ici des actions concrètes pour l’emploi et les mobilités collectives avec notamment le tram qu’il faut développer tout comme les bus à hydrogène vert. »

Comment percevez-vous, en tant que Présidente de Région, le déroulement de la campagne à Montpellier, depuis votre bureau à Toulouse ? 

À Toulouse, il s’agit d’un duel au second tour. Ici, il y a une triangulaire. Je ne m’aventurerai pas à comparer les deux campagnes, mais Michaël fait ici une remarquable campagne. Déjà en septembre 2019, j’avais été impressionnée par le projet concret qu’il m’avait présenté par le détail, lors d’un dîner de travail. Il allie ambition, sérieux, travail, et une très forte capacité de rassemblement pour Montpellier.

Vous êtes également Présidente de la Région Occitanie. Justement, on évoque de plus en plus un report à 2022 des élections régionales. Le Président Macron en a lui-même parlé en début de semaine. Êtes-vous favorable à cette idée ?

Le Président Macron a effectivement annoncé cela au Président des Régions de France, lors d’un déjeuner à l’Élysée. Cela m’étonne beaucoup au vu de la crise économique, environnementale, et sociale que l’on traverse, que l’on puisse penser à des modifications de dates d’élections. Il faut agir pour tous les Français en premier, pour l’emploi surtout, ainsi que pour la formation des salariés, mis dans une situation difficile au vu de la crise économique que nous connaissons. Il faut aussi mettre des moyens pour la transition écologique. Commençons par agir pour tous nos concitoyens avant de parler de ces questions de dates. Je redoute que derrière, il y ait beaucoup de tambouilles politiciennes. »