[TRIBUNE] de François Liberti et Didier Schein, respectivement militant du PCF et militant du POID : « Tous ensemble pour une loi qui interdit les licenciements« 


Partout, dans le pays, se lève l’indignation au fur et à mesure que sont connus les plans de licenciements.

Aujourd’hui 30 mai, à Maubeuge, plus de 8000 travailleurs avec leurs syndicats, la population et des élus défilaient dans les rues de la ville pour protester contre les plans de licenciements. Le Midi Libre publie pudiquement des pourcentages par catégories, comme s’il y avait plusieurs manières de crever de faim : « En Occitanie, le nombre de demandeurs d’emploi a augmenté de 3,4% au mois d’avril pour les catégories A, B et C. Sur un an, la hausse est de 2,7 %. Pour la seule catégorie A (personnes sans aucune activité), les chiffres sont vertigineux : la hausse est de 21,7% sur un mois et de 23,9% sur un an. » Et concède finalement un chiffre : « fin avril, 597 790 personnes étaient sans emploi. »

La liste qui suit est-elle comprise dans ce chiffre ?

Perpignan : 13 des 17 salariés de Babou mis à pied et menacés de licenciements.
Toulouse Airbus : 10.000 emplois menacés
Numérique : 8.000 à 10.000 emplois menacés parmi les 45.000 employés du numérique en Occitanie.
Albi : cessation définitive d’activité pour l’entreprise Dyrup
Aveyron : suppression de 250 emplois à la SAM
Montpellier : Bénéfice record de 2,15 milliards chez Schneider Electric et licenciement de 54 travailleurs à Fabrègues.
Gaillac : 92 licenciements chez Alphacan à Gaillac(Tarn). Manifestation le 29/05 de près d’un millier de personnes

Ce même jour, sur le marché de Thuir (66), des militants du POID qui font signer un appel pour la réquisition des 400 MD versés indûment aux banques par le gouvernement Macron, rapportent :
Une ouvrière : « Mon patron m’a dit la semaine dernière : ce n’est pas la peine que tu reviennes. C’est terminé pour toi. J’ai entrepris des recherches pour un autre job. »
Un autre : « Moi ça y est, je suis licencié.  »
Une dame raconte :  » Mon fils à Marseille vient d’être licencié. Ils l’ont harcelé pour qu’il accepte une rupture conventionnelle. Ils ont essayé de le coincer pour faute professionnelle. Non, là ce n’est plus possible ! »

Non, ce n’est plus possible. Il y a urgence. Que l’unité se réalise tout de suite pour une loi qui interdit les licenciements !

François Liberti Militant du PCF et Didier Schein Militant du POID