Discours de Ouagadougou de novembre 2017 (© Élysée)
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Le 8 octobre prochain aura lieu le Nouveau Sommet Afrique-France à Montpellier. Un sommet d’un genre nouveau, un sommet sans chefs d’État.

À Montpellier, Emmanuel Macron rencontrera des acteurs issus de l’entrepreneuriat, des diasporas, et des domaines culturels, artistiques et sportifs, dans une illustration tardive de son discours prononcé devant les étudiants de l’Université de Ouagadougou en novembre 2017.

Une sorte de sommet renversé, « où ceux qui d’habitude ne sont pas invités dans ce type d’événements internationaux seront au cœur de l’événement. Ceux qui, d’habitude, écoutent la parole des institutionnels, des autorités, des chefs d’État auront la parole », précise Marie Audouard, conseillère Afrique-Diaspora du Président de la République au cours d’un briefing organisé en amont afin de présenter les contours du sommet.

VOIR AUSSI : « Africa Montpellier Festival » : Des animations et des rencontres pour tous, du 5 au 10 octobre

« C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde. » – Emmanuel Macron, discours de Ouagadougou

En pratique, 2500 à 3000 personnes, dont 1000 à 1200 Africains, se sont donné rendez-vous en France et plus particulièrement à Montpellier pour parler avenir, « ce ne seront pas les habitués du premier rang des forums internationaux », précise Benoît Verdeaux, secrétaire général du Nouveau Sommet Afrique-France.« Ce n’est pas le sommet des oppositions politiques, ce n’est pas les partis politiques qui seront présents, c’est des individus, des personnalités qui sont engagées, complète Marie Audouard. Parmi les invités, 350 seraient entrepreneurs, 380 représentants de la société civile et 400 issus de la diaspora en France.

Le Sommet sera organisé en deux temps, dans la « matinée » (9h-14h), autour des cinq grandes thématiques issues du discours du Président à Ouagadougou et sous la forme de six sessions : l’entrepreneuriat et l’innovation, dont vendredi sera la conclusion, à la suite de deux temps d’échange parisien, les 5 et 6 « Ambition Africa » de Business France, et le 7 « BIG » de la Banque publique d’investissement (BPI), la culture via le sujet de la coopération muséale, du patrimoine et des restitutions et des industries culturelles et créatives (ICC), la recherche de l’enseignement supérieur, le sport, et le sujet brûlant de l’engagement citoyen, « voir comment est-ce que la jeunesse ou les jeunesses africaines et françaises prennent toute leur place dans la gouvernance qu’elles soient locales ou globales », synthétise Benoît Verdeaux.

« Vous ne lirez jamais chez moi des leçons pour l’autre ». – Emmanuel Macron, discours de Ouagadougou

Dans l’après-midi et au cours d’une plénière, le président de la République échangera avec des jeunes triés sur le volet, mais qui ont « envie de s’engager dans le renouvellement du logiciel de la relation entre la France et le continent africain », précise Marie Audouard, « le Président échangera en direct avec une dizaine de jeunes d’Afrique et de France sur la base des travaux qui ont été menés par le professeur Achille Mbembe et des dialogues Afrique-France qui ont été menés depuis le mois de janvier sur le continent africain et également en France ».

Des jeunes, dont l’identité questionne quelque peu…, « je ne vous dévoilerai pas leur nom parce que tant qu’ils ne sont pas arrivés en France, nous ne souhaitons pas qu’ils soient soumis à quelques pressions que ce soit de la part des autorités de leur pays de résidence », concédait juste Marie Audouart, vendredi dernier. Les jeunes devraient, tout de même, être issus de douze pays du continent : Afrique du Sud, République démocratique du Congo, Angola, Cameroun, Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Tunisie, Kenya, Burkina Faso et Nigéria, et présenter « leurs attentes en matière de positionnement et de recommandations pour la France sur le continent africain », toujours selon la conseillère Afrique-Diaspora du Président de la République.

Malgré le caractère « hybride » du sommet, les équipes du président se veulent confiantes, sur sa « tangibilité »,« non, ce ne sera pas un show ; non, ce ne sera pas un événement sans lendemain », conclut presque Benoît Verdeaux, secrétaire général du Nouveau Sommet Afrique-France, « c’est un changement méthodologique qu’on construit, c’est un changement de la façon de travailler, la façon d’écouter. Et donc, c’est quelque chose qui va produire des effets dans le moyen et long terme ». Un sommet qui n’écarte pas pour autant la tenue d’un sommet au format classique, le futur Sommet Europe-Afrique déjà prévu pour se dérouler au cours de la présidence française de l’Union européenne.

Des annonces concrètes ? Oui, à en croire les organisateurs, et notamment autour de la relance ou de la reconfiguration de certains instruments, au premier chef desquels Digital Africa, Choose Africa sur le soutien aux PME africaines, mais aussi concernant les restitutions… Pourtant, une chose semble sûre, seul le président de la République maîtrise l’agenda des annonces…, en somme rendez-vous vendredi.

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