Des véhicules autonomes devant le siège de la Métropole (© AM)
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[VIDEO] Le projet Carreta est l’une des 16 expérimentations nationales retenues par l’État pour définir et développer la filière du véhicule autonome en France.

Le projet, seul projet dédié à la logistique urbaine, vise à tester une solution afin de réaliser des livraisons sur la voie publique par de petits véhicules électriques autonomes. Les travaux dans le domaine de la voiture autonome sont coordonnés au niveau national par l’ancienne secrétaire d’État aux Transports, Anne-Marie Idrac.

Sa première phase d’expérimentation débute ce vendredi 17 septembre, dans le quartier d’Antigone à Montpellier. Une expérimentation qui rappelle celle relative aux droïdes de livraison de colis et produits alimentaires frais organisée en 2019.

« On n’est pas dans le tournage d’un film de science-fiction, nous sommes dans une première en France à Montpellier. » – Michaël Delafosse, Président de Montpellier Méditerranée Métropole

Durant 36 mois, les petits véhicules autonomes, des droïdes de 70 kg à vide (100% électriques) participeront à des missions de livraison de colis et de courrier pour La Poste et de livraison de produits alimentaires pour la STEF, au sein du quartier Antigone, puis dans le coeur historique. Ces déplacements se feront toujours accompagné d’une personne et se limiteront à du 6 km/h.

Ce vendredi commence la première étape qui vise à valider l’ensemble des « briques technologiques » des droïdes, celle-ci sera réalisée au sein du quartier Antigone. Début 2022, la seconde phase commencera dans l’Écusson, il s’agira alors valider le comportement du véhicule vis-à-vis d’un environnement de circulation. Lors de ces deux premières étapes, les véhicules rouleront à vide dans les rues de Montpellier. Lors de la dernière phase en 2023, toujours dans l’Écusson, les véhicules seront testés en conditions réelles d’utilisation.

Une expérimentation dont les importants coûts financiers sont, en partie, couverts par l’argent public, via une subvention de 500 000€ de l’État apporté à la société Twinsheel, branche de la société SOBEN et basée à Cahors, et de 100 000€ apportés par la Métropole (20 000€ à CARA, cluster d’industriels, d’opérateurs de transports, centres de recherche et de formation, et 80 000€ au profit de plusieurs laboratoires de recherche : Université de Montpellier, Mines d’Alès, etc.).

Un financement assumé par le Président de la Métropole, « il faut se positionner sur les questions de logistique », confirme l’élu, « je suis très heureux de pouvoir aide une entreprise française [Groupe La Poste] ». Une question qui dépasse le seul territoire montpelliérain, « il est temps qu’on regarde le monde aussi, il faut que notre pays arrête d’être en retard […] la question c’est si c’est nous, ou si c’est d’autres, ce genre d’approche peut être dominé par la Chine avec les enjeux que nous pouvons mesurer sur la data, sur l’intelligence artificielle ».

Un développement qui n’est pas exsangue de toutes critiques

Un risque pour l’emploi ? La question peut se poser temps les tensions sur l’emploi sont importantes au niveau local. Ces droïdes vont-ils, comme les caisses automatiques, en leur temps, limiter et contraindre les emplois des publics les plus précaires ? Tous les acteurs réunis pour cette présentation publique en avaient conscience, ce vendredi matin, ils sont attendus au tournant, par une population qui veut conjuguer progrès et amélioration des conditions de travail.

« Ces nouvelles innovations, elles sont au service de l’emploi, elles sont au service de nos facteurs et de nos factrices, pas en substitution, mais pour apporter une aide, une efficacité, aussi pour limiter la pénibilité, je pense en priorité au gros colis », précise Philippe Wahl, Président-directeur général du Groupe La Poste, « il ne faut pas y voir une atteinte à l’emploi des 400 facteurs de Montpellier Métropole, mais nous sommes confronté à la baisse du courrier et il faut des colis en plus, l’avenir c’est le i-commerce et ce i-commerce, il ne peut pas être pris par un opérateur comme La Poste, si on n’est pas décarbonée, c’est là notre objectif, c’est de livrer complètement les produits postaux en mode complètement décarbonée, au plus tard d’ici 2024 ». Même son de cloche du côté de Camille Fabre, Directeur Régional délégué de l’ADEME, « l’enjeu de cet appel à projets, c’est d’aller vers un vrai service de proximité […] je pensais qu’on aurait des petits robots magiques, mais en réalité on va juste venir aider les livreurs ».

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