Ce lundi 4 mai, le Premier ministre a détaillé le plan national de déconfinement devant le Sénat. Jour 49, d’une situation inédite d’urgence, face à un fléau qui frappe toute la planète : Covid-19, apparu au mois de décembre 2019 en Chine.

VOIR : Évolution des cas de Covid-19 en temps réel dans le monde

Jour 49 de confinement [04-05-2020]

« Il n’y a jamais eu de stocks cachés. (…) L’État, les collectivités, les entreprises, la grande distribution travaillent main dans la main pour que les masques soient accessibles à tous, sur tout le territoire à partir du 11 mai. » Une affirmation sous forme de justification, qui a froidement raisonnée dans l’hémicycle de la chambre haute.

Devant le Sénat, Édouard Philippe a profité de sa présentation du plan de déconfinement, pour réaffirmer sa volonté de faire rapidement rouvrir les écoles, malgré les nombreuses critiques et inquiétudes des maires et de l’opposition.

VOIR AUSSI : Mémo : Jour 48 COVID-19, « Élections municipales les 27 septembre et 4 octobre, prochains ? »

S’il doit y avoir une « réouverture très progressive des maternelles et de l’école élémentaire à compter du 11 mai, partout sur le territoire et sur la base du volontariat », il faudra attendre le 18 mai pour que les collèges rouvrent dans les départements en vert, en principe, peu touchés par le virus.

Plus prosaïquement, le Premier ministre a confirmé que concernant les collèges, le port du masque ne serait obligatoire que si les règles de distanciation sociale ne peuvent être respectées. Un contre-feu rendu nécessaire devant les montées de boucliers des enseignants.

Un déconfinement qui se précise.

Le chef du gouvernement centriste a cherché à clarifier certaines zones d’ombre de sa présentation, de la semaine dernière à l’Assemblée nationale. Ainsi un aide « spéciale » de 200 euros devraient être versée, début juin, aux jeunes de moins de 25 ans qui ont perdu leur travail ou leur stage, ainsi qu’aux étudiants ultramarins isolés qui n’ont pas pu rentrer chez eux. Cette aide doit s’ajouter à celle de 150 euros, auquel il faut ajouter 100 euros par enfant, qui sera versée le 15 mai « à 4 millions de familles pauvres et modestes » touchant le RSA et l’allocation de solidarité spécifique. « Et les ménages bénéficiaires des allocations logement recevront 100 euros par enfant », a tenu à rappeler le Premier ministre.

De son côté, le dispositif de chômage partiel devrait être prorogé au moins jusqu’au 1er juin, avant d’être « progressivement » adapté, « la vie économique doit reprendre impérativement et rapidement, avec des aménagements, avec de la bonne volonté ».

Le fonds de solidarité doit être prolongé « jusqu’à la fin du mois de mai ». Les reports de charges pourraient être transformés en exonération définitive, notamment pour les entreprises du secteur de la restauration et du tourisme. En parallèle, la reprise des offices religieux pourrait être avancée au 29 mai au lieu de la date du 2 juin précédemment donné.

Un déconfinement repoussé à Mayotte. Un exemple qui pourrait être suivi ?

À Mayotte, le déconfinement n’aura pas lieu le 11 mai. « La prolongation du confinement est l’unique manière d’éviter la saturation d’un système hospitalier déjà très sollicité par l’épidémie de dengue, elle aussi mortelle pour les Mahorais »

Selon le Premier ministre, un nouveau point sera fait le 14 mai prochain, pour permettre éventuellement aux enfants de primaire de retourner à l’école à partir du 18 mai.

Proroger l’état d’urgence sanitaire de deux mois

Dans la soirée, le Sénat devrait se pencher sur le cas du projet de loi prorogeant l’état d’urgence sanitaire de deux mois, jusqu’au 24 juillet. Le texte sera examiné à l’Assemblée nationale, à partir de mardi.