[LIVE] La partition du déconfinement a été donnée, mais ce mercredi Édouard Philippe va tenter de la jouer juste, avec les régions et les départements.

Le Premier ministre réunit aujourd’hui préfets et élus locaux, pour porter selon les cas une reprise progressive de l’activité économique, sociale et éducative à partir du 11 mai 2020.

VOIR AUSSI, Crise sanitaire, Édouard Philippe : « Protéger, tester, isoler… L’isolement n’est pas une punition »

Les enjeux à suivre ce mercredi : [LIVE]

L’enjeu : la relance de l’économie sans déclencher une deuxième vague de l’épidémie. À noter dans un coin : le total est de 23.660 morts depuis le 1er mars. Mais la Direction générale de la Santé (DGS) parle d’une « décrue. »

Pour Jasques Attali, aujourd’hui Président le la Fondation Positive Planet : « c’est en mettant tous les moyens dans l’économie de la vie qu’on évitera la pire récession de tous les temps, et qu’on sortira le monde du cauchemar dans lequel il s’enfonce. »

368 voix pour et 100 contre : plan de déconfinement adopté

Le gouvernement « contraint » par le choix présidentiel du 11 mai, a d’une certaine façon choisi d’écouter les avertissements du conseil scientifique. Hier, au Palais Bourbon, Édouard Philippe a précisé qu’il fallait s’habituer à « devoir vivre avec le virus, » et il a mis en évidence « le risque d’une seconde vague. » Et en même temps, il a aussi annoncé un « risque de l’écroulement, » entendre : écroulement économique. Le plan de déconfinement du gouvernement à l’Assemblée nationale a été adopté par 368 voix pour et 100 contre.

Travail de concertation et d’adaptation aux réalités de terrain

Le plan de déconfinement. Sa mise en œuvre va faire l’objet d’un « travail de concertation et d’adaptation aux réalités de terrain » a souligné le premier ministre.

L’esprit de la règle et les acteurs locaux

« Je suis certain que face à ce risque épidémique les acteurs locaux seront adaptés les mesures au plus près de la situation, » assure confiant le Premier ministre en parlant d’esprit de la règle.

En vert et rouge, pour appuyer sa démonstration : « dans une zone rouge, lorsqu’un maire nous dira compte tenu de l’explosion du nombre de cas, on n’est pas encore prêt. Alors on en discutera, et on comprendra la spécificité de la situation dans cette commune, pour essayer de trouver la bonne façon, le bon rythme d’ouvrir l’école. Dans les départements en rouge, toutes les communes ne sont pas affectées de la même façon. Au fond, ce que je veux expliquer ici, c’est que c’est une logique qui commande des effets, et qui commande l’esprit du partenariat entre les élus locaux, et les acteurs de terrain. Je veux dire cet esprit, il est plus important à comprendre que la règle. Parce que c’est celui qui va nous permettre de piloter finement, et efficacement la maîtrise de la circulation du virus… »