Jean-Pierre Farandou, PDG du groupe SNCF voit naître un nouveau manque à gagner de deux milliards d’euros. Jour 47, d’une situation inédite d’urgence, face à un fléau qui frappe toute la planète : Covid-19, apparu au mois de décembre 2019 en Chine.

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Jour 47 de confinement [02-05-2020]

« On est à peu près à deux milliards d’euros de chiffre d’affaires qui nous manquent, » a fait savoir Jean-Pierre Farandou, le PDG du groupe SNCF, sur France Inter ce samedi. Un rail qui a fait sa part d’héroïsme avec les opérations de transfert de malades, baptisées « mission Chardon, » opérations lancées le 26 mars. Le patron avait su saluer ses salariés : « tous les cheminots en sont particulièrement fiers […] ils savent bien ce que cela représente d’inventivité, de rigueur et d’engagement… » Un patron qui normalement à son tour, devrait pouvoir faire preuve d’inventivité face à cette crise ?

Mais aujourd’hui ce diplômé de l’École nationale supérieure des mines de Paris parle emplois et licenciements, ou ajustements : « si la reprise est lente et si nous produisons moins de trains que par le passé, il ne sera pas anormal ou illogique d’ajuster le niveau d’emploi au volume d’activité. » Des formules qui accompagnent souvent les demandes d’aides, Jean-Pierre Farandou se tourne vers son actionnaire principal, l’État : « il n’est pas anormal qu’on réfléchisse à un plan d’aide de la SNCF… »

Début avril pourtant, ce PDG  installé en  « il faut rester optimiste, le train reste une solution d’avenir formidable. » Aujourd’hui, il parle même d’un « choc violent » qui s’ajoute au milliard de manque à gagner causé par la grève, contre la réforme des retraites. Le successeur de Guillaume Pepy semble vouloir « essayer d’amortir le choc au maximum, » certainement avec des aides, et donc sans un ajustement des emplois, ou bien avec les deux ? À suivre donc : les suppressions de postes ou pas, pour ce « train qui reste une solution d’avenir formidable. »