Vendredi 27 mars, 18 organisations syndicales, associatives et environnementales se sont regroupées pour pousser un cri d’alarme concernant la crise sanitaire, économique, environnementale et sociale que le monde et la France traversent, et appeler à construire notre « jour d’après ». 

Nous, membres et représentant.e.s de Place publique, saluons leur démarche et souhaitons relayer cet appel fait à toutes les forces progressistes et humanistes.

La crise que nous traversons est un bouleversement historique, qui interroge tous les aspects d’un système libéral et mondialisé complexe, et qui nous obligera, toutes et tous, à remettre en cause nos habitudes, nos croyances, à questionner nos schémas de pensée pré-établis. Nous ne pouvons calquer nos revendications d’hier sur les maux d’aujourd’hui.

La sortie de cette crise et, plus encore, la prévention et la gestion des crises futures, seront impossibles, sans un diagnostic des causes systémiques et sociétales qui en sont à l’origine. Les enjeux sont considérables, et nous appelons à notre tour à réaliser un travail collectif indispensable pour que le plan de relance et les choix opérés nous entraînent réellement vers un monde “de l’après COVID-19” résilient, libre, écologique, féministe et solidaire.

Notre engagement politique au sein de Place publique est né de l’urgence à rassembler ces forces progressistes, humanistes et écologistes, pour prévenir le scénario catastrophe qui pourrait naître de la conjonction des urgences écologiques, sociales, et démocratiques pour répondre aux problématiques environnementales et sociales. À l’heure où notre attention est tournée vers l’engagement héroïque des soignant.e.s, vers les travailleurs.euses essentiel.le.s, et vers tous les Français.e.s, nous ne pouvons nous résigner à l’amplification inévitable des crises sanitaires, écologiques, démocratiques et sociales, au mépris des changements politiques et des solidarités de terrain que celle-ci aura fait naître. Cette crise ne peut être la répétition générale d’une catastrophe environnementale plus grande encore ; elle doit au contraire être le tremplin nécessaire vers l’élaboration d’une autre société.

C’est pourquoi, nous, Place publique, répondons présent.e.s à l’appel du 27 mars. Nous souhaitons travailler avec l’ensemble des forces de gauche et écologistes, des ONG, des syndicats, pour poursuivre ce travail coopératif de diagnostic et de construction d’un nouveau modèle de société. Avant qu’il ne soit trop tard.

Place publique