Monsieur le Premier Ministre,

Les héros en blouse blanche, de plus en plus exposés attendent des actes. A Sète comme ailleurs. Dans les EHPAD, dans les hôpitaux du bassin de Thau, avec les médecins de quartier, les personnels soignants, les auxiliaires de vie, les pompiers, les policiers, les personnels des services publics de proximité,,,,,ils sont tous à pied d’œuvre pour faire face à la pandémie.

Mais aujourd’hui, partout, c’est un constat de carence en moyens de protection, notamment les masques FFP2, destinés en priorité à ceux qui sont en 1ère ligne. L’absence de stocks d’État relève d’une faute politique des gouvernements, qui, depuis 10 ans, ont considéré que c’était inutile.

Les restrictions sur les dépenses de santé, dans les budgets de ces dernières années, sont lourdes de conséquences. Les suppressions massives de lits d’hôpital ne le sont pas moins. 

Si l’anticipation de la crise est évidente, s’ajoute un questionnement sur la stratégie adoptée avec dépistage « limité » à 5000 tests par jour sur le territoire national.

Le parlement vient de voter en urgence une 1ère loi de finances rectificative mais pas 1 euro de plus n’est prévu pour l’hôpital public. Il est temps de changer de cap ! De sortir la santé d’une vision comptable destructrice et engager un plan de relance des services publics.

Enfin, pouvez-vous nous indiquer, quand et comment, par quel circuit, celles et ceux qui sont en 1ère ligne, pourront disposer des moyens de protection nécessaires à l’accomplissement de leurs missions.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, je vous prie Monsieur le Premier Ministre, de recevoir l’expression de ma plus haute considération.

François Liberti
Conseiller Municipal Groupe Puissance Sète – le Rassemblement