Gros challenge pour les ingénieurs système chez Netflix, comme chez les autres pour faire face à la demande, en cette période de Coronavirus. Mais Internet va-t-il tenir ?

Le Net. Techniquement, Internet tient.  Les pics de charge très importants n’effraient pas les infrastructures des opérateurs télécoms, enfin pour le moment. Mais des choix pourraient-ils être faits ? Comme réduire l’accès à des services très consommateurs de bande passante, et qui en toute logique peuvent être jugés : « pas forcément vitaux. » Exemples : Netflix, YouTube et même Fortnite.

La neutralité du net

Quelles mesures à prévoir pour faire face à l’afflux de connexions ? Le confinement général prononcé, il y aurait une réelle montée en charge du trafic sur les réseaux. Alors question : pourquoi ne pas modérer, peut-être couper, l’accès à des services dits non vitaux, pour laisser de la place à ceux jugés indispensables ? Ce serait une première atteinte à la net neutralité. C’est-à-dire la neutralité du net qui exclut toute discrimination à l’égard de la source, de la destination ou du contenu de l’information transmise sur le réseau. En clair : aucune gestion du trafic Internet ne doit s’autoriser à limiter ou à améliorer les accès aux applications, et services distribués sur le réseau.

En Italie, les connexions ont augmenté jusqu’à 30% depuis le confinement de la population. Avec le télétravail et les élèves connectés, toutes ces connexions nouvelles et constantes chargent le réseau Internet.

Mais les maillons faibles sont avant tout les serveurs des différents services, pas forcément pensés pour supporter le surplus de connexions. Exemple, le site Pronote qui est destiné à pallier la fermeture des classes ne fonctionnerait que très partiellement. D’autres ont été touchés, comme Klassroom, un service de cours en ligne. Mais il y a aussi les sites e-commerce qui sont de plus en plus sollicités, et certain peinent à répondre à la demande.