Avec le passage en force sur la contre-réforme des retraites par le 49-3, le président Macron, le gouvernement Philippe, le mouvement politique LREM et leurs soutiens parachèvent leur entreprise de destruction du modèle social français.

En confisquant la parole des citoyens à l’Assemblée nationale, ils bafouent l’expression démocratique du refus que la grande majorité des Français exprime depuis plusieurs mois, dans la rue comme dans les sondages d’opinion.

Aujourd’hui, ce pouvoir antisocial fragilise une grande partie de la population, et singulièrement les femmes, grandes perdantes de la retraite Macron. À Nîmes, les relais de ces théories libérales mènent depuis 20 ans les mêmes politiques, basées sur les mêmes principes d’exclusion sociale et de confiscation de nos richesses communes, au bénéfice de quelques-uns. Dans leur sillage, leurs pseudo-opposants portent les mêmes recettes politiques, mâtinées ou non de xénophobie, mais toujours soucieux de préserver un modèle libéral qu’ils ont généreusement servi et qui a su les en remercier.

Nous, colistiers de Nîmes Citoyenne à Gauche, adhérents aux différents partis politiques de Gauche ou sans appartenance partisane, sommes -depuis le début- engagés avec force, détermination et constance dans le mouvement social de défense d’un système de retraite par répartition, protecteur et digne, fondé sur les principes de solidarité intergénérationnelle. Nous continuerons à lutter pour le retrait de cette contre-réforme, comme nous continuerons à être de tous les combats pour préserver et renforcer nos services publics, premier outil de redistribution des richesses, dans une ville qui compte parmi les plus pauvres de France.

Nous n’avons pas peur de nous dire de Gauche. Celle qui protège, unit et émancipe. Celle qui voit la richesse en chacun de nous et qui incarne la solidarité réelle, en principe et en action. Celle qui sait où sont ses valeurs, ne transige pas avec ses engagements, ne trahit pas ceux qui lui font confiance.

Ne nous y trompons pas : ce ne sont ni les caméras de surveillance, ni les reconduites à la frontière, ni les arbres par centaines de milliers qui pourront protéger les Nîmoises et les Nîmois des mauvais coups de ces politiques libérales, mais bien un projet politique solidaire, digne et ambitieux pour notre ville, et qui s’oppose sans faiblesse ni compromission à ce capitalisme destructeur.

Vincent BOUGET, Jo MENUT & les colistiers et colistières Nîmes Citoyenne à Gauche