Entre la pression des organisations écologiques et le chemin que doit encore prendre la Ville pour devenir une métropole de l’innovation et de la technologie, le développement des transports était un sujet sur lequel la candidate était attendue.

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Entourée de militants et de Marc Le Tourneur, ancien directeur de la TAM, la candidate a dressé une sombre constat de la situation montpelliéraine, « doublement asphyxiée par les bouchons et par la pollution automobile, [et qui] a un besoin impératif de changer d’air ».

Face à ce constat et en prenant exemple, sur ce qui s’est fait à Grenoble, la candidate veut faire du mandat qui vient « celui où les piétons comme les cyclistes reprendront plaisir à se déplacer dans Montpellier et sa métropole », à l’opposé du « mandat qui se termine », « celui de l’immobilité et du laisser faire ! »

Un plan pour repenser place et relations entre piétons, cyclistes et automobilistes

En pratique la candidate souhaite mettre en place « une réorientation des investissements routiers vers les aménagements cyclables et piétonniers, avec un passage d’une règle des 50km/h avec exceptions à 30, à une règle des 30km/h dans les rues habitées avec exceptions à 50″, mettre en place une « tarification des transports au quotient familial », ainsi qu’un « développement majeur des services bus ».

La candidate souhaite investir 50 millions en 6 ans, pour mettre en place un réseau continu de liaisons piétonnes, élargir les trottoirs, simplifier la traversée des carrefours et piétonniser les entrées-sorties d’école, et 100 millions en 6 ans, pour les vélos, à travers un réseau complet et continu d’itinéraires cyclables, parkings à vélos sécurisés et mise en place de locations de vélos, VAE longue durée et stations-service vélos.

Clothilde Ollier souhaite aussi renforcer la place des bus et trams dans la Ville, avec un investissement de 15 millions d’euros par ans, pour augmenter l’offre de bus, le soir et le week-end, créer un réseau express de bus à haut niveau de services (BHNS), remplacement du parc de véhicules existants par des bus électriques ou à hydrogène et enfin accélérer à 2022, la mise en service de la ligne 5.

La Gare Sud de France

Selon Clothilde Ollier, la nouvelle gare Montpellier Sud de France, en service depuis juillet 2018, a été « conçue comme une punition pour ceux qui n’ont pas de voiture ».

Il ne s’agit pas pour la candidate de remettre en question son existence, mais plutôt de la rendre « utilisable et fonctionnelle ». Avec comme aménagement principal une ligne de bus direct qui partirait de la gare Saint Roch, passerait par l’Hôtel de Ville avant d’arriver à Sud de France et cela en 20 minutes.

Une solution qui permettrait d’annuler le projet d’extension de la ligne de tram 1 estimé par la candidate à 40 millions d’euros et de réinvestir cette somme dans des aménagements piétons ou dans les transports verts.