Action : Mur des paperasses 6 février 2020 à Montpellier
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Les personnels de l’Université de Montpellier, réunis sur le parvis de la Faculté des Sciences ont affirmé leur opposition au programme concerté de destruction de leurs conditions d’emploi, de travail et de vie par les contre-réformes voulues par le gouvernement d’Édouard Philippe.

Indépendance et libertés académiques

L’action de ce jeudi voulait pointer le projet de réforme des retraites et aussi la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Un « mur des paperasses » qui symbolise la culture de l’évaluation et des appels à projets, dispendieux en temps, en financement et en énergie. Des transformations systémiques de la société qui selon eux : « mettent à mal nos libertés académiques universitaires et l’indépendance de la recherche publique au service de la population. »

Interview de Romain Larive, Enseignant-Chercheur à l’Université de Montpellier

Quelle est la raison de cette action, et pour quelle portée symbolique ?

Nous sommes mobilisés contre la destruction de nos conditions d’emploi, de travail et de vie par les contre-réformes voulues par le gouvernement d’Édouard Philippe, en particulier le projet de réforme des retraites et la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Ce mur symbolise la culture de l’évaluation et des appels à projets, dispendieux en temps, en financement et en énergie.

Pourquoi aujourd’hui ?

À compter de ce jour, notre mobilisation entre dans son acte II et se renouvelle par de nouvelles formes d’action. Le mouvement contre la casse des retraites a débuté il y a 2 mois et 1 jour. Aujourd’hui est une journée de grève et de mobilisation interprofessionnelle.

Quelles modifications attendez-vous ?

Notre mobilisation ne s’arrêtera pas tant que nous n’aurons pas obtenu le retrait de la contre-réforme des retraites et la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Nous exigeons notamment la réaffectation des fonds du Crédit Impôt Recherche (CIR) destinés aux grandes entreprises vers l’Enseignement supérieur et la Recherche publique, un plan de recrutement massif de titulaires à la hauteur du nombre d’étudiants et des besoins publics de recherche, une démocratie universitaire et une réappropriation de l’université et des organismes de recherche par leurs acteurs, la suppression de l’ANR, de l’HCERES et des autres outils de pilotage de l’université et de la recherche. Tout cela pour avoir une université gratuite et accessible à tous et une recherche publique au service de tous.

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