Alex Larue, candidat LR-UDI pour les municipales à Montpellier réaffirme sa volonté de transparence dont « le seul objectif, la seule boussole, c’est l’intérêt général, » avec en ligne de mire une baisse des taux d’imposition.

« Il est temps de changer, » ce n’est pas qu’un slogan. Le candidat de la droite donne « des mesures techniques précises sur cette nouvelle gouvernance » en présentant des engagements fermes : Pacte de confiance, États Généraux de l’immobilier, G6. Occasion vendredi dernier de révéler deux colistiers, et deux nouvelles thématiques : Léa Stahl et Sébastien Avallone. L’une pour porter la notion de solidarité avec une fondation créée pour les étudiants, et l’autre pour comprendre l’urgence de la performance en matière de finances publiques.

Interview avec  Alex Larue, candidat LR-UDI à Montpellier en mars prochain :

« Une ville exemplaire est une ville solidaire. »

Léa Stahl est une étudiante élue au Crous (Centre régional des œuvres universitaires et scolaires). Elle participe aux différentes commissions, aux groupes de travail et surtout au Conseil d’Administration. Riche de cette expérience, son engagement avec le projet d’Alex Larue lui permettra de mettre en place une fondation « Montpellier Demain. » Consciente de la précarité des étudiants qui s’accroit, la motivation de Léa Stahl : « une ville exemplaire est une ville solidaire. » Bien commencer, bien finir ses études, être soutenu dans son cursus universitaire, combattre la précarité, accompagner les étudiants dans leurs débuts professionnels, fluidifier l’accès aux différents débouchés en travaillant entre autres avec la CCI, ce sera l’objet de cette fondation.

« La métropole doit se comporter de façon vertueuse » avec cette approche Alex Larue donne la mesure de ces deux colistiers qui viennent à leur façon incarner un renouveau de la classe politique.

La transparence impose la performance

« Pour que le citoyen puisse consentir à l’impôt, il faut qu’il puisse lire facilement dans les comptes publics et dans les budgets publics », explique Sébastien Avallone, avocat au Barreau de Montpellier. Juste réflexion et de fait, la transparence impose la performance. Difficile d’accepter la moindre bizarrerie comptable. L’objectif de la droite et du centre : baisser les taux d’imposition. Leur constat : même si la communication de la majorité actuelle c’est 0% d’augmentation des taux d’imposition, selon eux, la réalité est tout autre, « y a-t-il pour autant une absence d’augmentation de la pression fiscale ? » Pas exactement, la place est faite à la création de nouveaux impôts comme la taxe Gemapi, et à « une politique dynamique » en matière de tarification concernant notamment l’occupation de l’espace publique, stationnements, terrasses, etc. « Une politique dynamique » c’est l’expression polie de la Cour des comptes « pour commenter les budgets des collectivités territoriales, lorsqu’elle constate des augmentations de la fiscalité », précise Sébastien Avallone. Direction donc vers la performance, avec une gestion de la qualité et de l’humain en fonction de chaque service. Bref un suivi de gestion, avec une décentralisation au sein de la collectivité, et un contrôle de gestion pour que chacun puisse participer aux objectifs. Objectifs fixés par la politique du candidat Alex Larue. Pour confirmer cette nécessaire orientation, Sébastien Avallone aura ces mots : « si à la fin du mandat nous n’avons pas baissé les taux d’imposition, on pourra considérer que c’est un mandat qui aura été raté pour la droite et le centre. »

Ce n’est pas obligatoire, mais c’est appliqué par Philippe Saurel en conformité avec la Charte Anticor : confier la présidence de la Commission des Finances à un élu d’opposition. Sébastien Avallone souhaite aller plus loin : « il faut revaloriser le rôle du président de la commission des finances, il n’a pas la possibilité de demander des comptes aux différents services de la collectivité, il doit pouvoir le faire. »

Association : un contrat de subvention

Pour les associations va naître un contrat de subvention. De cette façon le conseil municipal pourra avoir une lisibilité complète, avec les projets de toutes les associations en amont comme après l’exercice. L’idée pour Alex Larue reste de « maintenir le niveau d’aide des subventions aux associations qui sont le ciment social de la ville.» Mais pour que cet état d’équilibre reste pérenne et dans un souci de transparence : « on doit être capable d’expliquer aux Montpelliérains, pourquoi on a donné des aides à une association plutôt qu’à une autre », précise le candidat LR-UDI. 

Un G6 local 

La gouvernance voulue par Alex Larue passe aussi par la mise en place d’un G6. Un Groupe des six vu comme un forum politique interactif entre la Région, le Département, la Métropole, l’État la CCI et la Chambre des métiers qui aura pour fonction d’harmoniser la coopération entre ces institutions. Une méthode pour redonner de la dynamique aux politiques publiques.