Sète devant le CRA, Centre de Rétention Administrative. Lundi 11 juin a débuté une grève de la faim bien particulière, celle de Tieri Briet enchaîné, jusqu’à la libération de Moussa Kanté, Aly Sidibé et tant d’autres.

« Ne pas avoir de papiers n’est pas un crime… Traiter les sans-papiers comme des criminels est un crime. »  Le collectif « exCRAdition Générale » milite pour la libération de tous les migrants placés en Centre de Rétention Administrative, ces « petites » prisons invisibles dans le coeur des villes.

Ce mardi 12 juin, les projecteurs sont braqués sur deux d’entre eux : Moussa Kanté et Aly Sidibé. Expulsé vers l’Italie ce matin, car y ayant laissé des traces administratives comme ses empreintes, Moussa Kanté doit, dit-on, faire une demande d’asile dans ce pays d’Europe. Tieri Briet est un homme libre dans l’action. Humain et solidaire, il est enchainé, comme Aly Sidibé est enfermé à Sète, et fait lui aussi une grève de la faim. « Les gars qui sont enfermés dans ce CRA ne sont pas des criminels, c’est juste des exilés qui ont fui la guerre et la famine… » dit Tieri Briet et il confirme qu’il n’est pas un doux rêveur : « on ne bouge plus tant qu’on ne négocie pas avec le préfet, avec le ministre, pour que les enfermés puissent sortir des CRA. »

Après une première nuit, explications :

« Mur par mur, pierre par pierre, nous ouvrirons leurs prisons » Tieri Briet.

Une mobilisation pour libérer aussi tous les migrants détenus et appeler au démantèlement des centres, avec le soutien de : « la pastorale des migrants », la Cimade, RESF ( Réseau Education Sans Frontières ), l’Astragale, « les CRAieurs de rue », le collectif anti-CRA et le Collectif exCRAdition Générale.

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