Avant la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes du 25 novembre prochain, il est encore bon de rappeler que partout dans le monde, les femmes sont encore victimes de nombreuses formes de violences : conjugale, psychologique, sexuelle… 

Depuis le début de l’année 2019, 132 femmes ont déjà été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, 137, selon le collectif Féminicides par compagnons ou ex. En 2018, 121 femmes ont été tuées par leur partenaire.

219 000 femmes sont victimes de violences

Chaque année, 219 000 femmes, selon les chiffres publiés par le Secrétariat d’État en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes, sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur ancien ou actuel partenaire. 19% d’entre elles porteront plainte.

Pour Delphine Roux, directrice de l’association Via Voltaire, qui animera le 25 novembre prochain, une conférence à destination de l’ensemble des agents de la Ville de Frontignan : « Il faut identifier, repérer et comprendre les problématiques de violence au sein du couple et intra-familiales. Il faut travailler sur la représentation de la violence, car elle n’est pas que physique, pour arriver à une meilleure compréhension des processus, ouvrir des portes, et transmettre de l’information aux victimes en dehors de la plateforme d’écoute téléphonique (3919). Cela nécessite une amélioration de la prise en charge et une meilleure orientation pour chacun : les femmes victimes, leurs enfants, et les auteurs de ces faits. » Delphine Roux précise, pourquoi, il faut nécessairement améliorer la prise en charge, les « chiffres des procureurs des TGI de Béziers et Sète, en 2018, ont recensé 1900 faits de violences conjugales. Pour celles qui n’ont pas franchi le pas de dépôt de plainte ou de main courante, le réseau professionnel du bassin de Thau donne comme indicateur pour l’année 2017 : 250 situations de faits de violences conjugales. » 

Aujourd’hui, les statistiques font froid dans le dos, 3 femmes sur 4 sont victimes de violences répétées et 8 femmes sur 10 déclarent avoir également été soumises à des atteintes psychologiques ou des agressions verbales. 94 000 femmes sont victimes de viols et de tentatives de viol, chaque année.

Une Marche #NousToutes « pour dire stop aux violences sexistes et sexuelles », est organisée, samedi 23 novembre 2019.

Lundi 25 novembre, la Ville de Montpellier se mobilise pour la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

Pour dénoncer ces violences inadmissibles, une action sera organisée, dès 8h et jusqu’à 18h, sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Sur place, 12 silhouettes féminines seront installées, pour symboliser les femmes qui, chaque mois, perdent la vie sous les coups de leur conjoint ou ex-conjoint. Une session de sensibilisation des agents de la Ville, de la Métropole et du CCAS aux violences conjugales, « Repérer pour agir », sera aussi organisée dans la matinée.

À 11h45, une minute de silence sera observée en hommage aux femmes décédées en 2019. Cette minute de silence sera suivie d’une prise de parole. De 12h à 18h, des stands de sensibilisation et d’information seront installés dans le hall de l’Hôtel de Ville animés par le CHRS Bouissonnade et les associations de défense des Droits des Femmes.

Du côté du Département, une campagne de sensibilisation démarrera lundi 25 novembre 2019.

Alors qu’un 5e poste d’intervenante sociale a été créé au commissariat de Sète-Frontignan, le 3 septembre dernier, cette « interface entre les victimes et les services de police », selon Claudia Beldame, intervenante sociale au commissariat de Sète-Frontignan, ne désemplit pas, preuve, s’il en fallait une, de l’actualité écrasante de la question des violences faites aux femmes, dans le Département.

Les numéros à retenir

Numéro national : 3919 – Violence Femmes info
Appel anonyme et gratuit, 7 jours sur 7, du lundi au vendredi de 9h à 22h, les samedi, dimanche et jours fériés de 9h à 18h.

En cas d’urgence, de danger grave et immédiat pour la victime
Appelez le 17 – Police Nationale
Appelez le 114 – Numéro d’urgence pour les personnes sourdes ou malentendantes
Appelez le 15 – Samu, en cas de besoin