Il existe. Cet artisan de la division, relevant arbitrairement en son prochain des caractéristiques qui en feraient un être inférieur. Car il ne s’agit pas d’autre chose. Lors d’un échange verbal, rappeler à son interlocuteur qu’il est une femme, qu’il est noir ou maghrébin, ou encore né dans le mauvais pays devient une tentative de domination par le mépris.

Ce procédé injuste et déloyal est fréquemment employé par « nos » Finkielfraut, Zemmour ou BHL, s’auto-proclamant soudain héritiers autant que détenteurs du savoir. Et de quel savoir ? Celui d’une France blanche, masculine, moderne et civilisée, ayant pour mission divine de donner des leçons au reste du monde.

L’Histoire, telle que nous la connaissons, nous, grand public, s’apparente à un conte qu’on dirait aux enfants le soir pour les endormir. Les authentiques érudits, devenus experts de la science historique après de longues années d’étude, le savent pertinemment. Par exemple, Thalès, Pythagore, Hérodote, et même Aristote, n’ont jamais existé. Mieux encore, il n’a jamais été question de croire en leur existence. Pour preuve, on attribue à certains d’entre eux des parents divins ! Ces êtres fictifs constituent la manière de nommer un savoir dont l’origine se perd dans la nuit des temps. À la source de ce savoir, des femmes et des hommes. Des êtres humains. L’intelligence ne dépend évidemment ni du genre ni de la couleur de peau. Contrairement aux assertions de nos « penseurs » hyper médiatisés.

Du pseudo-savoir pour inciter à la haine de l’autre

Les découvertes scientifiques dont l’Europe moderne se targue d’être découvreuse existent en Afrique et en Asie depuis bien longtemps. Et sans doute ailleurs sur Terre. N’oublions pas que la frontière est une invention récente ; et que la folie mondialiste de l’ « Occident » l’est encore davantage. Pour preuve matérielle, ladite pyramide de Kheops à Gizeh contient plusieurs centaines de données mathématiques. La musique, la peinture ou même l’architecture connaissent un degré d’excellence comparable dans toutes les régions du globe. Les exemples de ce type s’avèrent innombrables pour qui a la curiosité de transcender la culture ethnocentriste qu’on lui assène depuis l’enfance. N’en déplaise aux fervents défenseurs de la supériorité blanche.

Quel intellectuel manierait des bribes de pseudo-savoir pour inciter à la haine de l’autre ? Faux débats et faux problèmes nous sont cependant assénés par l’intelligentsia médiatique ; comme on jetterait quelques déchets à la meute de chiens pour que les affamés s’entretuent.

La culture de masse n’a pas pour but d’instruire, mais d’abêtir

La culture de masse n’a pas pour but d’instruire, mais d’abêtir. Les véritables penseurs et philosophes ne passent pas à la télévision ; pas plus que les spécialistes de l’Histoire. Qui chemine par lui-même vers la connaissance ne rencontre jamais, jamais, au grand fin jamais, aucune mention de genre. Ni de race. Ni de religion. Contrairement à ce que prétendent les épouvantails médiatiques, qui eux n’ont jamais rien inventé. Sinon leur propre connerie.