La politique municipale réserve parfois quelques surprises, le ralliement de l’ancienne Députée européenne Virginie Roziere, en fait, presque, partie.

Élue Députée européenne en 2014, à la suite d’un accord électoral, entre le PS et le PRG, puis conseillère régionale en 2016, sur la liste conduite par Carole Delga, la quarantenaire avait pourtant refusé, en 2017, le mariage forcé du PRG (satellite du PS) et du Parti Radical valoisien (satellite des Républicains) qui donna naissance au « Mouvement radical, social et libéral » (satellite d’En Marche, dont les composants ont depuis divorcé). En 2017, elle semblait ainsi avoir refusé le « en même temps », si cher aux Marcheurs.

Allant plus loin et pour sauvegarder l’ancrage à « Gauche » des radicaux, elle avait alors créé « Les Radicaux de Gauche (scission du PRG), qu’elle co-préside toujours et qui s’inscrivait alors, clairement, dans l’opposition à la majorité présidentielle.

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Cet ancrage à « Gauche », elle l’a rappelé bien des fois, en étant signataire de textes et de tribunes, en compagnie de nombreuses personnalités de la Gauche montpelliéraine, comme la Députée de La France insoumise, Muriel Ressiguier. En somme, son ancrage à « Gauche » et son anti-macronisme semblaient plus qu’assurés. Bon nombre lui prédisant déjà une jolie place sur la liste socialiste en mars prochain.

Mais, la campagne européenne a vu une participation avortée avec la liste PS-Place publique, pour son parti. Et aujourd’hui, elle est porte-parole de liste conduite par Mohed Altrad, pour les prochaines élections municipales, un candidat qui demande explicitement le soutien du parti présidentiel.

« quand Mohed m’a contactée j’ai découvert que nous partagions le projet de rétablir une justice sociale pour Montpellier. »

Pour l’ancienne Députée, se mettre au service du candidat était presque une évidence : « Nous portons un projet avec toutes les valeurs de la gauche, humaniste, progressiste, au service et pour les montpelliérains et montpelliéraines. »

Interview de Virginie Rozière, porte-parole 

Du côté de la fédération héraultaise du Mouvement Radical/Social – Libéral, cette nomination ne passe pas, pour Jacques Dandine, son président, cette « dernière usurpe une fonction et préempte une parole qu’elle ne peut porter au nom des Radicaux, qu’elle a quittés en 2017. » Bon joueur le Président de la fédération concède tout au plus à « Monsieur Mohed Altrad, néophyte en politique à Montpellier, le droit à l’erreur ». La fédération héraultaise ne soutient pas, pour le moment, de candidat.

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