Facilitons l’accès au centre-ville : Instaurons la gratuité des transports le week-end

Comme j’ai eu l’occasion de l’expliquer sur Agglo.tv, je propose que Montpellier instaure, dès septembre 2020, la gratuité des transports le week-end.
Non pas la gratuité permanente qui n’est pas viable à l’échelle d’une métropole comme Montpellier en raison de son coût et du risque de saturation du réseau.
Mais une gratuité ciblée, en dehors des heures de pointe de semaine.
Ce serait bon pour l’activité du commerce de centre-ville, bon pour le pouvoir d’achat des Montpelliérains, bon pour l’environnement.


Récemment, l’Institut des Territoires vient de remettre une étude éloquente sur la prolifération des zones commerciales en périphérie de Montpellier et ses conséquences sur la perte de vitalité du centre-ville.

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Comme l’affirmait Franck Gintrand au micro de France Bleu Hérault (https://www.francebleu.fr/emissions/l-invite-de-7h50-france-bleu-herault/herault/l-invite-de-7h50-france-bleu-herault-484) : » Les grandes zones commerciales sont en train de tuer le centre ville de Montpellier ! »

Un moratoire tout de suite !

La première chose à faire est de stopper l’hémorragie et de mettre en place, comme le demandent les commerçants du centre-ville, un moratoire sur l’extension des zones commerciales en périphérie.

L’urgence est, en priorité, d’arrêter le projet pharaonique « Ode à la mer » ; ce nouveau monstre de 111 000 m² de commerces et 2 200 places de parking, censé s’implanter entre la zone commerciale de Carrefour Lattes et celle de Auchan Pérols.

Sauvons les TGV en centre-ville  !

Restaurer, embellir le centre-ville n’est pas une option. C’est une obligation
Et il faudra amplifier cette politique car beaucoup de rues de l’Ecusson sont sales et dégradées.
Mais cela ne suffit pas.
Il faut redonner de l’attrait et de la vitalité au centre-ville. Rendre son accès commode.

Commençons d’abord par de pas nous tirer une balle dans le pied en supprimant les TGV de la gare Saint-Roch !
En 2018, 44 TGV desservaient le centre-ville. Fin 2019, la SNCF annonce seulement 28 TGV chaque jour en gare Saint-Roch.
16 TGV supprimés ! Plus d’1 TGV sur 3  ! En ce n’est que le début …
Moins de TGV, c’est une perte d’attractivité pour l’hôtellerie, la restauration, l’activité touristique du cœur de ville.
Moins de TGV, c’est une perte d’attractivité pour le Corum et l’activité de congrès.

On voudrait tuer le centre-ville que l’on ne s’y pendrait pas autrement.

Plus de 3 500 personnes ont déjà signé la pétition http://sauvonslestgv.fr pour demander à la SNCF le maintien de l’offre TGV en centre-ville.
Philippe Saurel n’a strictement rien fait pour empêcher cette catastrophe annoncée. Il devra en assumer la responsabilité.
Facilitons l’accès au centre-ville
De la même façon, Philippe Saurel est comptable des 10 ans de retard pris sur la réalisation de la ligne 5 de tramway.
10 ans de retard.
10 ans d’asphyxie automobile pour tous les quartiers Ouest de Montpellier
10 ans d’engorgement pour accéder au centre-ville.
Il faut faciliter l’accès au centre-ville par les transports non polluants.
Faire la ligne 5 vite !
Multiplier les pistes cyclables sécurisées !
Je propose, par ailleurs, une mesure concrète et immédiate.
Que Montpellier instaure, dès septembre 2020, la gratuité des transports (tramway et bus) le week-end.
Non pas la gratuité permanente qui n’est pas viable à Montpellier en raison de son coût et du risque de saturation du réseau.
Mais une gratuité ciblée, en dehors des heures de pointe de semaine.
Rendre les transports gratuits le week-end, ce serait bon pour l’activité du centre-ville, bon pour le pouvoir d’achat des Montpelliérains, bon pour l’environnement.
En complément, je propose de réduire de manière ciblée le coût de l’abonnement annuel au réseau de transport public. Afin que les abonnés bénéficient eux aussi de cette politique incitative en faveur des mobilités écologiques.
Par exemple, je propose que l’abonnement annuel jeune passe de 196 € à 150 € dès la rentrée 2020.
Rendre les transports gratuits le week-end, comme réduire le coût de l’abonnement annuel, a un coût qu’il faudra financer.
Cela suppose de faire des choix. Le premier sera de ne pas dépenser l’argent des contribuables dans la construction d’un second stade de football.
Parlons-en !
Manu Reynaud
Porte-parole EELV Montpellier
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