De nombreux gilets jaunes étaient venus soutenir leurs camarades et en particulier Roland Veuillet, militant actif et figure bien connue des contestations sociales.

Hier, six gilets jaunes étaient convoqués à Nîmes, dont cinq pour la soirée du 31 décembre où l’hôtel des impôts avait subi un début d’incendie.

Un climat tendu dans la salle d’audience

Plus de cent personnes étaient entassées dans la salle d’audience, bien trop pour le Tribunal gardois. Dans cette ambiance survoltée, et après que les procédures d’usage, juge et procureur indiquent au Gilet Jaune, le report de son procès pour vice de procédure.

Estomaqué, le militant prend alors le micro et rétorque aux juges qu’ils auraient pu avoir la courtoisie de le prévenir. S’ensuit une joute verbale avec le juge, jusqu’au moment où Roland Veuillet est sorti manu militari par la police. Il n’en fallait pas moins pour agiter les Gilets Jaunes qui regardaient, impuissants, leur camarade, menotté et plaqué contre le mur.

Guy Dejan, militant au NPA et Gilet Jaune, suivait les audiences, il s’étonne de l’arrestation de son ami.

Après une longue interruption de séance, les débats ont repris à huis clos.

Les cinq autres prévenus ont été relaxés des faits qu’ils leur étaient reprochés. Interview de Dominique Bargain, un des prévenus relaxés.

Hier soir, le sort de Roland Veuillet restait encore incertain, et il fallut attendre ce midi, pour le voir émerger de sa garde à vue. Il sera de nouveau jugé en janvier, pour contestation d’une décision de justice et rébellion contre les forces de l’ordre.