[VIDEO] Le grand oral d’Emmanuel Macron semble avoir été un puissant catalyseur, mais pas dans le sens où il l’avait espéré.

Alors que de grandes manifestations se tenaient à Arles et Montpellier, Nîmes a vu un cortège de Gilets Jaunes plus fourni que lors des actes précédents. Résumé en images et en musique de cet Acte 24.

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Après l’avoir longtemps été aux Costières, les arènes sont devenues le point de ralliement des Gilets Jaunes chaque samedi à 14 heures.

Durant une demi-heure, les Gilets arrivent par vagues, mais plus que déterminés et surtout armés de leurs pancartes et de leurs revendications.

À 14h30, le cortège de 200 personnes commence à se déplacer.

À quelques jours des grands jeux romains, les Gilets Jaunes empruntent la rue du Palais de Justice et tombent nez à nez avec une galère et des travailleurs s’affairant à mettre en place les décors.

Sous le slogan « ne nous regardez pas rejoignez-nous », et une petite note d’humour, les Gilets proposent aux figurants présents dans l’entrée des arènes de venir avec leurs casques et leurs lances.

Après cette mini-pause, le palais de justice sur la droite a le droit à sa petite pancarte (que les forces de l’ordre viennent en général aussitôt détacher), amnistie générale pour les gilets jaunes. Direction le Victor Hugo et la Maison Carrée puis le square Antonin où se déroule ce samedi la gratiferia mensuelle.

La semaine dernière, les halles avaient momentanément été envahies par les manifestants. En ce samedi, le cortège file donc directement vers ce haut lieu de la consommation nîmoise pour retenter le même coup. Portes closes, grilles baissées et consommateurs enfermés à l’intérieur du centre commercial, le cortège fait le tour sans parvenir cette fois-ci à pénétrer.

Qu’à cela ne tienne, la marche continue et stationne devant le centre des impôts avant de revenir dans l’Écusson.

En chansons et en slogans, la place de l’horloge est atteinte et les gilets entonnent la traditionnelle Marseillaise

Puis direction l’hôtel de ville où une fois encore c’est en chansons que les gilets vont stationner. Sur la musique du chant des partisans, ils ont réécrit des paroles plus adaptées à la situation.

De retour sur le boulard Gambetta, après plus de deux heures de marche et de slogans, dans un dernier effort, ils poussent jusqu’à la Préfecture où vont être déposées des pancartes portant leurs revendications. Puisque le chef de l’État ne semble pas avoir convaincu, ils se SONTdonné rendez-vous pour le 1er mai. et le samedi suivant.