Montpellier Acte 23, les Gilets Jaunes ont commencé leur rassemblement avec leurs slogans chantés, devenus emblématiques du mouvement : “on est là, même si Macron ne veut pas, nous on est là. Pour l’avenir des travailleurs et pour un monde meilleur, nous on est là…” Et l’inévitable : “Emmanuel Macron, ô tête de c**, on vient te chercher chez toi…

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Des paroles qui ne sont pas le fait du hasard, et qui sont nées des mots mêmes du président de la République. Juillet 2018, dans le contexte de l’affaire Benalla : “le seul responsable, c’est moi, qu’ils viennent me chercher.” Et, trois jours avant l’Acte 1, le 14 novembre 2018 sur le porte-avions Charles de Gaulle, dans un exercice de contrition pour tenter de réparer son image, face à Gilles Bouleau sur TF1, Emmanuel Macron lâchera : “je n’ai pas réussi à réconcilier le peuple français, avec ses dirigeants.

Le retour des casseurs ou pas ?

14h00 sur la place de la Comédie : le retour des casseurs ou pas ? Pour Gérard « Castaner, il en fait trop… » C’est un samedi test pour Christophe Castaner, un ministre qui doit “dégager au plus vite, il nous a fait trop de mal” lance Mireille presque en criant. Ils sont nombreux à réclamer son départ et à scander : “Castaner démission.

Y a-t-il eu des contrôles préventifs à Montpellier dans le centre-ville ? Ici personne ne répond par l’affirmative.

Plus d’un milliard d’euros pour une cathédrale

Plus d’un milliard d’euros ont été collectés en quelques jours pour rebâtir la cathédrale ruinée par les flammes. Un milliard aussi vite pour Notre-Dame, beaucoup n’osent trop rien en dire, comme si l’on touchait au sacré. Une autocensure palpable face à l’émotion nationale, mais ça discute un peu d’un côté, puis de l’autre : “on verra, on pourra en débattre, si les donateurs, enfin plutôt les gros donateurs n’auront aucune déduction fiscale. Parce que c’est trop facile d’être généreux sur le dos des contribuables.” Michel lui est convaincu que : “C’est indécent, j’ai rien envie de dire… y a des gens qui dorment dans la rue, ils n’ont pas de toit… c’est indécent.” Un autre groupe en parle, et outre les discussions sur les paroles très attendues d’Emmanuel Macron qui ont été décalées : “y a 800 ans d’histoire qui ont pris feu… D’accord, mais nous on est dans le présent et ça brule aussi à cause des inégalités, des souffrances quotidiennes et du mépris.” Ce sont ces moments-là d’agora citoyenne qui sont toujours intéressants devant l’Opéra, avant que le cortège ne commence à déambuler dans la ville. Environ 2500 Gilets Jaunes ont répondu à l’appel à manifester à Montpellier.

Premier passage devant la préfecture, pour remonter vers le Peyrou et lancer aux forces de l’ordre : « on est plus chaud que les lacrymos  », comme une invitation à un rendez-vous pour plus tard…

Boulevard du Jeu de Paume, les Gilets Jaunes scandent : « on lâche rien ». Arrivés sur la gare, certains tendent leurs affichettes aux CRS, et tentent de parler justice, et évasion fiscale. D’autres leur proposent de les rejoindre. Il y a Jean-Marie qui parle de Lavilliers, Bernard de son prénom : « toutes ces vedettes télé, ciné ou show-biz, ils doivent leur mettre le fisc au cul pour les faire fermer leur gueule et tourner leur veste… Nous c’est les PV, eux c’est le fisc… Mais nous on est là. »

Retour sur la Comédie en passant par le Polygone, c’est un temps : une « manifestive, » avant d’annoncer une révolution Grande Rue Jean Moulin : « révolution ». Et de se retrouver bloqués devant la préfecture, où les forces de l’ordre ont empêché les Gilets Jaunes de rejoindre à nouveau la Comédie.

Les Gilets Jaunes sont bloqués devant la préfecture, et chantent pour les forces de l’ordre, avant de leur scander « laissez-nous passer ! laissez-nous passer ! » Ils se feront disperser avec quelques grenades lacrymogènes, et l’usage du canon à eau. Pour ensuite se faire repousser jusqu’au Peyrou, en marchant et presque dans le calme, ils entonneront la Marseillaise.

Dispersion avec grenades lacrymogènes, et canon à eau devant la préfecture

19h00, quelques manifestants déambulaient encore dans la ville. Deux d’entre eux cet après-midi ont été interpellés et sont en garde à vue, pour jets de projectiles sur les forces de l’ordre.

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