L’AG du Peyrou réunie ce dimanche 31 mars constate que la convergence est maintenant une réalité : le 5 février, puis le 19 mars avec les organisations syndicales FO CGT FSU et Solidaires, hier encore aux côtés des parents d’élèves et des enseignants : les Gilets sont présents, ce fait est relevé par tous.

Nous apportons ainsi tout notre soutien au combat engagé par les enseignants pour le retrait de la réforme Blanquer. Cette réforme apparaît maintenant pour ce qu’elle est : une mesure pour encore réduire le nombre de postes, liquider des pans de programmes, créer des diplômes locaux, expérimenter des horaires et des matières variables d’un établissement à un autre, bouchant la possibilité de poursuivre dans la filière de son choix dans le supérieur.

Nous soutiendrons donc, à notre niveau, les actions entreprises par les enseignants, quelles que soient les formes d’actions choisies. Nous invitons tous les Gilets Jaunes enseignants à rejoindre cette mobilisation à y apporter notre vitalité, notre expérience.

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Ceux qui ont cherché à nous diviser ont eu tort, ils doivent maintenant le reconnaître. Les arguments expliquant que les gilets jaunes n’avaient pas grand chose à voir avec le monde du travail et que nos revendications étaient à opposer aux combats pour l’augmentation des salaires sont maintenant nuls et non avenus. Nous sommes des travailleurs, du public comme du privé, parfois privés de travail, parfois autoentrepreneurs ou travailleurs pauvres, parfois dans des petites entreprises, parfois au chômage ou au RSA, parfois à la retraite mais nous sommes des travailleurs sous le Gilet Jaune, et beaucoup d’entre nous sommes syndiqués ou l’ont été.

Nous saluons l’initiative des Youthforclimat de Montpellier, qui ont demandé à nous rencontrer pour converger avec nous. Ils ont raison, nous avons des préoccupations communes.

Ceux qui, dans leurs salons ou dans les médias locaux, ne parlent que des violences le samedi, pour éviter de parler de la réalité sociale de notre pays, du ras le bol que notre mouvement exprime, font également fausse route, passent à côté de l’essentiel ; et quand ces discours servent d’arguments pour leur petite campagne électorale, ils sont minables.

Chaque jour notre mouvement murit, réfléchit, s’organise, comprend les pièges et les déjoue. Nous plus fort, soutenu par la majorité de la population, quand Macron est maintenant tout seul.

Plus que jamais, l’heure n’est pas à la division, mais à l’unité.

L’unité, tout en préservant nos cadres, nos modes d’actions, notre indépendance.

L’unité de tous pour chasser Macron, sa politique, ses laquais, ses députés, et ceux qui leur ressemblent : on débattra quand on vous aura tous viré, vous, votre politique, votre médiocrité.

Place aux travailleurs, au peuple, aux femmes, à la jeunesse !

Adoptée à l’unanimité moins deux abstentions
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