Impulsé par les élus d’opposition fin 2018, cet outil innovant de démocratie participative a enclenché samedi 23 mars, un diagnostic des principaux chantiers à mener.

Quelle serait la ville idéale et possible ?

Quelle serait la ville idéale et possible ? C’est la question que se sont posée les quelque 70 personnes réunies par la Fabrique citoyenne, samedi après-midi à la halle des sports Louis Marty du Barrou. Outil novateur, cette fabrique, impulsée par les élus d’opposition de gauche fin 2018, vise à la construction, par et pour les habitants, d’un nouveau projet municipal d’ici les prochaines élections en 2020.

Après avoir élaboré une feuille de route, fixant les modalités de la démarche, et une charte s’engageant à faciliter la participation du plus grand nombre, la Fabrique a lancé samedi une étape de diagnostic, afin de définir les grandes thématiques « à travailler ensemble ». Au fil des prises de parole, trente au total, se sont exprimées pêle-mêle, des préoccupations sur l’environnement, la mobilité, la privatisation des services publics, la santé, le prix des logements, l’emploi, la culture, la jeunesse, la solidarité, l’économie, le port, l’accueil des migrants ou encore la pollution de l’étang de Thau. Avec en fil rouge, l’envie forte d’une ville plus conviviale, plus humaine et plus accueillante.

Neuf grandes thématiques

À la tribune, les trois jeunes animateurs de la rencontre, Gabriel Blasco, Nathan Liberti, et Laura synthétisaient les suggestions sur des post-it pour les regrouper suivant neuf grandes thématiques, qui donneront chacune lieu à un atelier spécifique. L’objectif étant d’aller échanger ensuite sur ces questions dans tous les quartiers sétois.

« Un travail de longue haleine », reconnaît Gabriel Blasco. Mais à l’évidence, ce chantier passionne de nombreux Sétois, parmi lesquels plusieurs nouveaux arrivants. « Ici les partis politiques ne sont pas dans une démarche d’alliance, mais de soutien à cette fabrique citoyenne, dont l’objectif est de libérer la parole et d’offrir une alternative à la gestion de François Commeinhes », précise François Liberti. Une plate-forme dont devraient à terme émerger un programme et les noms des candidats qui le porteront.

Interview de Gabriel Blasco :