Si pour les quatre mois de mobilisation et la fin du Grand Débat National, la majeure partie des Gilets Jaunes avait décidé de converger vers Paris, cela n’a pas empêché Montpellier d’organiser un rassemblement régional.

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Comme chaque semaine depuis le 17 novembre 2018, des dispositions ont été prises par la Préfecture de l’Hérault, et comme chaque semaine, cela n’a pas refroidi les Gilets Jaunes montpelliérains qui en ont profité pour rejoindre la 5e Marche pour le climat et faire converger mécontentement social et sociétal.

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L’acte XVIII a commencé dans l’Hérault par un débat citoyen proposé par les Gilets Jaunes du Pic Saint-Loup à Saint-Mathieu-de-Tréviers.

Suite aux « grands débats citoyens » hebdomadaires organisés par les Gilets Jaunes du Pic Saint Loup en parallèle au « grand débat [qui] n’est juste qu’une campagne pour les européennes financée par l’argent public », les manifestants ont constitué, pour les quatre mois de mobilisation, une assemblée citoyenne.

Cette assemblée citoyenne a pour but de compléter les retours et arguments des précédents débats, « contrairement à ce qu’a indiqué le Président sur notre incapacité à l’effort, cette réflexion est née de l’effort et du temps qu’un bon nombre de citoyen.ne.s a mis à disposition et de façon gracieuse. »

Si 44 élus avaient été invités, seul deux ont fait le déplacement, comme Agnès Rouvière-Esposito. Elle nous explique les raisons de sa présence.

L’après-midi de mobilisation a débuté avec les Gilets Jaunes de la commission « convergence », qui organisaient une conférence de presse.

Une occasion pour les Gilets jaunes de présenter l’état de la convergence avec les organisations de salariés et de paysans, ainsi que leurs prochaines actions.

Pour les 4 membres de la commission présents sur les 10, il faut converger avec les syndicalistes, « comme l’union fait la force, l’oignon fait la soupe ». Un moment, aussi, pour rappeler l’ambition écologique du mouvement des Gilets Jaunes.

Pour ces « porte-parole », grâce au mouvement des Gilets Jaunes les Français ont pris conscience de la situation du pays, « tout le monde s’aperçoit qu’il a un cerveau » : « Cette « Convergence des Luttes » souligne aussi que nous sommes des citoyens comme les autres, soucieux de notre environnement, de l’air que nous respirons, de l’eau que nous buvons, de la terre que nous foulons, de la qualité de vie de Tous les êtres vivants, ceux qui nous paraissent inertes aussi, sur notre Belle Planète Bleue. C’est pourquoi, aujourd’hui, nous sommes ici, aux côtés des Marcheurs pour le Climat. »

Les Gilets Jaunes appellent tous les citoyens à un moment de convergence, mardi 19 mars à 18h, en marge de la manifestation intersyndicale, au Jardin du Peyrou, chacun pourra alors prendre la parole.

À partir de 14h, Gilets Jaunes et manifestants de la Marche pour le climat se rejoignent.

Les Gilets Jaunes montpelliérains avaient décidé pour l' »Acte XVIII » de converger avec la « Marche du siècle » pour le climat.

Les deux cortèges, celui de la Marche pour le climat et celui des Gilets Jaunes se sont toisés longuement, certains dans le cortège des marcheurs voyant d’un mauvais œil le soutien des Gilets Jaunes.

Le gros des Gilets Jaunes n’a pas suivi les manifestants de la Marche pour le climat, pour préférer se masser devant la Préfecture, comme depuis de nombreux samedis.

Après quelques minutes d’hésitation, les Gilets Jaunes sont remontés vers les jardins du Peyrou, avant de converger avec les manifestants de la Marche pour le climat, boulevard du Jeu de Paume.

Une partie des Gilets Jaunes, rejetés par les marcheurs, est retournée aux environs de 16h vers les abords de la Préfecture de l’Hérault, pour son rendez-vous hebdomadaire.

Sous le chaud soleil languedocien, Gilets Jaunes et forces de l’ordre se sont opposés pacifiquement, avant que le jeu du chat et de la souris ne commence.

En fin de Marche pour le climat, un point d’informations était organisé sur le site de l’ancienne École d’application de l’infanterie (EAI).

Un moyen pour les « représentants » de l’Assemblée générale des gilets jaunes de Montpellier de présenter leurs revendications, « alors que la pseudo-consultation du « grand débat national » finira le 17 mars 2019 », et « que le gouvernement s’efforce de discréditer en tentant de diaboliser le mouvement, de le réduire par la violence policière et la répression judiciaire, de le marginaliser en truquant le décompte des manifestants. »

Une plateforme de revendications devrait compléter le premier travail de l’Assemblée générale, d’ici la fin du mois. Elle devrait s’articuler autour de trois thèmes : « social-économie », « écologie-environnement », « vie citoyenne-institutions ». L’Assemblée générale enverra aussi des représentants à l’assemblée des assemblée de Saint-Nazaire en avril prochain, qui aura notamment pour but de structurer le mouvement.

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