Paniqué d’avoir été mis en minorité lors de la dernière réunion des élus de l’Agglo à propos du futur Palais des sports, Frédéric Lacas fait feu de tout bois, multipliant les déclarations plus obscures les unes que les autres, s’embrouillant dans les chiffres et les explications. Reprenons donc.

Alors que nous étions tous d’accord pour construire, sur la commune de Béziers, tout près de Boujan, un Palais des sports de 1 500 places, les instances du volley féminin – nationales comme européennes – ont changé les règles du jeu. Désormais, pour les phases finales des plus importantes compétitions, il faut disposer de salles de 2 000 places.

Que faire ? S’entêter à réaliser un équipement qui serait d’ores et déjà obsolète ou revoir notre copie pour s’adapter aux nouvelles normes et offrir à nos Angels une salle adaptée à leurs ambitions ? La réponse va de soi. A condition, bien sûr, de rester dans le budget voté. C’est ce que nous avons proposé lors de la réunion de l’Agglo du lundi 4 mars.

Est-ce possible dans le cadre du marché actuel ? Il semble que non. Ne prenons donc pas le risque d’un recours et recommençons sur des bases saines, la procédure choisie jusqu’ici s’avérant particulièrement lourde et coûteuse.

Ce n’est pas plus compliqué que cela. Il nous faut une salle de 2 000 places pour un prix raisonnable. Nous proposons donc de revoir le cahier des charges initial en demandant aux architectes de plancher sur un équipement disposant de gradins amovibles (et non plus en dur comme prévu), nettement moins chers, et de prestations (loges, salle de réception, hall d’accueil…) moins luxueuses. Bref, du simple bon sens.

Les communes de Béziers et de Boujan qui se sont engagées à payer le terrain – près d’un million d’euros – ont, nous semble-t-il, le droit d’émettre un avis et d’être entendues. Comme, d’ailleurs, toutes les autres communes du Nord de l’Agglo, trop souvent oubliées ces dernières années.

Ville de Bèziers