D’aucuns pensaient que les fêtes allaient arrêter le mouvement, et pourtant ce samedi, à deux jours de la reprise des écoles, les gilets jaunes font toujours partie du paysage, et semblent toujours aussi motivés.

C’est sous un soleil radieux, mais un mistral infernal que l’acte VIII de la mobilisation des Gilets Jaunes a débuté de bon matin dans la ville médiévale d’Uzès. Les Gilets Jaunes se sont réunis à 9 heures au stade de rugby le refuge, pour une déambulation à travers l’ancien Duché.

Outre les revendications sur le RIC, ce samedi, les gilets avaient pris pour thématique cette semaine une marche pacifique contre les violences policières, mais aussi les interpellations, les gardes à vue, et surtout les 300 personnes mutilées par les tirs de flash-ball, grenades de dés-encerclement, ou grenades pour gazer.

Explications avec Cédric, Gilet Jaune du Gard : « quand y’a pas de CRS, y’a pas de casse y’a pas de violence […] C’est une marche pacifique […] On demande juste de pouvoir vivre décemment » ; « on veut de la vraie démocratie … »

La marche rythmée aux sons des djembés a fait un premier arrêt devant l’hôtel de ville, où une Marseillaise a été entonnée.

En rythme donc : « Manu t’es foutu, le peuple est dans la rue »

Puis symboliquement, les gilets sont allés déposer des croix au monument aux Morts, pour les personnes ayant perdu la vie depuis le 17 novembre. Une minute de silence a été demandée et observée devant le monument aux Morts.

Les croix ont été ramassées et les manifestants ont pris la direction du marché aux herbes, grand marché installé dans les rues médiévales et les boulevards de la cité ducale. Toujours dans un calme absolu, les gilets jaunes ont discuté, avec les commerçants, les riverains et les consommateurs de leur mouvement et de son pacifisme qui réussit, quand il n’y a pas de CRS en face d’eux.

Ce rassemblement pacifique et citoyen a fait un travail de diffusion des revendications des Gilets Jaunes sur le marché, en confirmant à tous que la mobilisation continue.

Puis dans les rues, ils ont chanté ce qui maintenant est devenu un grand classique : « Emmanuel Macron, tête de c**, on vient te chercher chez toi. »