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Béziers le 14 décembre 2018

Le tribunal condamne à nouveau Robert Ménard… Encore des milliers d’euros dilapidés pour une attaque contre la laïcité : N’y a-t-il pas d’autres priorités pour Béziers, ville sinistrée ?

Le groupe de Béziers de la Libre Pensée se félicite de la décision du juge des référés de condamner Robert Ménard maire de Béziers à déplacer sa crèche catholique, dont le caractère illégal était manifeste

En effet, le juge s’appuie à nouveau sur la jurisprudence Libre Pensée du Conseil d’État (CE, ass., 9/11/2016, Fédération de la libre pensée de Vendée ; CE, ass., 9/11/2016, Fédération départementale des libres penseurs de Seine-et-Marne).

La commune paiera ainsi 2000 euros d’amende par jour de retard et 15000 euros à partir du troisième jour.

Mais une question se pose : alors que depuis des semaines, des milliers de Biterrois se mobilisent sous diverses formes pour refuser la misère, comment se fait il que Robert Ménard, tel Louis XIV qui disait « l’État c’est moi », proclame « Béziers, c’est moi », dilapide encore des milliers d’euros pour ses opérations de communication visant à faire de Béziers le laboratoire du communautarisme et de la ségrégation ?

Combien de temps encore, verra-t-on une ville délabrée dirigé par un maire dépensant des centaines de milliers d’euros de frais de justice, de campagne d’affichage en crèches catholiques et autre panoplie de propagande douteuse ?  Cet argent ne devrait-il pas servir les citoyens ?  La ville de Béziers n’est pas sa propriété personnelle dont il peut disposer comme bon lui semble.  Il y a des lois dans la République, elles doivent être respectées.

La Libre Pensée de Béziers estime que cette politique de dilapidation des deniers publics doit s’arrêter, que la laïcité doit s’appliquer, et que priorité doit être donnée à la population,  à ses conditions de vie, de logement  et de travail, au développement de notre ville.

Nous le savons cette nouvelle offensive se fait dans le contexte d’annonce d’un projet gouvernemental de révision de la loi de 1905, dont on comprend quelle est encore l’obstacle majeur pour ceux qui attendent patiemment de prendre la revanche cléricale. C’est pour réaffirmer cela que nous avons été reçus ce lundi en préfecture à Montpellier, pour exiger l’abandon de toute modification de la loi de 1905.

Groupe Libre Pensée de Béziers et des environs
Fédération unie de la Libre Pensée de l’Hérault