3e jour de contestation pour les lycéens qui bougent de plus en plus, ce jeudi 6 décembre. Parcousup, Réforme du Bac et aussi soutien avec les « Gilets Jaunes, » ils manifestent un peu partout en France.

Occitanie, certains établissements sont bloqués aujourd’hui 6 décembre, avec souvent des barrages devant les entrées. Deux syndicats lycéens, le SGL (Syndicat général des lycéens) et la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), appellent à deux journées de blocages, ce jeudi 6 décembre et vendredi 7 décembre.

Voir aussi : Hemingway Nîmes, les lycéens manifestent

« Ne pas céder à la violence »

Louis Boyard, Président de l’UNL (Union Nationale Lycéenne) explique qu’il ne faut pas céder à la répression, mais qu’il ne faut pas céder à la violence. « Emmanuel Macron ne répond qu’au blocage […] Nous aujourd’hui notre responsabilité, c’est de continuer à bloquer des lycées, et ne pas céder à la violence. » Il en appelle aussi à la responsabilité de Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale pour retrouver l’apaisement :

« Faisons nous confiance les uns les autres, pour construire une école sereine sans violence » a dit Jean-Michel Blanquer qui redoute les jours qui viennent, et demande aux lycéens de ne pas s’exposer à des situations dangereuses.

Dans un courriel, transmis à l’ensemble du corps enseignant, le Ministre de l’Éducation nationale et de la Jeunesse a appelé les enseignants à tenir aux élèves « un discours de sérénité » : « C’est pourquoi, au regard du degré de violence qui émaille certaines manifestations, il est indispensable d’appeler à la sérénité, au calme et au respect des personnes et des biens. C’est une exigence démocratique au cœur de notre école. »