Mobilisation toujours, pour ce troisième jour consécutif avec plusieurs secteurs occupés tôt le matin, par des barrages filtrants fluides, souvent pour distribuer des tracts et échanger avec les automobilistes qui klaxonnent en signe de soutien.

Certains s’arrêtent pour rejoindre les manifestants quelques minutes, en récupérant leur gilet stocké sur le tableau de bord, côté passager. Rares sont ceux qui font crisser les pneus.

Montpellier au Rond-point du Grand M, pour Laura Martinelli l’une des coordinatrices, l’équation est simple : « on est tous pris à la gorge, on n’en peut plus de leurs mesures. » Et elle précise : « Il est question de durer minimum une semaine, ensuite on verra. »

Rond-point Près d’Arènes, le rassemblement s’est fait tranquillement.Ce matin, on était seulement cinq gilets jaunes. C’est les automobilistes tout seuls qui provoquaient des embouteillages en s’arrêtant pour nous parler,” témoigne Stéphane, actif depuis le 17 novembre sur ce secteur.

Sur le rond-point de Baillargues qui donne accès à l’A709, les Gilets Jaunes ont décidé en début d’après-midi de s’installer durablement. Stessy Seguin : « comme on n’est pas pris au sérieux, on a décidé, nous, de durcir le mouvement. » « On va rester sur place … jusqu’à ce qu’on nous écoute, jusqu’à ce qu’on nous prenne en compte… » Sur ce secteur la coordinatrice est déterminée, d’autant que les automobilistes sont généralement encourageants, soit à coups de klaxon, de fleurs (étonnant) ou de croissants.

Armand retraité et “Gilets Jaunes” tient à donner une info à Emmanuel Macron :

Frontignan, blocage de l’accès au dépôt de carburant. Les « Gilets Jaunes » sur place s’organisent pour tenir. Quelques échanges avec la préfecture de l’Hérault, pour un laissez-passer concernant le ravitaillement des services publics.

Ambiance avec le groupe Facebook Gilet jaune bassin de thau