Découvrez l’exposition Lignes de fuite et ses quatre artistes, qui comme Picasso en son temps, répondent à l’urgence de conflits qui font tragiquement l’actualité.

Originaires du Moyen-Orient ou de l’Europe de l’Est, leur trajectoire parle pour eux, une trajectoire ouverte même si elle n’est que très rarement droite et rectiligne, composée de lignes de « fuite », échappatoire à la situation donnée et possibilité de construction…
  • Ibro Hasanovic, descendant des « derniers » Yougoslaves, s’intéresse aux changements géopolitiques de l’espace de l’ancienne Yougoslavie, et à leurs conséquences collectives et individuelles. Tant de microévènements et d’expériences individuelles, qui font vibrer cette improbable destinée collective.
  • Adrian Paci dans The Procession développe lui, un travail sur les funérailles des « Ubus », dictateurs communistes. L’artiste a rassemblé des fragments de vidéos qu’il a trouvées dans des archives d’État officielles et des reportages télévisés.
  • Mounira Al Solh convoque, elle, les histoires et expériences personnelles provoquées par les crises politiques et humanitaires en Syrie, et plus largement au Moyen-Orient.
  • Khalil Rabah, fondateur de la Riwaq Biennale, développe deuil 1995, le projet du Palestinian Museum of Natural History and Humankind. Musée fictif et utopique, palliatif questionnement de la façon dont les sociétés construisent l’histoire.

Infos pratiques : jusqu’au 03 Mars 2019 au Carré d’Art – Musée d’art contemporain
Place de la Maison Carrée – 30000 Nîmes
Ouvert du mardi au dimanche inclus de 10h à 18h