Inventifs, les écologistes à Montpellier pour sensibiliser les citoyens du besoin urgent, d’un changement de paradigme sur les questions de mobilités. Aujourd’hui, avec un effet de Com’, qui fait de Montpellier la capitale de la pédale, entendre : capitale du vélo, ils proposent de doter la ville d’un véritable projet, pour la petite reine. 

La 7e ville de France (en nombre d’habitants) serait à la traîne sur ces questions. Les nouveaux défis face à l’urgence climatique exigent des choix politiques clairs, efficaces, et dans la concertation. Avec ce Plan Vélo, EELV-Montpellier veut mettre en évidence que la Métropole et la Ville de Montpellier ne disposent d’aucune réelle politique, sur les déplacements doux et alternatifs.

Ce mardi 9 octobre, élus et militants d’Europe écologie les verts décident avec cette action, « Capitale de la pédale » d’alerter les citoyens en usant d’une accroche. Définition de l’accroche : un court élément de texte dont la fonction est d’attirer l’attention, et d’éveiller la curiosité, afin de provoquer la lecture, le visionnage, ou l’écoute d’un message publicitaire.

En l’occurrence ici : la lecture et l’écoute d’un projet et d’une méthode pour consulter les Montpelliérains. Une plateforme monavissurlevelo.fr est mise en ligne dès aujourd’hui pour recueillir l’avis, et les contributions des habitants. Objectif : faire le 18 octobre une rencontre citoyenne ouverte à tous, où les premiers résultats seront rendus publics, et permettront un débat.

Certes, le slogan semble faire polémique, sur le ‘net et ses réseaux sociaux. Certains rient, d’autres tentent du « Trumpisme » : c’est à dire du bruit et de la fureur pour brouiller l’essentiel du message. Ainsi, les écologistes sont taxés « d’homophobie » par la communauté digitale de Philippe Saurel, le maire de Montpellier. De son côté, Fierté Montpellier Tignes Pride s’exprime ainsi sur sa page Facebook : « l‘association trouve particulièrement inapproprié l’utilisation du terme Capitale de la Pédale (avec une majuscule) dans le cadre d’une consultation citoyenne par un groupe politique ». Reste que, le message se fait entendre : « la mobilité douce, c’est vraiment l’avenir, il ne se passe plus rien à Montpellier depuis trois ans. Il n’y a plus de projets, plus d’ambitions… » explique Christian Dupraz, Vice-président de la commission Transports et Infrastructures de la région Occitanie. Pour lui, quatre premières propositions EELV sont à défendre et à mettre en place au plus vite. Commencer par : des équipements pour stationner les vélos, puis des aménagements adaptés à la circulation, et des « autoroutes à vélos » pour traverser la ville et la métropole de manière rapide et en toute sécurité ; enfin le coup de pouce financier pour aider à l’achat des vélos électriques.

Pour Manu Raynaud, porte-parole EELV-Montpellier, le débat est plus large, et porte sur un changement sans plus attendre, de nos modes de production et de consommation :  » il y a deux jours, les experts internationaux sur le climat (le GIEC) rendaient un rapport qui confirme, que l’on peut encore faire quelque chose, mais qu’il faut aller vite […] En mettant du vélo dans la ville, on diminue la circulation automobile, et c’est très important. » La planète est déjà frappée par les impacts des changements climatiques. Selon les conclusions de ce rapport, les changements climatiques sont réels, et sont déjà dévastateurs. Ils viennent affecter les écosystèmes indispensables à la vie sur Terre, ainsi que la santé et les moyens d’existence de tous les êtres humains. Stopper ce changement climatique, c’est opérer un changement dans tous les comportements, à commencer par remplacer un coup d’accélérateur, par un coup de pédale.