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Thomas Levy était convoqué jeudi dernier au matin pour une commission de discipline de l’Université Paul Valéry de Montpellier. Il était au moment des faits, agent contractuel à l’Université sous statut d’étudiant.

Convoqué en tant qu’étudiant, il risque l’exclusion de la Fac, ce qui est cocasse pour un étudiant diplômé ayant achevé son cursus. Est-ce pour « faire un exemple » ? Ou parce qu’un conseil de discipline d’agent est beaucoup plus encadré qu’une commission disciplinaire étudiante, avec une représentation paritaire, notamment des syndicats ?

Thomas Levy, ainsi que les organisations syndicales du personnel et usagers des Universités de Montpellier (CGT, Solidaires Étudiant.e.s, Sud Éducation, Sud Solidaires Recherche, le Comité des Étudiants Indépendants) pensent pour leur part, que ce qui lui est réellement reproché : c’est son engagement dans le cadre de la mobilisation étudiante.

D’autant plus qu’il n’est pas le seul dans ce cas, un autre étudiant du syndicat étudiant Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier (SCUM) avait déjà été convoqué la semaine précédente et un troisième quelques jours après. L’Université Paul-Valéry Montpellier aurait-elle choisi la répression du mouvement via des sanctions administratives ?

Finalement, rien n’a été décidé ce jour et Thomas Levy devra attendre juillet ou septembre pour savoir le sort qui lui sera réservé. Ce dernier est confiant, il nous a confié « que le dossier était vide » et même « que les preuves vidéo montrent qu’il n’a rien fait », – il lui est reproché d’avoir ouvert un portillon pour faire entrer « des personnes sans droits ni titres » au sein de l’Université -.

Quant à son avis sur le mouvement étudiant : Thomas Levy en est persuadé, ce qui lui arrive est la démonstration que ce mouvement à ébranlé la présidence de l’Université. Pour lui, ce n’est pas la répression policière ou administrative qui empêchera les étudiant.e.s de se mobiliser à nouveau à la rentrée car « grâce » à Parcoursup de nombreux lycéen.ne.s sont très insatisfait.e.s de leur orientation et seront prêt.e.s à venir grossir les rangs des étudiant.e.s qui se sont mobilisés cette année. « L’objectif n’est pas la défense mais de gagner pour une autre université ».

Thomas Levy milite pour « une université libre, gratuite, publique, critique et populaire ». Dans un pays comme la France « tout le monde peut avoir accès à l’université ». C’est le combat « pour une université émancipatrice ».

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