Il aurait pu commander un sondage comme Mohed Altrad, il aurait pu insinuer que le président Macron est en marche avec lui comme Philippe Saurel, mais il n’a nul besoin d’être adoubé ni d’user des artifices d’une étude, pour se forger un destin.

Samedi 26 mai, dans l’amphithéâtre d’anatomie de la faculté de médecine, le socialiste Michaël Delafosse, vice-président du Département et conseiller municipal d’opposition, a lancé son mouvement : destinsmontpellierains.fr

Michaël Delafosse décide ainsi de se confronter à la réalité de l’implication citoyenne.

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Il souhaite avec tous, dit-il : « tracer un nouveau destin commun » et se pose une question : « mais où sont les espaces pour y travailler ? » Question intéressante, quand on sait : qu’une fois mandatés, les élus c’est-à-dire notre personnel politique n’établit plus vraiment d’échanges démocratiques avec les citoyens. Fort de ce constat, durant presque une année de septembre 2018 au printemps 2019, les Montpelliérains vont pouvoir faire de la politique sur sa nouvelle plateforme « destins montpelliérains ».

Pour y participer, comment faire ?

Dans un premier temps : être en adéquation avec la charte et s’engager. Dans un deuxième temps, participer à des commissions thématiques et enfin faire acte de candidature pour devenir un référent de « quartier partagé ». Ce référent aura pour mission de connecter entre eux et avec le mouvement les habitants d’un quartier. Créer de l’échange et de l’interaction, construire des projets communs. À l’image de ce qui a été fait dans l’amphithéâtre de la faculté de médecine en posant entre autres, cette question : quelle est votre utopie pour Montpellier ?

Quelle est votre utopie pour Montpellier ?

Une question posée à Michaël Delafosse pour qui l’utopie est fondamentale et qui répond en citant Victor Hugo : « l’utopie est la réalité de demain. » Et il précise pour Montpellier : « le bien vivre, la dignité, que Montpellier soit une référence en matière environnementale, mais qu’ici l’on soit l’un des territoires qui trouve des solutions aux problèmes du monde… » On comprend mieux le choix symbolique de cette faculté de médecine du XIIe siècle, plus ancienne faculté en exercice au monde. Adapté à son époque le vice-président du Département et conseiller municipal d’opposition met en place sa French Tech Politique.

Un outil de travail numérique qui ressemble autant à celui d’En Marche qu’à celui de la France insoumise. Et comme Emmanuel Macron, Michaël Delafosse joue de ses initiales pour identifier son mouvement : « Destins Montpelliérains .»

Dans la charte, il est dit : « La ville est à tous : anciens et nouveaux doivent pouvoir apporter leur pierre à l’édifice commun. » Cet outil de campagne deviendra-t-il aussi un outil de démocratie participative ? Un projet à suivre.

Interview Michaël Delafosse : 

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