Charlotte Girard et Manuel Bompard ont ouvert le meeting de clôture des AMFiS 2018. Et ils ont réaffirmé, ce dimanche que : « les élections européennes seront avant tout un référendum anti-Macron. » Certains diront que cela ne fait ni un programme ni un discours européen, mais paradoxalement vouloir battre un président « aux ordres de Bruxelles », c’est tout un programme.

La France insoumise veut faire la démonstration que tout ce qui a été mené par Emmanuel Macron, l’homme du président Hollande, devenu l’homme de Bercy, puis lui-même transformé en Président de la République, est une simple préméditation des huiles de l’UE. Pour mémoire, les réformes en vrac : la fin de l’impôt sur la fortune, et la mise en place de l’impôt sur la fortune immobilière. Le marché du travail bousculé, précarisé, ou boosté avec la transformation du Code du travail. La baisse de 5% des aides personnalisées au logement. Le dégrèvement progressif de la taxe d’habitation. La hausse de la CSG et la baisse des cotisations sociales pour les actifs. La hausse de fiscalité sur le carburant. La réforme de la SNCF pour conforter le principe d’une libéralisation du rail en Europe. Bientôt : la réforme des retraites, la réforme de l’hôpital, le plan pauvreté et la révision de la Constitution. À venir, d’ici à 2022, une baisse de l’impôt sur les sociétés de 33% à 25%.

Absence de résultats et injustice

Absence de résultats et injustice, c’est la tonalité que laissent, les réformes Macron. Normal, l’heure des comptes a sonné : quels sont, et quels seront les résultats pour l’emploi et le pouvoir d’achat ? Hormis la COM’, aucune pédagogie gouvernementale ne semble possible ni envisagée, pour rassurer et expliquer : dire que cette politique va améliorer la vie des citoyens, l’équilibre de leur région, de leur pays, et de leur planète. La population semble traitée par LREM, comme simples ressources humaines, paramètre entrepreneurial, au coeur d’un système économique qui la juge gourmande et coûteuse. Grâce à des éléments de langage affutés, l’équipe gouvernementale réussit à faire passer l’Europe qui les dirige, comme une « Europe qui protège » : même concept que Nicolas Sarkozy en 2008, 10 ans déjà et rien n’a changé de Barroso à Juncker.

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Dans l’Hérault, la candidate LFI aux élections européennes, Pascale Le Néouannic confirme que c’est : non à une Europe à la Jean-Claude Juncker, « où la démocratie n’a pas sa place. C’est Juncker qui l’explique et qui dit : l’application des traités va au-delà des choix des citoyens. » Avec « Maintenant le peuple » et l’émergence d’un nouveau projet pour l’Europe, Manuel Bompard veut « battre Macron pour redonner espoir au peuple français ». Le directeur des campagnes est confiant : « nous avons démontré que les élus de LFI seront toujours les meilleurs défenseurs du peuple. »

L’ouverture en plus, et les insoumis premiers opposants à Emmanuel Macron, se donnent des airs de conquérants, pour qui tout est possible. Reste, treize places à prendre, ou à distribuer pour l’élection européenne de mai 2019, le socialiste Emmanuel Maurel pourrait en faire partie. Manuel Bompard et Charlotte Girard qui conduiront la liste LFI, estiment qu’il y a sa place. Preuve que « La France insoumise n’est pas une organisation figée, c’est un mouvement, c’est notre force et le mouvement est en perpétuelle construction », confie Pascale Le Néouannic.

ITW de Pascale Le Néouannic auteure du « Petit manuel de laïcité à usage citoyen » et candidate LFI aux élections européennes :

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