Hier les valeureux snipers de l’armée israélienne, « la plus morale du monde », ont assassiné 41 palestiniens (dont plusieurs femmes et enfants) qui manifestaient pacifiquement pour réclamer leur droit au retour selon la résolution 194. C’est ainsi que l’État d’Israël, son gouvernement et l’immense majorité de la société israélienne ont fêté la création de l’État d’Israël en soufflant 41 vies palestiniennes aussi simplement qu’on souffle les bougies d’un gâteau d’anniversaire.

Il n’y a pas de meilleure et plus réaliste représentation de la réalité ni de lien plus fort que la simultanéité qui s’offre au constat de tous-tes ce 14 mai 2018 : la création et l’existence de l’État juif s’effectuent par l’assassinat massif des palestiniens. Après les 750 000 réfugiés de 1948 consécutifs à la création d’Israël hier, les 11 ans de blocus total de la Bande de Gaza à l’encontre des ses 2 millions d’habitants aujourd’hui ne sont rien moins que l’exécution programmée d’un « génocide progressif » comme l’affirme le courageux historien israélien Ilan Pappé et quelques autres avec lui.

L’imposition de Jérusalem capitale d’Israël par Israël et les État-Unis qui constitue une violation ouverte du droit international, est un crachat de mépris à la face des occidentaux dont la lâcheté complice est co-responsable de la situation catastrophique des Palestiniens. Il faut en finir avec l’impunité d’Israël ! Elle est le carburant de l’ambition colonisatrice et dominatrice du sionisme. Il faut sanctionner Israël, le boycott est l’arme non-violente citoyenne pour exercer ces sanctions.

La saison France-Israël et toutes les opérations de marketing planifiées et soutenues à l’étranger par le gouvernement israélien n’ont pas d’autre but que masquer ce lien originel, ce rapport logique entre l’existence d’Israël et l’élimination des Palestiniens (physique ou par exil forcé). Il s’agit via le culturel de fabriquer une image « aimable » d’Israël de façon à normaliser les relations avec cet État qui vient d’assassiner en 8 jours de manifestations 90 personnes, dont 41 le 14 mai et blessé plus de 7000 au total.

Le Festival Montpellier-Danse créé par G. Frêche et son inséparable J.P Montanari a été à Montpellier un des instruments proactif de cette normalisation, un efficace « collaborateur » au sens politique du terme avec l’État d’apartheid israélien. Multipliant la présence des troupes israéliennes, la présence des consuls israéliens, promouvant la Batsheva Cie. véritable ambassadrice gouvernementale israélienne, Montpellier Danse poursuit en 2018 sa politique pro-Israël en programmant deux spectacles dans le cadre de la saison gouvernementale France-Israël. Il doit dé-programmer ces spectacles en signe de solidarité avec les Palestiniens et contre le massacre des civils en cours !

L’action non-violente menée le 15 mai 2018 par la Campagne BDS France a pour but :
– d’attirer l’attention sur la complicité inadmissible du Festival Montpellier Danse avec l’État d’apartheid israélien. Il faut que cela cesse !
– d’appeler au boycott des spectacles de la saison France-Israël,
– de dénoncer les risques de guerre que fait courir le couple fauteurs de guerres, Trump-
Netanyahou et d’appeler avec Amnesty International à l’embargo immédiat du commerce des armes avec Israël.

HALTE AU MASSACRE DES PALESTINIENS-NES
SAMEDI 19 MAI, MANIFESTATION
15H PLACE DE LA COMÉDIE

Campagne BDS France Montpellier
Comitebdsfrance34@gmail.com