[Communiqué de presse] DES PAROLES AUX ACTES !

Jeudi 22 mars, une assemblée générale inter-catégorielle et intersyndicale s’est tenue avec l’autorisation des autorités compétentes dans l’amphithéâtre A de la Faculté de Droit et de Science Politique de Montpellier dans le cadre de la mobilisation contre la loi Vidal. L’occupation pacifique pour la nuit et la tenue d’une assemblée générale le lendemain à 8 heures avaient été votées.

Vers minuit, un commando cagoulé et armé de bâtons, planches et taser, s’est introduit dans l’amphithéâtre et a évacué les étudiants avec une extrême violence.

Accusé d’avoir commandité cette action, le doyen Philippe Pétel a présenté sa démission et a publiquement affirmé que des étudiants et des professeurs faisaient partie des assaillants. Ses propos ont été corroborés par le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon, qui avoue même avoir fait partie des agresseurs dans un média national. Ces derniers ont été placés en garde à vue.

Nous déplorons cependant un manque de considération par les services de police des témoignages des victimes et des personnes présentes lors de l’agression.

Nous exigeons l’engagement de la responsabilité de toutes les personnes impliquées dans cette agression, que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que les responsables soient traduits en justice.

Les étudiant-e-s, victimes ou non des agressions, craignent un retour à l’université à cause de la présence de personnes mises en cause, quel que soit leur statut.

Les étudiant-e-s n’en peuvent plus de ce silence assourdissant, faisant de l’Université de
Montpellier le dernier endroit en France où la loi de l’omerta règne, entravant la condamnation de ces actes infâmes.

La suspension de Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon n’est pas suffisante. Nous, étudiant-e-s de la Faculté de Droit et de Science Politique, réclamons des mesures conservatoires immédiates des enseignants, des chargés de TD, des étudiants et personnels accusés, pour garantir la sécurité des étudiant-e-s et la sérénité des enseignements au sein de l’établissement.

Sans cela, comment imaginer un retour au calme dès la réouverture de la Faculté ce mardi 3 avril ?

Nous appelons toutes et tous les citoyen-ne-s touché-e-s par les violences à une
MARCHE POUR LA JUSTICE, CONTRE LES AGRESSEURS ET LEURS COMPLICES
VENDREDI 30 MARS À 16H
DÉPART DEVANT LA FACULTÉ DE DROIT ET DE SCIENCE POLITIQUE

Le comité de mobilisation, des étudiant-e-s et des doctorant-e-s
de la Faculté de Droit et Science Politique.