Aurélien Pradié (© CDS)
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[VIDEO] Accueillir l’ancienne Garde des Sceaux Rachida Dati en fin de campagne pour des élections régionales n’est pas une mince affaire. Et pourtant, c’est bien ce qu’avait prévu Aurélien Pradié, candidat « Les Républicains » à 4 jours du premier tour. Insécurité, justice… Les thèmes abordés par les deux personnalités politiques n’ont pas manqué. Compte-rendu.

Arrivée en milieu d’après-midi en terre héraultaise, Rachida Dati a entamé son déplacement par une rencontre en centre-ville de Montpellier avec des syndicalistes policiers, mais pas seulement, dans une célèbre brasserie de l’Écusson à Montpellier. Soucieuse de prendre le pouls, avec le candidat régional des Républicains, des forces de l’ordre en Occitanie jusqu’au bout, cette fidèle de Nicolas Sarkozy s’est ensuite rendue en TER à Lunel.

, le nouveau maire de la commune Pierre Soujol a accueilli chaleureusement l’invitée du jour et le député lotois, candidat à la Présidence de l’Occitanie.

« Il faut vraiment qu’on parte. À Agde, ils sont 4 ou 500 à nous attendre. On n’va pas démarrer le meeting à 21h. Ce n’est pas du tout possible !« , soupire une collaboratrice de campagne qui peine à garder le sourire, soucieuse qu’elle est de respecter le planning fixé. Sitôt dit…

Après une rapide rapide visite des locaux de la police municipale lunelloise, les élus locaux et l’édile du chic 7e arrondissement de Paris montent dans des véhicules aux vitres teintées et prennent la route d’Agde pour la dernière réunion publique de campagne dans l’Hérault pour l’actuel n°3 au sein des Républicains.

Une fois arrivés sur place, les élus sont chaleureusement accueillis par plusieurs centaines de militants venus de tout l’Hérault pour soutenir leur jeune poulain.

Ironie du sort, le candidat s’installe au centre de l’estrade et se retrouve assis dos à un imposant drapeau rouge… avec le logo de la région Occitanie Pyrénées Méditerranée.

C’est Gilles d’Ettore, Maire d’Agde depuis plus de 20 ans, qui sert de chef d’orchestre. Dans un tonique discours d’introduction, il insiste sur le fait que « seul Aurélien (Pradié, ndlr) fait une campagne digne, droite, sincère. On sent dans chacun de ses propos qu’il est clairement le seul à défendre des valeurs d’éthique, d’humanité et qu’il a clairement ces convictions au plus profond de lui-même. Et que lui, à l’inverse d’autres, s’exprime avec sincérité et dit toujours ce qu’il pense« .

Prenant la parole juste après l’édile d’Agde, Stéphan Rossignol, celui de La Grande Motte, rappelle que pour lui, « le premier tour n’est qu’une première étape vers la victoire. » « Nous avons mené une belle campagne intense, sur le terrain depuis plus de deux mois et nous sommes tous derrière Aurélien (Pradié, NDLR) qui est l’image même du courage en politique […] Il faut sortir l’Occitanie de l’emprise socialo-communiste-verte dans laquelle elle est. Notre région doit être présidée par Aurélien Pradié », conclut, convaincant, le maire de la station balnéaire héraultaise.

Chaudement applaudie, Rachida Dati succède au maire héraultais au pupitre. Dans un long discours alternant entre soutien au candidat local et souvenirs appuyés à son travail de Garde des Sceaux aux côtés du « dernier vrai grand Président de la République que la France ait connu » (Nicolas Sarkozy, NDLR), l’actuelle maire du 7e arrondissement de Paris a surtout rappelé toutes les choses positives qu’elle a faites lorsqu’elle était locataire du prestigieux ministère de la place Vendôme.

Il est un peu plus de 20h10. Les militants sont conquis par le discours tantôt mobilisateur, tantôt nostalgique de cette fidèle de l’ancien chef de l’État, dès ce discours fini, Gilles d’Ettore, en chef d’orchestre de la soirée, n’a pas besoin de trop pousser sa voix pour inciter ses « amis et militants LR » à se lever pour applaudir Aurélien Pradié quand ce dernier s’apprête à prendre la parole.

Le député lotois, fidèle à son habitude, prend le micro en main, décale discrètement le pupitre et se lance dans un monologue parfaitement construit d’une petite demi-heure, devant un public aussi attentif que varié.

« On a à faire à de belles girouettes« 

Après avoir poliment remercié d’avoir à ses côtés à la tribune l’actuel Maire de Sète, François Commeinhes qu’il qualifie comme étant « avec Jean Luc Moudenc un des tout premiers soutiens sur cette campagne de terrain » et Rachida Dati, « pour les mots qu’elle a eus » à son égard, Aurélien Pradié sait ce qu’il veut et comment : succéder à Carole Delga à la Présidence de la Région Occitanie, en « créant la belle surprise le 27 juin prochain« .

« Rachida Dati a brillamment rappelé les valeurs qui sont celles de notre parti. Pour moi, la première d’entre elle demeure celle du courage : le courage de nos convictions, le courage de la droiture et le courage de croire dans les idées qui sont les nôtres et de ne pas varier« , entame ainsi le candidat. « Ne pas varier » ?

En trois mots, l’actuel député lotois, originaire de Labastide Murat, a placé de façon claire ce qui sera en réalité le fil rouge de son discours. « On vit une époque (politique, NDLR) désolante », regrette le candidat, argumentant qu’ « à notre époque, les opportunistes sont devenus des stratèges de la vie politique et se retrouvent invités sur les plateaux télé« .

Soucieux de ne jamais donner de noms en pâture, l’habile candidat républicain sait exactement qui sont ses cibles. « Dans cette campagne, nous avons de vraies caricatures de ce que sont les girouettes en politique« , poursuit l’élu de la République. Alors qu’il avait longuement cogné, avec habileté, sur Vincent Terrail-Novès, candidat LREM lors de sa récente réunion publique à La Grande Motte, en terre agathoise, l’élu lotois cible le candidat frontiste, Jean-Paul Garraud.

« Certains, ces dernières semaines, ont vu qu’ils ne pouvaient être candidats dans notre beau parti. Pire, ils avaient d’importants retards dans le règlement de leurs cotisations à notre parti. Alors ils sont partis et désormais ils ont le gîte et le couvert au sein de LREM« , assène le candidat, ciblant sans le citer Vincent Terrail-Novès, ex-Républicain, ayant tout récemment rejoint la majorité présidentielle.

« Nous avons dans cette campagne, un autre candidat qui était en Gironde, en Nouvelle-Aquitaine, il y a encore peu de temps. Il n’a pas été élu à un haut poste. Alors il est parti. Là, il est en Occitanie. Il ne connaît pas la région. Il raconte à la presse et à certains de nos concitoyens qu’enfant, il venait faire du vélo sur la place du centre-ville d’Agde et qu’il connaît bien les problèmes de cette ville« , ironise Aurélien Pradié tout en tenant sa règle de ne jamais citer le candidat que ses propos visent. « Il a aussi raconté à d’autres, qu’il jouait, il n’y a pas si longtemps, à la pétanque sur une place du centre-ville de Sète », a poursuivi le candidat Républicain, visant toujours Jean Paul Garraud sans le citer.

« Et vous verrez que dans quelque temps, pas très longtemps, ce même monsieur ira dans une autre région que la nôtre, répéter la même histoire à d’autres de nos concitoyens et que rapidement, il disparaitra après son petit tour de touriste politique dans notre belle région », a prophétisé Aurélien Pradié, estimant que ces gens « font de cette campagne électorale une session peu concluante de tourisme politique« .

Carole Delga et les nains verts.

Après avoir lâché ses coups sur deux de ses rivaux, Aurélien Pradié a consacré la fin de son discours à la Présidente sortante, Carole Delga, candidate à sa réélection à la fin du mois. « Ce dimanche soir, nous serons tranquilles. Carole Delga, elle, ne le sera vraiment pas. Dès ce dimanche soir, elle se retrouvera avec une dizaine de nains verts qui tireront sa robe de toutes leurs forces pour obtenir de la candidate socialiste, des accords d’entre deux tours. Elle finira par se mettre d’accord avec les écologistes intégristes, on le sait », a regretté le candidat Républicain.

« Il faut notamment que les plus précaires aujourd’hui puissent vraiment mieux vivre demain »a lancé Aurélien Pradié, vers la fin de son discours, offrant à son auditoire une nouvelle occasion de se lever pour longuement applaudir le jeune candidat lotois. « L’injustice sociale que certains vivent dans notre belle région au quotidien est clairement gérée comme un fonds de commerce par le Parti socialiste et le Rassemblement national. Nous, nous travaillerons pour permettre à chacun de vivre vraiment mieux demain« , a conclu Aurélien Pradié avant d’être à nouveau longuement applaudi par plus de 350 militants héraultais visiblement très satisfaits du discours aussi dynamique que rassembleur de leur jeune poulain.

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