Occitanie, la vaccination est insuffisante

La semaine européenne de la vaccination 2018 s’ouvre aujourd’hui, lundi 23 avril, et se déroulera jusqu’au 29 avril. Une initiative de l’Organisation Mondiale de la Santé qui a pour objectif d’améliorer la couverture vaccinale des populations et d’apporter des informations sur des maladies trop souvent banalisées.

Cette année, l’accent est mis sur la vaccination du nourrisson. En effet, pour tous les enfants nés à partir du 1er janvier 2018, les obligations vaccinales changent.

Laisser-aller, négligences, réticences, ou bien accès difficile à la santé, face à une couverture vaccinale insuffisante, et devant la réapparition d’épidémies, le ministère en charge de la Santé a recommandé, en juillet 2017, d’élargir l’obligation vaccinale à huit vaccins supplémentaires chez les bébés de moins de deux ans : contre la coqueluche, l’infection à Haemophilus influenzae b, l’hépatite B, l’infection à méningocoque C, l’infection à pneumocoque, la rougeole, les oreillons et la rubéole. Certes, ces huit vaccins profitaient déjà à une grande majorité des enfants. Mais ils sont rendus obligatoires depuis le 1er janvier 2018, comme l’étaient déjà les trois vaccins contre les infections suivantes : la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite. Ce dispositif obligatoire fait suite au plan d’action pour la rénovation de la politique vaccinale de Marisol Touraine commencé en janvier 2016, avec une conférence citoyenne sur la vaccination.

Pour se protéger les uns les autres : il faut que 95% de la population soit vaccinée.

« 79%, ça ne marche pas », explique Jean-Jacques Morfoisse directeur général adjoint de l’ARS Occitanie. Pour l’ARS, c’est une préoccupation. Ce défaut de vaccination a des conséquences sur la santé de la population. L’exemple de la rougeole et des 282 cas confirmés dans la région en tout juste cinq mois en est la preuve. L’Occitanie a une couverture vaccinale insuffisante. Jean-Jacques Morfoisse insiste avec pédagogie : « pour se protéger les uns les autres efficacement, il faut que 95% de la population soit vaccinée correctement ». Ce pourcentage n’est atteint en France que pour la diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, seules infections contre lesquelles les vaccinations étaient obligatoires avant le 1er janvier 2018. Il y a une réalité : être insuffisamment ou non vacciné permet aux virus de circuler et de se propager. Avoir une vision individuelle de la santé, c’est se soigner quand on est malade. En revanche, avoir une vision collective, c’est penser en priorité à la notion de prévention. Et la prévention, c’est une question d’éducation, d’informations et aussi de communication. Pour Claude Humbert, directeur de la CPAM de l’Hérault : « la prévention et la vaccination, c’est un enjeu de communication, de faire savoir que c’est utile, que ce n’est pas risqué et que c’est très efficace. […] Dans nos accueils nous faisons 40 000 rendez-vous par an, et lors de ces rendez-vous (souvent pour des problèmes administratifs) nous faisons un point global de la situation de ces assurés… Nous essayons de les amener à l’accès aux soins, avec aussi l’accès à la prévention et donc à la vaccination. »

Réticences ou défiances : la vaccination est victime de son succès

Le Dr Anke Bourgeois, infectiologue et médecin coordinateur du Centre de Vaccination Publique Départementale insiste sur le fait que « la vaccination est victime de son succès : les gens ont l’impression que les maladies ont disparu, ils ne font pas le lien que c’est grâce à la vaccination. […] Ils ont la peur des effets secondaires, et ils n’ont plus la peur des maladies parce qu’ils ne les voient plus. ».

Paradoxe, l’absence de la maladie fait douter du vaccin. Elle disparaît des souvenirs dans la mémoire individuelle et collective. Et pourtant, une personne atteinte de la rougeole peut contaminer jusqu’à 15 ou 20 personnes. La maladie s’est installée dans 59 départements avec une augmentation rapide du nombre de cas depuis le début de l’année. On peut craindre une épidémie importante et Santé Publique France rappelle que la vaccination est le seul moyen de se protéger de la rougeole qui ne connaît pas de traitement curatif et qui peut présenter de graves complications.

Avec cette semaine européenne de la vaccination 2018 du lundi 23 avril au 29 avril , c’est le moment de vérifier, grands et petits, que tout le monde est bien à jour de ses vaccins. Pour atteindre un maximum de personnes, 163 actions sont menées en Occitanie, dont une campagne nationale numérique : sites et réseaux sociaux en action. Des séances d’informations, des faireparts de naissance pour les jeunes parents, afin de leur rappeler les étapes de la vaccination. Ce mercredi 25 avril à Montpellier, de 13h00 à 18h00, un stand d’accueil et d’explications est présent sur l’esplanade Charles-de-Gaulle, avec le centre de vaccination de la ville. Jeudi 26 avril, au 5 rue de l’école de Médecine, au centre de Vaccination Publique Départementale de l’Hérault à Montpellier, est organisé un après-midi portes ouvertes pour informations et mises à jour possibles des vaccins pour ceux qui le souhaiteraient. Côté rue, il y aura l’exposition « Planète Vaccination » et à utiliser sans modération : le site vaccination-info-service.fr, un site d’information grand public, en particulier aux futurs parents et aux parents de jeunes enfants. Après un an, il comptabilise plus de deux millions de visiteurs uniques et 4 millions de pages vues.

2018 Calendrier simplifié des vaccinations :

Vidéo de rappel pour comprendre le vaccin en 45 secondes :

Université Paul Valéry : la police intervient, le site est vide

A 6h15, les forces de l’ordre de l’ordre ont investi les dix hectares de la faculté de lettres et sciences de l’UM3 Paul Valéry, afin de procéder à l’évacuation des étudiants. Mais le site était vide.

Pour Solidaires étudiant.e.s 34, cela n’est pas étonnant, le « comité de mobilisation » avait prévenu qu’il n’y aurait personne.

Selon la police, cette intervention serait surtout l’occasion de faire un bilan des dégâts dans les amphithéâtres de l’université. La police scientifique est sur place depuis 7h.

Le tribunal administratif de Montpellier avait ordonné mercredi 18 avril, l’évacuation de l’université Paul-Valéry. Il avait autorisé le président de l’université Patrick Gilli à procéder à l’expulsion des occupants.

« Stalingrad, appel à la paix » : exposition du 23 avril au 25 mai à l’Hôtel de Ville de Montpellier

« Stalingrad, appel à la paix » ne prévoit que quatre étapes en France, dont Montpellier. L’exposition s’inscrit dans le cadre de la commémoration des 75 ans de la bataille de Stalingrad.

Volgograd (anciennement Stalingrad) a célébré avec ferveur le 2 février 2018 le 75ème anniversaire de la fin de la bataille de Stalingrad en février 1943, une bataille symbolique et l’une des plus grandes défaites de l’armée allemande sur le front de l’Est lors du tournant stratégique de la seconde guerre mondiale.

Dans le cadre de cette commémoration, une exposition historique réalisée par le musée Panorama de Volgograd intitulée «Stalingrad, appel à la paix» a été présentée durant le mois de février au centre spirituel et culturel orthodoxe russe, à Paris.

Propriété de la région de Volgograd, l’exposition Stalingrad, appel avant tout à la paix. Elle a été conçue en partenariat avec le musée Bataille de Stalingrad et la Ville de Volgograd.

C’est cette exposition qui viendra s’arrêter, du 23 avril au 25 mai, à Montpellier, Hôtel de Ville, 1 place Georges Frêche (entrée libre).

Photos, dessins, documents d’archives inédits, témoignages vidéo, reviennent sur les différentes étapes du conflit, et font vivre aux spectateurs les coulisses de la longue résistance soviétique, aux côtés des soldats, des civils, engagés dans une lutte implacable contre l’envahisseur nazi. La version montpelliéraine de cette exposition, s’augmente de quelques documents d’intérêt local, comme un journal clandestin rédigé en 1942 par des prisonniers montpelliérains.

 

Dernière ligne droite pour la Marina sétoise de la compagnie IGY Marinas

Ce samedi 21 avril, le Collectif Marina a su encore une fois mobiliser. Ses membres sont conscients que c’est la dernière ligne droite pour la Marina sétoise de la compagnie IGY Marinas. Après la consultation numérique via le site du port, une décision serait rendue au cours d’un conseil d’administration courant mai.

Trois clics importants

Il y aura des surprises en mai avec le muguet. Trois possibilités sont envisageables : soit il n’y aura jamais de Marina de méga-yachts à Sète, soit elle sera déplacée, imaginons vers les chargements à bestiaux, soit elle s’installera quai d’Alger. Quoi qu’il en soit, il y a trois clics importants possibles. Clic un : participer ou pas à la consultation de l’Établissement Public Régional, « Port de Sète – Sud de France ». Clic deux : signer ou pas la pétition du Collectif Marina. Clic trois : réserver ou pas un méga-yacht sur le site de la compagnie IGY Marinas qui annonce déjà sa Marina à Sète.

IGY Marinas

Quai d’Alger en fête

Même avec une fermeture des grilles, subrepticement opérée très tôt dans la matinée, le quai d’Alger était en fête ce samedi. Pique-nique comme prévu et ambiance musicale, moments magiques et peut-être éphémères. Le collectif a rassemblé près de 300 signatures sur papier, et à ce jour presque 3000 signatures avec leur pétition en ligne.

Alimenter la réflexion du conseil d’administration

Pour Laura, l’une des membres du Collectif, il est important de rester mobilisé :  » rien n’est encore joué, la décision devrait être prise après la fin de la consultation en ligne qui a été mise en place par le port… » Mobilisation et pétition avec de fortes participations pourraient normalement avoir un rôle influent.

Mais, il est bien précisé dans le document explicatif de la plateforme : « Les contributions permettront d’alimenter la réflexion du Conseil d’Administration de Port de Sète Sud de France dans le cadre du processus de mise en place de cette activité.«  Le processus étant par définition une suite continue d’opérations aboutissant à un résultat. Ce processus étant défini comme un processus de mise en place de cette activité. L’idée que cette consultation ait un impact sur l’activité future de la compagnie IGY Marinas à Sète semble sans doute assez faible. Fermeture de cette consultation, le 30 avril 2018 à 21h, il est encore temps d’alimenter la réflexion du conseil d’administration.

Ambiance et itw avec Laura membre du Collectif Marina : 

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« InterJAM » à Montpellier : « Depuis hier, il y a Tolbiac en moins, bientôt, il y aura Paul-Valéry en moins »

Les Jeunes avec Macron ont placé leur deuxième « InterJAM » d’Occitanie sous le signe de « l’Éducation et l’Enseignement supérieur », un sujet brûlant pour cette déclinaison « jeune » du parti du Président de la République.

Jeudi 19 avril en début de soirée, les forces de l’ordre sont intervenues à l’université de Strasbourg pour faire partir des étudiants qui avaient commencé à occuper un amphithéâtre. Hier, c’est le blocage du campus de Tolbiac (université Paris-I) qui a été levé suite à une intervention policière. Une opération qui se serait déroulée « dans le calme » et sans « incident », selon la Préfecture de Police. En opposition, le site Reporterre fait état d’au moins « un étudiant très gravement blessé », la police aurait aussi nettoyé les traces de sang de la personne gravement blessée.

Un rassemblement initié par « Paul-Va Lève Toi » avait lieu hier soir devant la préfecture de Montpellier en « soutien à la commune libre de Tolbiac ».

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L’université Paul-Valéry de Montpellier est, quand à elle, occupée depuis le 27 mars dernier, et ce pour une durée prévue « illimitée », afin de protester contre les réformes du gouvernement. Mercredi 18 avril, le tribunal administratif de Montpellier a ordonné l’évacuation de l’université Paul-Valéry et autorisé le président Patrick Gilli à procéder à l’expulsion des étudiants et autres occupants. Le tribunal a aussi validé l’organisation de certains examens sur internet. Du côté du « comité de mobilisation des étudiant-e-s et des personnels mobilisé-e-s contre le Plan Étudiants et son monde », on présentait dès mardi : « la fermeture administrative de l’université, qui annoncerait l’intervention policière, est imminente ».

« on est certains que c’est une minorité qui bloque, on pense que le blocage n’est pas un moyen d’expression correct en démocratie »

Une évacuation vécue différemment du côté de l’opposition.« Emmanuel Macron est décidément le président du coup de force permanent. Il se trompe s’il pense que c’est par cette méthode qu’il imposera son projet néolibéral au pays », dénonce ainsi, Eric Coquerel, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis.

InterJAM d’Occitanie – Samedi 21 avril 2018

Martin Bohmert, 29 ans est cadre chez General Electric et Délégué Général – depuis la première convention de mars 2018 des Jeunes avec Macron (JAM), association créée en juin 2015, un an avant En Marche-. Il explique ce que représente aujourd’hui la présence de cet « InterJAM » à Montpellier : « c’est un lieu de contestation étudiante, on pense que c’est bien de venir ici pour expliquer le dialogue, expliquer pourquoi on fait les choses comme ça. » ; « C’est assez réussi, on va avoir une centaine de personnes dans la salle pour parler d’éducation avec des élus locaux, des parlementaires, je pense qu’il y a peu de mouvements de jeunesse qui savent aujourd’hui réunir autant de gens autour de ce sujet-là ». Une participation à relativiser au regard des 25.000 adhérents revendiqués et de la dimension régionale de l’événement.

De même, toute la famille En Marche Hérault n’était pas présente pour fêter l’événement à domicile et le début de la saison d’été des Jeunes avec Macron. Le Délégué Général s’en émouvra même lors de son intervention, regrettant tous « les députés qui n’ont pas répondu à l’invitation, je trouve ça un peu dommage, on est un parti politique en pleine extension et en plein rassemblement », il glissera malicieux du haut de son pupitre, « ceux qui les connaissent pourront faire passer le message ».

Sa position sur les blocages est assez ordinaire, pour des oreilles habituées à la communication des marcheurs : « on est certains que c’est une minorité qui bloque, on pense que le blocage n’est pas un moyen d’expression correct en démocratie, surtout quand ça concerne une minorité de gens. On demande deux choses : le déblocage rapide des facs et la reprise d’un dialogue équilibré et si on veut vraiment faire appel à la démocratie, appeler à un vote en ligne », « chaque fois, les résultats sont massivement pour un déblocage ». Des résultats à prendre avec des pincettes, tant la participation est faible, aujourd’hui pour ce type de scrutin. A titre d’exemple, si une large majorité d’étudiants du campus du Saulcy à Metz a rejeté les blocages (74%), ces étudiants ne représentaient que 31% des votants, soit seulement 2.500 des 8.200 étudiants concernés par des examens à Metz.

Revenant sur les blocages, Romaric Nazon, membre des JAM du Gard, complète les propos de son Délégué Général : « ce que je n’aime pas dans les blocages, c’est qu’on empêche une majorité d’aller passer ses partiels, d’aller en cours, après s’ils veulent aller faire de la contestation, ils peuvent toujours en faire, mais pas bloquer une faculté ou un lycée, ça pénalise ceux, vraiment, qui veulent travailler et passer leurs examens ».

« Depuis hier, il y a Tolbiac en moins, bientôt, il y aura Paul-Valéry en moins »

Ce que reproche surtout le Délégué Général des Jeunes avec Macron, ce sont les dégradations : « on a découvert Tolbiac , avant-hier, il y a quasiment un million d’euros de frais. La Fac était toute neuve » ; « La casse du service public, ils la font dans les faits » ; « On est pas entrain de casser le service public, on est entrain de mettre 19.000 places dans les filières sous tension, on est entrain de réinvestir comme jamais on l’a fait » ; « c’est un investissement fort et massif ». Cette position n’étonne pas mais n’est pas aujourd’hui vérifiable. Il existe aujourd’hui plusieurs estimations concernant le prix des dégradations, oscillant de plusieurs centaines de milliers d’euros, pour Georges Haddad, le président de Paris-1, à entre 600.000 et 800.000 euros pour Florian Michel, directeur du site de Tolbiac. Ces estimations bien entendu prennent en compte l’état du site après l’intervention des forces de l’ordre. Les étudiants dont la présidente de l’Unef Lilâ Le Bas mettent une partie de ces dégradations sur le compte de l’intervention.

Sur la mobilisation politique de la contestation Martin Bohmert explique : « je serais ceux qui veulent faire remonter les vrais problèmes étudiants, je serais un peu blasé que ça soit repris politiquement par La France insoumise et tous les gens d’extrême gauche qui se satisfont de cette situation, alors que l’on s’éloigne beaucoup des revendications étudiantes de base. » ; « On entend le mécontentement, mais qu’ils viennent s’exprimer dans les instances démocratiques, on est encore prêts à modifier des choses, la ministre a rajouté de l’argent pour être sûre que les profs puissent faire l’examen des dossiers correctement, qu’ils puissent être payés leurs heures supplémentaires pour ça. Je comprends pas leur mécontentement et les français ne comprennent pas, c’est quatre universités qui sont perturbées, c’est onze sites sur plus de quatre cents en France qui sont perturbés. Depuis hier, il y a Tolbiac en moins, bientôt, il y aura Paul-Valéry en moins » ; « On a quoi ? Dix milles bloqueurs, il y a deux millions et demi d’étudiants en France, on est vraiment sur une minorité ». Ici, il est difficile d’infirmer ou de confirmer le nombres de bloqueurs et de sympathisants. Leur nombre étant impossible a établir de manière efficace. Ils faut donc se reporter aux sondages. Et sur ce point un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour France info et Le Figaro du 19 avril dernier, consacré à la perception de la mobilisation étudiante, présentait que 62% des jeunes de 18-24 ans en avait une opinion favorable. Si les bloqueurs sont vraisemblablement une minorité, les sympathisants concernés seraient une majorité.

« Aujourd’hui, il est écrit sur les murs de la Fac, qu’ils veulent en faire une ZAD »

Charlyne Péculier, étudiante et référente des JAM de l’Hérault, devenue coordinatrice régionale Occitanie en mars dernier explique : « à l’Université Paul Valéry, où je suis étudiante, nous avons tenté de discuter avec les bloqueurs » ; « Aujourd’hui, il est écrit sur les murs de la Fac, qu’ils veulent en faire une ZAD ». Un rêve cher à une partie de la gauche française, qui voit dans celle-ci « un projet de vie alternatif et collectif ». Ce dont ont bien conscience les zadistes qui martèlent depuis le début de l’intervention des gendarmes le 9 avril dernier : « On veut construire. Eux veulent nous détruire ».

VOIR AUSSI : Charlyne Péculier des Jeunes Avec Macron « La réforme est passée, il n’y aura pas de recul, c’est sûr ».

InterJAM d’Occitanie – Samedi 21 avril 2018

Sabine Cotreaux, suppléante de Nicolas Démoulin, député de l’Hérault avait donné le ton pourtant, lors de son intervention : « tout d’abord, je suis contente de voir des gens colorés, sans cagoules », avant d’expliquer sa position sur les mouvements étudiants : « je crois qu’avant tout, le malaise d’aujourd’hui, c’est le malaise de la jeunesse et la confrontation, c’est-à-dire : il y a deux visions qui se confrontent aujourd’hui, une vision optimiste, comme on l’a vue avec tous les marcheurs, l’ensemble des JAM et avec Emmanuel Macron, et une vision pessimiste de l’avenir et là, je ne nommerai pas les personnes, mais il y en a beaucoup qui ont cette vision et qui manipulent notre jeunesse au quotidien ». Un reproche souvent formulé aux opposants à toutes les époques politiques. Reproche transformé en arme politique pour une partie de l’opposition, dont Bastien Lachaud, député La France insoumise de Seine-Saint-Denis sur France info, qui diagnostiquant que « le mécontentement est largement majoritaire » en France, frémissait de découvrir un « début de convergence des luttes ».

Une opposition qui inquiète, le député de l’Aude, Alain Perea y voit même une : « guérilla – je pèse mes mots – qu’est entrain de mener un certain nombre de personnes et notamment un mouvement politique » (NDLR : La France insoumise) « qui utilise des techniques d’extrême-gauche et on sait où ça a mené dans certains pays », présentant par la suite l’épouvantail du Vénézuela, devenu récurrent lorsque l’on parle de La France insoumise.
« Aujourd’hui, on a sur différents thèmes ce que je n’hésite pas à qualifier de guérilla. Et le peuple français, les étudiants ne peuvent pas, les professeurs ne peuvent pas être pris en otage par des gens qui veulent faire en France une guérilla« .

« les occupations illégales dans les amphis se multiplient et la Faculté des Sciences est la prochaine cible »

Évidemment, l’Université Paul-Valéry ne suffisant pas et la mobilisation commençant tout doucement à prendre sur Montpellier, des étudiants de la Faculté des Sciences souhaitent la bloquer mardi prochain, afin de protester contre la politique d’Emmanuel Macron à l’égard des Universités. Face à ce « futur » blocage, des étudiants de l’université ont prévu une manifestation au son de #DéfendsTaFac, affirmant qu’à « Montpellier les occupations illégales dans les amphis se multiplient et la Faculté des Sciences est la prochaine cible ».

Pour l’ancienne Présidente de l’Université Montpellier 2, Sciences et Techniques (aujourd’hui composante de l’Université de Montpellier) et députée de l’Aude, Danièle Hérin : « Ça dépend de ce qu’on entend par blocage. Si c’est un blocage, strictement des étudiants ou même du personnel ou autre, moi, je dis pourquoi pas ? Il faut que les gens s’expriment. » Elle précise tout de même, « Bloquer, ça me dérange quand même. On peut très bien faire des AG, on peut très bien faire des discussions sans blocage » ; « Il ne faut pas oublier que normalement une personne extérieure à l’Université, c’est-à-dire qui n’est ni étudiant, ni personnel administratif ou même enseignant de l’Université, ne peut rentrer sur le campus que si elle a l’autorisation du Président, ça c’est la loi. Pour la députée de l’Aude, bloquer est une « faiblesse. Ça veut dire qu’on est pas sûr d’attirer des gens et à ce moment-là, on bloque ».

Dans le Gard la mobilisation est moins importante.

À contresens de ce qui se passe dans l’Hérault, le mouvement étudiant a peu pris dans le Gard et est resté relativement calme en matière de contestation, si l’on excepte quelques blocages de lycées, comme ceux des lycées Daudet ou Hemingway.
« On se félicite qu’à l’université de Nîmes, il n’y ait eu aucun incident à déplorer, aucune dégradation, aucun blocage et les jeunes vont tranquillement en cours », explique François Courdil, membre des JAM. Pour lui la recette est simple : « on a fait de la pédagogie », « sans démagogie, sans affrontements, dans le calme ». En pratique, le terreau syndical et militant était bien moins fertile que pour sa cousine méditerranéenne.

InterJAM d’Occitanie – Samedi 21 avril 2018

Journée « serres ouvertes » à Montpellier de 10h à 17h

La journée « serres ouvertes » commence aujourd’hui de 10h à 17h à Montpellier.

La ville de Montpellier ouvre les portes des serres municipales de Grammont au public qui pourra échanger avec une vingtaine d’agents de la direction Paysage et biodiversité.

C’est l’occasion de parcourir cet énorme réservoir qui permet d’entretenir les massifs de fleurs qui agrémentent la ville et de mieux connaître le métier de jardinier.

Visites guidées des 6 700 m²

Pour parcourir les 6 700 m² de serres et d’extérieurs, des visites guidées sont organisées de 14h à 16h, dont certaines en langue des signes française. Des ateliers sont également prévus pour s’initier aux méthodes de culture : démonstrations de semis, de bouturage, de rempotage et aussi une initiation aux principes de lutte biologique.

Informations pratiques : Domaine de Grammont, Centre horticole Richer-de-Belleval, 2733 avenue Albert Einstein, Montpellier. Tél. 04 67 20 99 00. Accès : bus n°9 – arrêt Grammont.

Les premiers radars embarqués privatisés vont commencer à verbaliser

Aujourd’hui, vendredi 20 avril 2018, les premiers radars embarqués privatisés vont commencer à verbaliser autour d’Évreux (Eure) en Normandie, avant que le dispositif ne soit étendu à l’ensemble du territoire fin 2020.

Pour le délégué interministériel à la Sécurité routière, Emmanuel Barbe, sur France Info, ces radars vont permettre « de réduire le nombre d’accidents ». « Le nombre de flashs va augmenter dans un premier temps mais les automobilistes vont s’adapter. Il n’y a aucun objectif financier. »

Ce n’est pas l’avis de Pierre Chasseray, délégué général de 40 millions d’automobilistes toujours sur France Info :« la privatisation, ça ne marche pas ». « Dans chaque société, il peut y avoir des dérives potentielles, il suffit de regarder ce qui s’est passé récemment avec le stationnement, avec d’autres sociétés qui ont obtenu cette délégation de service public »

VOIR AUSSI : Montpellier, le PV nouveau est arrivé

L’association a déposé un recours au Conseil d’État.

Rues baptisées en hommage à Arnaud Beltrame, pour Gilbert Collard (FN), les « auteurs de ce mensonge éhonté » doivent « s’en expliquer »

Une quarantaine de municipalités compte baptiser l’un de leurs bâtiments ou l’une de leurs rues en hommage à Arnaud Beltrame, le gendarme tué lors de l’attaque de Trèbes le 23 mars dernier.

VOIR AUSSI : Aux Invalides, mercredi : hommage national à Arnaud Beltrame.

Mais, un début de polémique était née ces derniers jours, alors que plusieurs villes administrées par le Front national ou assimilée projetaient d’en faire de même.

Le magazine L’Essor, spécialisé dans la gendarmerie, affirmait alors mercredi soir, que la mère du gendarme y était opposée. Un début de polémique est née.

La polémique s’est éteinte hier, la mère d’Arnaud Beltrame a démenti dans Le Parisien: « Arnaud Beltrame est Français. Il appartient à tout le monde. C’est du grand n’importe quoi cette histoire », « De toute manière, qui sait si dans deux ans ou cinq ans les mairies seront toujours tenues par le FN ? »

Une position applaudie par Gilbert Collard, député FN du Gard, réagissant dans la foulée sur Twitter. Celui-ci demande à présent aux « auteurs de ce mensonge éhonté » de « s’en expliquer ».

A Montpellier, le maire Philippe Saurel (DVG proche d’En Marche) projette de dédier à Arnaud Beltrame une rue ou une place. A Nîmes, le maire Jean-Paul Fournier (LR), dédierait à Arnaud Beltrame un rond-point en face d’une caserne.

Moyen-Orient : la « guerre partout »

On assiste dans le Moyen-Orient à une multiplication de conflits dont les acteurs locaux ou internationaux ne semblent pas capables d’en maitriser ni les conséquences ni même leurs propres objectifs égoïstes.

Le 13 et 14 avril, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni ont lancé une série de frappes militaires contre des installations du régime syrien. Une riposte à l’utilisation supposée de l’arme chimique par le régime de Bachar el-Assad contre le fief rebelle de Douma, le 7 avril dernier.

Les trois pays n’ont pas jugé bon d’informer l’ONU de leur initiative. L’Organisation des Nations Unies n’a donc qu’à prendre bonne note de l’action récente des puissances occidentales, comme elle avait su le faire, en 2015 avec l’intervention armée russe, toujours au nom de la lutte contre « le terrorisme international » comme l’a explicitée le président Poutine, le 30 septembre de la même année.

Toutes les puissances internationales qui interviennent sur ce conflit, le font évidemment pour des raisons quasi « humanitaires ». Les bombardements sont toujours décidés en invocation de la recherche de la paix, d’un rétablissement des droits démocratiques pour le peuple syrien, dans la perspective d’un apaisement des conflits dans cette région fortement troublée…

L’hypocrisie des communiqués officiels masque surtout les hésitations stratégiques des grandes puissances confrontées à une très longue déstabilisation du Moyen-Orient à laquelle elles ont largement contribué.

Et l’ONU, à la recherche de solutions, n’a pas pu apporter, ne serait-ce que des pistes de réponses concrètes : « en sept ans de conflit, trois diplomates chevronnés ont tour à tour tenté une médiation sous l’égide des Nations unies. En vain »,  pointe le site de France TV Info, qui précise : « le premier, l’ancien secrétaire général de l’ONU, Kofi Annan, a jeté l’éponge au bout de cinq mois seulement, en août 2012. Il avait proposé un plan en six points. Il prévoyait une cessation des combats et une transition politique. Son plan est resté un vœu pieux. « J’ai fait de mon mieux », a-t-il lâché. Le médiateur avait avancé deux explications à l’échec de sa mission : « la militarisation croissante sur le terrain » et « le manque évident d’unité au sein du Conseil de sécurité ». Le second, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères Lakhdar Brahimi, artisan notamment de l’accord de Taëf qui avait mis fin à la guerre civile libanaise en 1989, a démissionné après un peu moins de deux ans d’efforts infructueux. « Je n’arrivais à rien et c’était la seule façon pour moi de protester contre le total manque d’attention de la communauté internationale pour la situation en Syrie ». Le troisième, Staffan de Mistura, ancien chef des missions de l’ONU en Irak et en Afghanistan, a réussi à organiser plusieurs rounds de négociations début 2016 et fin 2017 à Genève, puis début 2018 à Vienne. « Sans succès. Les pourparlers ont à chaque fois achoppé sur la question de la transition démocratique » en Syrie, constate le même site France TV info.

Il est vrai que les intentions des grandes puissances qui interviennent dans les conflits du Moyen-Orient, ne sont pas si facile à décrypter et tout d’abord parce qu’elles ne sont pas nécessairement cohérentes. Il y a certes la volonté d’afficher sa présence et son influence directe sur une région décisive en matière d’approvisionnement en matière de ressource énergétique, le pétrole ! Il y a également le souhait, sinon de peser mais au moins d’infléchir les courants qui traversent le monde musulman dans une vaste région à la croisée de l’Europe, de l’Asie et de l’Afrique.

Mais qui peut expliquer aujourd’hui la cohérence de l’intervention militaire américaine en Irak en 2003 qui a certes, abouti au renversement du « dictateur » Saddam Hussein, mais qui a également largement favorisé la montée, dans tout le Moyen-Orient, d’un courant islamiste radical ?

Pourquoi aujourd’hui, les Européens se retrouvent « scotchés » à la politique américaine, surtout quand elle est dirigée par le très fantasque Trump, concernant une région qui est très sensible pour eux, à la fois à travers la proximité géographique, et des enjeux économiques, sociaux, migratoires… ? Quand on dit « les Européens », on ne parle pas de l’Union européenne, totalement silencieuse sur ces sujets, mais des deux acteurs actifs sur le conflit syrien, le Royaume Uni qui vient de quitter l’Union européenne et la France.

Le jeune, souriant et autocrate Président Macron parle dorénavant au nom des  27 pays adhérents à l’UE, sans évidemment leur demander aucunement leur avis, ni à eux, ni à l’ONU, sur une intervention militaire occidentale importante sur une zone très sensible. Le tout fait bien sûr, au nom d’une « responsabilité à protéger ». Unanimement adoptée par l’Assemblée générale des nations unies en 2005, la R2P est une doctrine par laquelle les Etats s’engagent à protéger les populations des atrocités de masse (génocide, crimes contre l’humanité, nettoyage ethnique, crimes de guerre). Il faut noter que cette responsabilité s’applique très inégalement selon les territoires : qui s’occupe du Yémen ou de nombreux conflits en Afrique ? Évidemment, y’a pas de pétrole !

Le chef d’état-major israélien, Gadi Eisenkot, partage en revanche, avec Donald Trump, une assez grande franchise dans ses propos.  Le quotidien libanais  L’Orient- Le Jour a rapporté récemment que dans des interviews accordées ces derniers jours à plusieurs journaux israéliens à l’occasion de la Pâque juive, par ce plus haut responsable de l’armée israélienne, le déclenchement d’une nouvelle guerre était possible dans le courant de l’année : « le plus important danger militaire pour Israël, matérialisé par le triptyque Iran-Syrie-Liban, se situe sur le front nord », a déclaré le général Eisenkot, estimant que la probabilité qu’une guerre au Liban soit conduite dans le courant de l’année était « grande ». Premier adversaire, le Hezbollah. Le chef d’état-major israélien a expliqué que « tout ce qui sera au service du Hezbollah sera détruit, de Beyrouth jusqu’à l’extrême sud ».

On ne peut pas être plus clair. La « guerre partout » est proche.

Macron, Austérité : un millier de manifestants à Nîmes, le 19 avril

Parti de la gare SNCF, le cortège a remonté l’avenue Feuchères, est passé devant les arènes pour redescendre à son point de départ.

« Ce jeudi après-midi, le nombre de manifestants gonflait au fil des minutes devant la gare SNCF de Nîmes. Vers 15 h, quand le cortège s’est élancé, ils étaient un bon millier regroupés sous la bannière commune CGT, Solidaires et FSU» note le Midi-Libre.

La mobilisation de la CGT était significative : outre les cheminots, le but de ce rassemblement était de fédérer au-delà du secteur public. « Aujourd’hui, nous avons à cette manifestation des enseignants, du personnel hospitalier, les électriciens et gaziers, mais aussi des salariés du privé de Perrier ou Melox à Marcoule« , expliquait ainsi dans Midi-Libre, Thierry Ménard, du bureau départemental de la CGT.

Simon Gévaudan, secrétaire général du l’UD CGT du Gard est encore plus affirmatif face à nos questions, il souligne que le mouvement gagne partout dans le Gard, y compris dans des entreprises privées : « la mobilisation continue à la SNCF avec le pari d’une lutte de longue durée. Mais nous constatons également une remontée des exigences sociales accrues dans notre région, à Areva, Sanofi, l’ex Rhodia, les Salins du Midi, Perrier… ».

Si l’initiative de jeudi était menée par la CGT, le FSU et Solidaires, l’ensemble des organisations syndicales en lutte à la SNCF était présent dans le cortège : CGT, Solidaires mais également la CFDT, l’UNSA et Force ouvrière ont défilé avec leurs propres banderoles. On a pu aussi noter la présence militante de la France insoumise, de la fédération anarchiste CNT-FAI, d’Alternative Libertaire, de Lutte ouvrière…

Au résultat, un cortège plutôt combatif avec beaucoup de débats, le plus souvent très chaleureux dans ses rangs.

Le même jour, s’est déroulé, une « assemblée générale », à 19h, square Antonin. Thématique du rassemblement appelé par des Nîmois « inorganisés » : faire « la fête à Macron » : pour être plus précis, les initiateurs de cette mobilisation appellent « les cheminots, les étudiants, les zadistes, les Air France, les EHPAD, les APL, les éboueurs, les caissières, les électriciens, les contrats aidés, les chômeurs, les assos’, les syndicats, les partis, les mouvements, etc. Bref, tout le monde, à venir faire sa fête à Macron ! »

Le tout en préparation d’une manifestation nationale qui se déroulera à Paris, devant Le Louvre, le samedi 5 mai. À suivre.

Montpellier, mobilisation interprofessionnelle, la CGT et Solidaires tentent le grand chelem

Licenciements, dénonciations d’accords collectifs pour baisser les salaires, ou des augmentations ridicules et inexistantes, le progrès social s’évapore. Réformes à grandes vitesses. Boulimie du changement. Cadeaux aux uns, restrictions pour les autres.

C’est dans ce contexte que la CGT et Solidaires ont appelé les travailleurs tous secteurs confondus, comme ceux privés d’emploi, comme les retraités et les jeunes à une journée nationale de mobilisation interprofessionnelle ce jeudi 19 avril avec une envie assumée : installer une convergence des luttes.

Ils étaient pratiquement 2 300 selon la CGT à défiler aujourd’hui, dans les rues de Montpellier. SNCF, fonctionnaires, Ehpad, universités… avec des slogans scandés comme « Macron, patron des patrons » ou encore « Macron, pantin des patrons« . Le défilé avançait en nombre et en musique pour dire « ça suffit, stop à l’austérité, au chômage et à la précarité. »

Face à un usage des mots étrangement manipulatoire comme le renforcement du dialogue social qui pour la majorité des manifestants ressemble dans les faits à un renforcement de l’autorité de l’entreprise. Face aux réformes en cascades et aux ordonnances, la convergence des luttes avec un front syndical fort pourrait sembler une évidence. C’est pourtant sensiblement le contraire. Pour ce jeudi, les représentants de la CFDT et Force ouvrière avaient décidé de ne pas se joindre à cette journée de manifestation. À l’heure où l’action politique et l’action syndicale pourraient fusionner, la CFDT confirme sa non-présence à la manifestation unitaire du 1er mai. Idem pour l’idée d’une grande manifestation nationale commune, lancée par François Ruffin et prévue pour le 5 mai, c’est niet.

Même si l’on peut entrevoir quelques mobilisations « perso » décidées en dépit des consignes de certains états-majors. Cette disparité à venir des actions peut sembler étonnante, devant un gouvernement qui souhaite transformer complètement le modèle social français, tous secteurs confondus. L’ombre du projet de loi sur la formation professionnelle et l’assurance chômage qui prétend promouvoir « la liberté de choisir son avenir professionnel » et qui prend le risque de commercialiser l’accès à la formation arrive à grands pas. Muriel Pénicaud l’a annoncé pour le 27 avril prochain :  » je présenterai des mesures concrètes au conseil des ministres avec une ambition, permettre à chacun de se former tout au long de sa vie. » Autre combat, La CGT souhaite pouvoir s’opposer au plan Action Publique 2022 qui entre dans sa phase d’élaboration et de mise en oeuvre. L’organisation syndicale décrit ce plan ainsi : « il vise à saccager les services publics.« 

Aujourd’hui, dans le cortège, on pouvait noter le soutien des formations politiques : le NPA, le PCF et La France insoumise. À noter, la présence de Muriel Ressiguier, députée LFI de l’Hérault dans une ambiance bien différente de samedi dernier. Une manifestation qui n’a pas été squattée cette fois, par des groupuscules dissonants ou des individus non identifiés.

Reste à savoir si la volonté d’unir les mécontents et de faire converger les luttes est une chose encore possible ?

 

Le Collectif Marina ou le quai d’Alger en fête

Sète, samedi 21 avril, le Collectif Marina mettra le quai d’Alger en fête. Une invitation est lancée pour un grand rassemblement festif, avec un pique-nique dès 12h00.

Le Conseil d’administration du port de Sète n’aurait pas encore voté le projet et attendrait la fin de la consultation en ligne, prévue à la fin du mois d’avril. Voici l’adresse sur le site du port pour participer à cette consultation : http://www.sete.port.fr/fr/projet-pole-daccueil-et-de-services-yachting

Occasion de se mobiliser

Une fête donc, pour ceux qui souhaitent simplement s’informer, et discuter de ce choix de vie pour la ville de Sète. Mais aussi une mobilisation pour ceux qui s’opposent, à ce projet. Une volonté aussi, de montrer que le Collectif Marina a réussi à rassembler de nombreux citoyens opposés à la privatisation du quai.

Sur le pont depuis octobre 2017 avec des réunions publiques, des tracts et des rencontres sur les marchés et dans les rues, un pique-nique sur le quai d’Alger, une permanence pendant Escale à Sète, les membres du Collectif sont heureux de voir que leur travail citoyen a porté ses fruits. L’opposition au projet de marina pour méga-yachts sur le quai d’Alger reste forte. Ce sont eux qui avaient obtenu une réunion publique. Réunion qui a réussi à retarder le projet et à imposer une réflexion collective. L’Établissement Public Régional, « Port de Sète – Sud de France » obligé de revoir sa copie, il est donc selon eux, plus que jamais nécessaire, de rester vigilant.

Le tempo de la journée de samedi

Restauration en mode pique-nique, façon auberge espagnole. Puis, toute une après-midi en fête, avec des jeux, de la musique, des chants, un atelier dessins, un concours de pêche, des origamis bateaux et des photos à afficher sur la grille. Débats et discussions pour ceux qui souhaitent donner de la voix et de l’esprit.

Quai d’accueil, quai à défendre, une escale en bateau est suggérée à tous ceux qui souhaitent s’y rendre par les eaux. Attention au « dress code » : propriétaires de méga-yachts, s’abstenir.

collectif marina 21 avril