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Quid de l’information indépendante en région ?

Benjamin Téoule était présent au festival de Mediapart qui s’est tenu ce samedi 23 mars à Paris. Le fondateur du journal Le D’Oc a évoqué la nécessité d’une information indépendante en région.

Lors des débats des partenaires de Mediapart, les régions étaient au centre d’une question urgente concernant l’information pluraliste face aux pouvoirs locaux, politiques et économiques. L’investigation a-t-elle disparu sur les territoires ? Y a-t-il des difficultés à lancer des enquêtes, et à décrypter les bouillonnantes activités des principales métropoles françaises ? Autant de questions qu’ont soulevé : Michel Gairaud pour Le Ravi, Benjamin Téoule pour Le D’oc, Jacques Trentesaux pour Médiacités, et Lisa Castelly Marsactu.

L’information, c’est le pouvoir

Que ce soit nationalement, ou dans les territoires, l’information, c’est le pouvoir. Qui voudrait perdre son pouvoir, qui voudrait perdre le contrôle de son information ? Personne, et cela même face à l’effondrement avéré d’une confiance entre le journalisme et la société. Depuis le début des années 2000, ils sont nombreux à avoir pris le contrôle de leur information, les nouveaux actionnaires (dits grands patrons) suscitent la défiance. Lorsqu’un média est racheté par un homme d’affaires, les journalistes restent en poste en imaginant rester vigilants. Toute ingérence sur l’éditorial serait un sacrilège. Ils tentent de s’en protéger en créant parfois une société des rédacteurs pour faire respecter leur indépendance. Mais rares sont ceux qui entament un rapport de force avec leur direction. Un exemple marquant, le mois de grève à CNews (à l’époque iTélé). C’était fin 2016, face à Vincent Bolloré, et cette grève a provoqué le départ de plus d’une centaine de journalistes. Un actionnaire peut toujours agir sur l’information avec des choix stratégiques pour sa marque, et il peut aussi compter sur l’autocensure des journalistes. Pour citer Xavier Niel (2010) : «quand les journalistes m’emmerdent, je prends une participation dans leur canard, et ensuite ils me foutent la paix.» Certes il l’avait « balancé en off », et sous le trait de l’humour, mais l’on sait aussi que l’humour est souvent vecteur de vérité.

Crédit photo et vidéo : Xavier Malafosse

[Communiqué de presse] Stop à la prolifération des zones commerciales !

Bientôt 89 000 m² de commerces à Odysseum. Soit autant que tous les commerces du centre-ville réunis !

Cette nouvelle extension annoncée de la plus grande zone commerciale de Montpellier est une provocation. Une hérésie.

Alors que l’on annonce la suppression des TGV qui desservent le centre-ville en gare Saint-Roch, alors que les galeries commerciales du Triangle et de la Comédie sont littéralement à l’abandon, alors lors que les cinémas du centre-ville ferment les uns après les autres, la Métropole poursuit une politique irresponsable d’expansion des zones commerciales en périphérie. Une politique du tout bagnole et du tout béton. Au profit de la grande distribution et des grandes enseignes mondialisées.

On voudrait tuer le centre-ville et le commerce de proximité que l’on ne s’y prendrait pas autrement.

Outre l’extension d’Odysseum, d’autres projets pharaoniques sont dans les cartons de la Métropole.
En particulier la nouvelle zone commerciale « Ode à la Mer » avec ses 61 000 m² de commerces et ses 2 000 places de parking. Un nouveau monstre censé s’implanter entre la zone commerciale de Carrefour Lattes et celle de Auchan Pérols.
Sans parler du projet d’un nouvel hypermarché U à Vendargues.
Toujours plus de zones commerciales, toujours plus de parkings, toujours plus de routes, toujours plus de béton, toujours plus de pollution !

Il est temps de dire stop à cet urbanisme d’un autre âge !

Stop à la prolifération des zones commerciales. Stop à la bétonisation des terres agricoles ! Stop à la dépendance automobile !
Favorisons un commerce responsable, indépendant, de qualité.
Développons les commerces de proximité, accessibles près de chez soi, à pied, à vélo, en transport public.

Ni Dubaï, ni Shanghaï !
Faisons de Montpellier une ville à taille humaine

Manu Reynaud, pour Europe Ecologie – les Verts Montpellier

Sète. La Fabrique Citoyenne, une alternative à François Commeinhes

Impulsé par les élus d’opposition fin 2018, cet outil innovant de démocratie participative a enclenché samedi 23 mars, un diagnostic des principaux chantiers à mener.

Quelle serait la ville idéale et possible ?

Quelle serait la ville idéale et possible ? C’est la question que se sont posée les quelque 70 personnes réunies par la Fabrique citoyenne, samedi après-midi à la halle des sports Louis Marty du Barrou. Outil novateur, cette fabrique, impulsée par les élus d’opposition de gauche fin 2018, vise à la construction, par et pour les habitants, d’un nouveau projet municipal d’ici les prochaines élections en 2020.

Après avoir élaboré une feuille de route, fixant les modalités de la démarche, et une charte s’engageant à faciliter la participation du plus grand nombre, la Fabrique a lancé samedi une étape de diagnostic, afin de définir les grandes thématiques « à travailler ensemble ». Au fil des prises de parole, trente au total, se sont exprimées pêle-mêle, des préoccupations sur l’environnement, la mobilité, la privatisation des services publics, la santé, le prix des logements, l’emploi, la culture, la jeunesse, la solidarité, l’économie, le port, l’accueil des migrants ou encore la pollution de l’étang de Thau. Avec en fil rouge, l’envie forte d’une ville plus conviviale, plus humaine et plus accueillante.

Neuf grandes thématiques

À la tribune, les trois jeunes animateurs de la rencontre, Gabriel Blasco, Nathan Liberti, et Laura synthétisaient les suggestions sur des post-it pour les regrouper suivant neuf grandes thématiques, qui donneront chacune lieu à un atelier spécifique. L’objectif étant d’aller échanger ensuite sur ces questions dans tous les quartiers sétois.

« Un travail de longue haleine », reconnaît Gabriel Blasco. Mais à l’évidence, ce chantier passionne de nombreux Sétois, parmi lesquels plusieurs nouveaux arrivants. « Ici les partis politiques ne sont pas dans une démarche d’alliance, mais de soutien à cette fabrique citoyenne, dont l’objectif est de libérer la parole et d’offrir une alternative à la gestion de François Commeinhes », précise François Liberti. Une plate-forme dont devraient à terme émerger un programme et les noms des candidats qui le porteront.

Interview de Gabriel Blasco :

Une importante mobilisation à Montpellier pour l’acte 19

Des interdictions de manifester, après une mobilisation précédente marquée par des dégradations, et des pillages sur l’avenue des Champs-Élysées. Mais ce 23 mars 2019, les Gilets Jaunes se sont mobilisés en nombre, pour l’acte 19.

Ils sont venus de toute la région, et ils étaient friands d’échanger et de discuter notamment sur le déploiement de l’opération Sentinelle : « L’ennemi est donc à l’intérieur, l’ennemi c’est nous ? ». Maladresse du gouvernement, devant une colère sociale loin d’être éteinte.

« Acte 19, reste 163 samedis avant mai 2022. »

Autre thème déjà abordé dans différents groupes : « on tiendra jusqu’au week-end du 13 et 14 juillet… » Il faudra que le Grand Débat accouche d’un résultat séduisant, pour éviter de voir une République fêter une révolution, tout en essayant d’en mater une. Puis une pancarte presque sur le ton de l’humour : « acte 19, reste 163 samedis avant mai 2022. » Les Gilets Jaunes l’affirment, ils sont bien là, et toujours là. Vidéo :

Dans Montpellier, c’est plus de 4 500 Gilets Jaunes qui ont défilé, en descendant depuis l’opéra sur le cours Gambetta pour revenir par le boulevard Henri IV, puis Louis Blanc dans le coeur de ville en snobant la préfecture, et en retournant sur la place de la Comédie, théâtre d’un après-midi mouvementé : entre affrontements, moments de calme, parfois « festifs » et gaz lacrymogènes. On aurait envie de retenir uniquement cette séquence, dans la joie, en chanson et en dansant : « Emmanuel Macron, ô tête de c**, on vient te chercher chez toi. »

Revoir les 4’30” diffusées en Live à 18h30 :

Castaner aura-t-il sauvé sa peau ?

La stratégie du gouvernement de traiter le problème des Gilets Jaunes sur la forme, et non sur le fond, semble une erreur amplifiée par une autosatisfaction du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner : « Aujourd’hui, l’ordre républicain a été maintenu. »

À Montpellier, un groupe assez important de « casseurs » masqués ont défié les forces de l’ordre, et ont rythmé « leur manifestation » par la casse de mobilier urbain, quelques feux et des situations d’affrontements. Selon la préfecture de l’Hérault, une vingtaine d’interpellations ont eu lieu en marge de la manifestation des Gilets Jaunes.

Et puis autre aspect déroutant, selon certains témoins, des membres de la BAC auraient eu des gilets jaunes sur le dos, des matraques et des marteaux en main, en pleine interpellation sur le centre de la place de la Comédie, des photos sur le vif de Carlos de Brito.

Il existe une volonté d’ambiance festive. Certes avec des revendications radicales, mais avec un mouvement qui se souhaiterait résolument pacifique. Tentative isolée et symbolique de Yannick, membre des Gilets Jaunes du bassin de Thau, assis au milieu de la Comédie : « si on est assis on casse pas, donc du coup si c’est déclaré et qu’on est assis, y pas de raison qu’ils nous dispersent… » Mais voilà, il y a eu de la casse alentour : voitures et poubelles incendiées, des courses poursuites, et le retour des gaz lacrymogènes. Vidéo :

C’est plus tard en fin de journée que l’attitude de Yannick aura fait son chemin, et certains adopteront son comportement face aux forces de l’ordre. Il aura essayé de transmettre ce geste une première fois côté Opéra, geste qui sera ensuite repris côté esplanade par quelques-uns. À voir dans ces deux vidéos :

À 19h20, la place de la Comédie essayait de reprendre une activité normale. Étonnant flegme de Montpelliérains qui se prenaient en selfie avec en arrière plan les CRS. Une habitude s’installe. Rassemblement des restes de grenades lacrymogènes, les passants peuvent circuler tranquillement, même si quelques « jeux » entre casseurs et forces de l’ordre persistent. Mais à 20h00, les cafés installent à nouveau leurs terrasses, Montpellier retrouve son rythme. Vidéo :

Retour en images sur le parcours de la manifestation :

[Communiqué de presse] François Liberti : « ça y est nous y sommes ! »

L’objectif de bâillonner toutes les contestations sociales est à son paroxysme, le gouvernement donne le feu vert pour que les militaires de l’opération sentinelle soient déployés.

Les militaires de la force Sentinelle « sont soumis au même cadre légal que les forces de sécurité intérieure », précise le général Bruno Le Ray. Face aux différentes menaces, les soldats « ont différents moyens d’action pour faire face ». Les militaires pourront même « aller jusqu’à l’ouverture du feu (…) si leur vie est menacée ou celle des personnes qu’ils défendent ».

Ceux qui souffrent de l’injustice sociale et fiscale doivent faire face à l’armée pour défendre leurs acquis et leur devenir !

Après avoir connu l’ère des « éborgnés » et des « mutilés » Macron nous promet des morts. Plus que jamais le peuple doit être solidaire dans cette nouvelle agression de Macron. Comme en 1948, la France sera marquée en 2019 par un important dispositif répressif.

Les Français doivent être plus que jamais unis dans cette escalade gouvernementale de la violence.

Rien, ni personne ne pourra nous faire taire !

Francois LIBERTI
Président de l’association des élus
communistes et républicains 34.

Spiritualité : méditation moderne et courant New age

À chaque époque sa nature d’illusion. Plutôt que fruits du hasard, les notions spirituelles que s’approprie l’individu proviennent d’une culture d’État édictée.

Écrite, traçable, l’origine de la croyance démontre à quel point le “choix“ spirituel consiste en réalité à piocher dans une masse d’idées présentées, celles qui semblent à l’esprit les plus séduisantes.

Le début du XXIème siècle se trouve marqué par un fort regain New age. Ce simulacre de syncrétisme philosophico-religieux apparut avec la société théosophique, fondée à New York en 1875. Sous prétexte de réunir les différentes obédiences spirituelles, l’organisation donna naissance à son propre égrégore.

La société théosophique avait pour dessein de s’emparer du pouvoir religieux par l’instauration d’un nouveau culte à l’échelle mondiale, dont Jiddu Krishnamurti devait être le messie. Choisi par les théosophes à l’âge de quatorze ans, il reçut une véritable formation occulte afin d’endosser le rôle du prophète et d’accomplir sa mission. Lorsqu’il prit conscience de ce qu’on attendait de lui, Krishnamurti renonça et quitta la société théosophique pour se consacrer à une existence pleinement mondaine, sertie de conférences sur la spiritualité.

Bien que distincte de la franc-maçonnerie, la société théosophique entretient des liens forts et permanents avec la confrérie. Annie Besant notamment, haute figure théosophe, possédait le titre de Grand Commandeur et atteint le trente troisième degré maçonnique.

Malgré l’échec Krishnamurti, ceux que René Guenon nommait les “théosophistes“ influencèrent considérablement la spiritualité moderne. L’une des fondatrices du mouvement, Helena Blavatsky, commit plusieurs ouvrages littéraires dénaturant les traditions bouddhistes et hindoues. Tout ce qu’on entend de nos jours sur la réincarnation, la méditation ou les chakras n’a jamais appartenu au yoga ni au bouddhisme traditionnels, mais provient des récents théosophes. Bénéficiant de l’affaiblissement de l’église chrétienne, la pensée New age a substitué aux concepts de bien et de mal ceux de positif et de négatif. Le paradis et l’enfer sont devenus le karma, cette “loi du châtiment ou de la progression“. La conscience universelle reprend le crédo du Saint-Esprit, éternelle entité dominante supervisant le monde. Très éloignée des philosophies orientales dont elle se proclame, la société théosophique provoqua un authentique appauvrissement spirituel. Cette désorientation des esprits profite à la mondialisation et au néolibéralisme, rendant les gens dociles et obéissants, peu enclins à la rébellion et toujours préoccupés par la nécessité de s’améliorer.

De nos jours, les présumés maîtres indiens et autres lamas tibétains reprennent à leur compte cette spiritualité galvaudée qui comble les Occidentaux. Méditation, pleine conscience et autres pratiques à vocation obscurantiste maintiennent les fidèles dans l’ignorance. Depuis 1955 seulement, la très médiatique méditation transcendantale a installé dans les esprits l’image du sage aux yeux fermés. Jusqu’aux années quatre-vingt, les dictionnaires ne connaissaient pas cette signification usurpée de “méditer“. Cette invitation à ne plus penser dissimule le sens crucial de la méditation. Méditer signifie réfléchir, et comprendre.

La méditation n’invite pas à fermer les yeux, mais à les ouvrir.

Montpellier : François Ruffin, « qu’est ce que ça serait, si on s’y mettait vraiment ?! »

François Ruffin, député de la Somme (La France insoumise) et réalisateur venait présenter jeudi 21 mars, à Montpellier et Frontignan, « J’veux du soleil », road-movie en compagnie de Gilles Perret, filmé sur les ronds-points en décembre 2018, au début du mouvement des Gilets Jaunes.

VOIR AUSSI : Les gilets jaunes ont eu du soleil dans les yeux, samedi à Dions

Le rendez-vous était donné aux salariés, étudiants et Gilets Jaunes pour un débat en plein air organisé à la faculté Paul Valéry de Montpellier, un moment riche et passionnant en compagnie du député-réalisateur.

En fin de débat, le député a pris le temps de lire le courrier qu’il a adressé au président de la République, afin de refuser sa proposition de rencontre et ainsi ne pas lui servir de caution.

« J’veux du soleil » a été tourné en partie entre Nîmes, Dions et Montpellier.

Le documentaire présente un instantané : le mouvement des Gilets Jaunes installés sur les ronds-points, ce moment où chacun a pu exprimer « sa honte privée », le moment « du grand déballage » avec l’espoir au bout « qu’il y ait une porte qui s’ouvre …. celle du soleil ».

Cette rencontre montpelliéraine était surtout l’occasion pour le député insoumis de rappeler que « c’est le moment d’agir, c’est une urgence, pour vous, pour moi, pour vos enfants ».

Interview de François Ruffin, député et réalisateur :

Véronique Gallo : The One Mother Show-Vie de mère

« La psy me l’avait dit, la réalité ne rencontre pas toujours le fantasme » Véronique Gallo. L’artiste belge, véritable vedette sera sur scène au Pasino de la Grande Motte, avec toujours son énergie folle, le 31 mars 2019 à 19h30.

Après trois One-woman-shows « On ne me l’avait pas dit » (2008), « Mes nuits sans Robert » (2010), « Tout doit sortir » (2013),  un roman « Tout ce silence » (2012) et une pièce de théâtre « Chacun sa place » (2015), elle tourne actuellement avec « The One Mother Show-Vie de mère ».

The One Mother Show-Vie de mère

Cette ancienne prof qui racontait sa vie de mère face caméra à son psy, sur YouTube a rencontré un vrai succès avec ses « capsules » qui sont devenues un spectacle. Rires énormes, et des salles où femmes (et hommes aussi) se sentent moins seules avec leurs prises de tête de mères imparfaites. Véronique Gallo est une actrice passionnée, et passionnante qui réalise ses rêves coûte que coûte.

Pasino de la Grande Motte, le 31 mars 2019 à 19h30, 335 allée des parcs 34280 LA GRANDE MOTTE. Tel : 04 67 56 46 46. Billet ici

Béziers, le Vendredi 12 avril 2019 à 20h30 au Zinga Zanga, Traverse de Colombiers 34500 Béziers. Tel : 04 67 36 44 45. Billet ici

 

Hommage au 17ème !

[ÉDITO] En décembre 2017, j’étais très inquiète de la stratégie choisie par le Président et son Gouvernement de « l’extrême-centre » autoritaire face au mouvement des gilets jaunes.

Relire ce que j’avais écrit à l’époque.

En mars 2018, je suis choquée du choix d’envoyer l’armée samedi parce que la stratégie de maintien de l’ordre de laisser quelques milliers de « black block » faire des images négatives a  été débordée la semaine dernière.

Pour quelques milliers de casseurs à Paris et on envoi la troupe !

Quel aveu de faiblesse de ce gouvernement, mais quelle inquiétude pour le peuple.
Qu’en sera-t-il quand le peuple se révoltera et que les manifestant.e.s se compteront par millions ?

En 1907, les vignerons du Languedoc emmenés tant par des leaders de droite (catholique) que de gauche (anarchistes) se révoltèrent contre la crise du vin qui les menaçait tous de ruine.

Des manifestations de grande ampleur ont lieu à Nîmes (270 000 manifestant.e.s) et à Montpellier le 2 juin où 500 000 personnes étaient venues à pieds et avaient dormi par terre pour montrer leur colère et écouter les leaders faire des discours du haut des platanes de l’Esplanade !

Les manifestants envahissent la place de la Comédie – Montpellier (1907)

Pour l’époque on était sur un mouvement social très massif.

À Narbonne le 20 juin les soldats ont tiré sur la foule : 5 morts ! Le lendemain, les soldats du 17ème régiment composés de jeunes hommes de la région décidèrent de se mutiner et de fraterniser avec la foule à Béziers.

C’est à cette occasion que cette chanson a été composée : ces braves « pioupious » du 17ème (qui furent ensuite envoyés en bataillon disciplinaire dans le désert algérien, mais pas aux galères comme le suggère la chanson) ont sauvé la République en 1907 !

À nos braves soldats, qui samedi vont devoir surveiller des bâtiments publics et peut-être des restaurants de luxe, qu’ils se souviennent de leurs prédécesseurs du 17ème qui sauvèrent la République en 1907 !

Voici les paroles de la chanson Gloire au 17ème :

Premier couplet
Légitime était votre colère
Le refus était un devoir
On ne doit pas tuer ses père et mère
Pour les grands qui sont au pouvoir
Soldats, votre conscience est nette
On n’se tue pas entre Français
Refusant d’rougir vos baïonnettes
Petits soldats, oui, vous avez bien fait

Refrain :
Salut, salut à vous
Braves soldats du 17ème
Salut braves pioupious
Chacun vous admire et vous aime
Salut, salut à vous
À votre geste magnifique
Vous auriez en tirant sur nous
Assassiné la République

Deuxième couplet
Comme les autres, vous aimez la France
J’en suis sûr même, vous l’aimez bien
Et sous le pantalon garance
Vous êtes restés des citoyens
La patrie c’est d’abord sa mère
Celle qui vous a donné le sein
Et vaut mieux même aller aux galères
Que d´accepter d´être son assassin

Refrain
Espérons qu’un jour viendra en France
Où la paix, la concorde règnera
Ayons tous au cœur cette espérance
Que bientôt ce grand jour viendra
Vous avez j´té la première graine
Dans le sillon d’l’Humanité
La récolte sera prochaine
Et ce jour-là vous serez tous fêtés

Electronic Arts s’essaye au battle royale avec le nouveau chapitre de son jeu Battlefield V, Firestorm

Electronic Arts a annoncé le 14 mars 2019, la sortie le 25 mars, sur PC, Playstation 4 et Xbox one, gratuitement pour tous les possesseurs du jeu Battlefield V, d’un nouveau chapitre « Firestorm ».

Celui-ci a la caractéristique de réinterpréter le battle royale en l’intégrant dans un jeu existant.En faisant cela, EA souhaite se démarquer de la concurrence et apposer ainsi sa signature sur ce mode de jeu très à la mode.

En outre, Firestorm introduit la plus grande carte jamais créée pour un Battlefield. De la mer jusqu’à la montagne enneigée, les joueurs pourront parcourir un terrain très étendu.

De plus, ce mode inclut la possibilité de jouer en solo ou en équipe, de déverrouiller des véhicules toujours plus puissants et même paradoxalement conduire un tracteur sur un champ de bataille (l’inventivité des développeurs n’a pas de limites).

En résumé, Firestorm est une lutte pour la survie à 64 joueurs dans les airs, sur terre et en mer.

Montpellier, fac de droit : rassemblement un an après les violences

[VIDEO & ITW] Amphithéâtre occupé par des étudiants, puis évacué par un commando armé avec violences. C’était le 22 mars 2018. Des actes d’individus cagoulés qui ont provoqué des enquêtes administratives, et judiciaires.

2019. Des étudiants et des professeurs se sont rassemblés devant la faculté de droit ce vendredi 22 mars, avec un slogan : « ni oubli ni pardon » et en scandant : « Siammo tutti antifascisti ».

Rappel des faits : 22 mars 2018, c’est le mouvement de contestation contre la réforme de l’accès à l’université. Événement et moment rares, un amphithéâtre de la faculté de droit de Montpellier est occupé par des étudiants. Tard dans la nuit, l’intervention d’individus cagoulés armés de bâtons qui jouent les gros bras. Plusieurs étudiants seront battus et blessés. On peut alors parler d’un commando qui tient à évacuer par la violence les manifestants. L’enquête et les témoignages précisent que parmi les membres du commando, il y avait aussi un professeur de la faculté de Droit.

Résultat : Suite aux décisions de la section disciplinaire de l’université de la Sorbonne, auprès de laquelle l’affaire a été dépaysée, l’ancien doyen de la Faculté, Philippe Pétel a écopé d’une interdiction d’enseigner pendant cinq ans, tandis que le professeur Jean-Luc Coronel de Boissezon a été révoqué.
Côté, enquête judiciaire, Philippe Pétel et Jean-Luc Coronel de Boissezon ont été mis en examen dans le cadre d’une enquête pénale pour complicité d’intrusion pour les deux, et pour violences en récidive pour l’enseignant. Plusieurs autres personnes ont aussi été mises en examen.

VOIR AUSSI : Faculté de Droit de Montpellier : le rapport c’est « l’arbre qui cache la forêt »

Dans Montpellier aujourd’hui, et devant la préfecture on pouvait entendre : « pas de quartier pour les fachos, pas de fachos dans nos quartiers… »

Et pour les complices ?

Un an après, il y a encore des victimes qui affirment ne pas avoir été entendues par les enquêteurs. Ainsi, beaucoup de complices qui ont participé à cette action violente passent entre les mailles du filet. Lina étudiante est mobilisée pour exiger que justice soit faite concernant ces complices de l’attaque du 22 mars 2018. Interview :

Faculté fermée face à ce rassemblement, l’enseignant chercheur, Yann Lerredde professeur à l’université de Montpellier dénonce : « la démocratie universitaire est complètement bafouée… » Interview :

Montpellier : Le conseil de Métropole du 22 mars 2019 en direct

Conseil de Métropole du 22 mars 2019 – en direct dès 18h