Antarctique - Fonte des glaces (©Pxls)
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Glasgow, deux semaines de négociations, et des décisions insuffisantes pour répondre à l’urgence et aux défis des pays les plus impactés par le changement climatique.

« La catastrophe climatique frappe toujours à la porte », prévient Antonio Guterres, le secrétaire général de l’ONU. Cette COP avait des allures de douche écossaise, une alternance d’indécisions, les uns soufflant le chaud, les autres le froid. Bref ! Une COP des pays du Nord qui révèle toutes les priorités économiques des pays riches, et c’est presque tout !

Que retenir ? Même avec l’appel de plus de 100.000 personnes dans les rues de Glasgow le 6 novembre dernier, la justice climatique n’aura pas été au cœur de cette 26e édition de la COP.

Conséquences irréversibles du changement climatique

Frustrations : les pays du Sud, souhaitaient plus de financement pour réussir à s’adapter au changement climatique, repartent pratiquement les mains vides. Concernant le Fonds d’Adaptation, les 100 milliards de dollars promis par an ne seront toujours pas atteints avant 2023. Et les pays riches, dont la France ont bloqué jusqu’à la dernière minute, l’adoption d’un financement additionnel pour les pertes et dommages, afin de répondre aux conséquences irréversibles du changement climatique auxquelles font face de nombreux pays.

Pas d’ambition probante, pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les actions des États ne sont toujours pas suffisantes pour respecter l’Accord de Paris et limiter le réchauffement de la planète à +1,5°C. Bilan insuffisant, qui se reflète dans le texte de la décision finale de cette COP. Pour preuve, s’il en fallait une :  pour la première fois, le texte mentionne les énergies fossiles, et n’acte pas la nécessité de stopper immédiatement tout investissement dans les nouveaux projets pétroliers, gaziers et de charbon. Pire, aucun calendrier n’est évoqué.

En revanche ce numéro 26 est la première COP à mentionner clairement le lien entre la nécessité de protéger et restaurer la nature et respecter l’objectif de l’Accord de Paris.

Cette COP aura vu la clôture de négociations sur l’application de l’Article 6 de l’Accord de Paris. Un article qui traite du fonctionnement des marchés carbone, comprendre la possibilité d’échanger des unités de réduction de CO2. Des marchés et une spéculation carbone qui peuvent s’avérer dangereux pour le respect des droits humains, mais aussi être un handicap pour atteindre l’objectif de limiter à +1.5°C. Mais conserver la possibilité d’utiliser les crédits de l’ancien marché carbone* de Kyoto aura des conséquences sur la réduction globale des émissions de gaz à effet de serre, et son efficacité face à l’urgence climatique.

Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique l’analyse ainsi : « le pacte de Glasgow est un compromis utile qui finalise les instruments de l’Accord de Paris, » tout en soulignant, « il nous reste beaucoup de chemin à parcourir. » Prochain rendez-vous, la COP27 qui se déroulera l’année prochaine en Égypte.

*Le marché du carbone est un mécanisme qui permet d’échanger des droits d’émission de CO2 de la même manière que des titres financiers.

COP26, what was agreed

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